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    <title><![CDATA[FAIRE OU NE PAS FAIRE DE CINEMA ? (Critiques)]]></title>
    <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/categorie-387305.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Critiques&quot; du blog &quot;FAIRE OU NE PAS FAIRE DE CINEMA ?&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 11:02:56 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 27 Jan 2012 11:02:56 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.faireounepasfairedecinema.com</copyright>            <category>Critiques</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[à contre-courant]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33396619.html</link>        <description><![CDATA[<img class="noAlign" style="border: 0px solid #; margin: NaNpx NaNpx;" height="NaN" width="NaN"><img src="http://spectacleneuvy.files.wordpress.com/2009/05/grantorinog.jpg" class="GcheTexte">
  <div style="text-align: justify;">
    Parfois, le public et la critique encensent un film à l'unisson. L'unanimité est telle que l'on se dit que forcément, il nous est impossible de rater ce film.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Et très étrangement, lorsqu'on le voit, on se retrouve terriblement déçu.<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    C'est précisément ce qui m'est arrivé hier soir avec "Gran Torino", dernier film en date de Clint Eastwood.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Presse unanime, public en phase avec la presse, le film se classe premier au top critiques pendant de longues semaines et créée l'évènement.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    N'ayant pas pu aller le voir en salles, je me jette avidement sur le Blu-Ray fraîchement sorti avant-hier, et entame ma séance de rattrapage.
  </div><br>
  <strong>[ATTENTION. La lecture de la suite de cet article est déconseillée aux lectrices/lecteurs qui n'ont pas encore vu le film. Spoilers inside]&nbsp;<br>
  <br></strong>
  <div style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-weight: normal;">Le doute s'installe dès les 10 premières minutes de film. Clint campe un vieux bonhomme crispé, ronchon, raciste et dont la famille proche semble plus
    intéressée par ses biens matériels que par sa personne. Sa petite fille va même jusqu'à lui demander ce qu'il fera de sa voiture lorsqu'il sera mort, avec une totale absence de tact assez
    caricaturale, qui rappelle le souvenir mitigé de la caractérisation outrancière de la famille du personnage interprété par Hilary Swank dans "Million Dollar Baby".</span></strong>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-weight: normal;">Mais admettons, Clint (ou pluôt Walt Kowalski) est un type bourru et peu porté sur les démonstrations affectives, et sa famile le lui rend bien.</span>
  </div>
  <div>
    Arrive ensuite les scènes ou le personnage de Walt dévoile son "bon" côté, en chassant les méchants membres d'un gang local qui veulent embrigader le fils de ses voisins, qu'il déteste
    cordialement. Comme si ça ne suffisait pas, on ecnhaîne avec une seconde scène où Walt vole au secours de la fille de ses voisins (voisins qu'il déteste cordialement, je rappelle), sur le point
    de se faire molester par 3 grands noirs, forcément méchants et agressifs puisque le film est placé sous le signe de la nuance...<br>
    <br>
    Clint raccompagne ensuite la jeune fille en voiture et, en l'espace d'une dizaine de minutes, ses à-priori négatifs envers les personnes d'origine asiatique commencent à voler en éclat. Certes,
    le message est positif et plaisant, mais qu'en est-il de la cohérence du point de vue de la psychologie des personnages ?<br>
    Pourquoi un type de 75 ans, grognon et bourru, vétéran de la guerre de Corée, raciste, réac, patriote jusqu'à l'os et porté sur le revolver verrait ses convictions s'évaporer en 10 mn de
    conversation avec une adolescente ?<br>
    Il y a là un raccourci, une facilité délibérée que je trouve gênante pour la crédibilité de l'histoire.<br>
    De même, lorsque la même jeune fille vient lui proposer de participer à un barbecue au sein de sa famille, il ne faut à Walt que 15 secondes d'hésitation avant d'accepter.&nbsp;<br>
    <br>
    L'idée aurait pu fonctionner, à mon humble avis de pseudo-scénariste, en glissant quelques failles d'humanité dans la caractérisation du personnage de Walt, au cours de la scène d'exposition. Or
    il n'en est rien. On nous présente un roc (ou un personnage qui se donne l'apparence d'un roc, argueront les défenseurs du film) et 1/4 d'heure plus tard, nous avons un nounours apprivoisé par
    ses voisins.<br>
    Mais si sa dureté n'etait qu'apparente, sommes nous devins pour voir les failles sous-jacentes chez ce personnage ? Devons nous accepter quelques facilités scénaristiques pour nous en convaincre
    ? Je suis perplexe...<br>
    <br>
    <br>
    A cela s'ajoute le problème des monologues surexplicatifs de Walt Kowalski, comme celui là, assez édifiant : "Je me sens plus proches de ces faces de citron que de ma propre famille".<br>
    Comment ne pas tiquer à l'écoute de ce type de phrase qui résume de manière grossièrement didactique le contenu de plusieurs scènes paradoxalement plutôt bien écrites où l'on comprend que Walt
    n'est pas très proche de sa famille alors qu'il se rapproche inexorablement de ses voisins d'origine étrangère ?<br>
    <br>
    C'est, à peu de choses près, comme si à la fin du Parrain 2, Michal Corleone lâchait avant de mourir : "je suis devenu ce que je refusais d'être, je me suis éloigné des miens, de mes propres
    enfants, j'ai perdu ma fille, j'ai tué mon propre frère, quelle tragédie a été ma vie".<br>
    Inutile.<br>
    Le film vient de nous l'expliquer pendant 2h40.<br>
    <br>
    <br>
    Côté acting, Clint livre le service minimal, avec deux expressions facuiales en stock :<br>
    <br>
    1 - l'air renfrogné de celui qui fait la gueule depuis sa naissance. Yeux mi clos, machoire serrée, gestuelle quasi inexistante, c'est LE style eastwoodien dans son plus simple appareil. Des fois
    ça passe. Là, on a un peu l'impression que ça fait 20 ans qu'il joue le même personnage.&nbsp;<br>
    <br>
    2 - la grimace de colère qui flirte souvent avec le grotesque, vestige de l'époque de Dirty Harry où, en plus de tenir un 357 Magnum à la main, ilm fallait également faire peur avec une grimace
    appropriée.&nbsp;<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://www.ninapeople.com/i/2008/12/9839_s.jpg" class="CtreTexte"><br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      Le reste du casting assure, comme souvent chez Eastwood, à l'exception notable du gamin en demi teinte qui, s'il est très bien dans les séquences où il faut en faire peu, montre vite ses
      limites lorsqu'il s'agit de "lâcher les chevaux", comme dans la scène où il exhorte Walt à le libérer de la cave, vers la fin du film.
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      Enfin, le film baigne dans un dégoulinage de bons sentiments autour des vieux thèmes du changement, de l'acceptation de la différence, de la fraternité, sans oublier l'inévitable rédemption
      finale qui grille un peu la scène de fin, qu'on sent arriver de loin.
    </div><br>
    <div style="text-align: justify;">
      Au final, et malgré ma diatribe acerbe, Gran Torino n'est pas un mauvais film. Son scénario manque parfois de cohérence et sa mise en scène est un peu trop didactique. Il y a également de très
      bonnes choses dans ce film, à commencer par la photo magnifique de Tom Stern, les scènes avec le coiffeur (impeccable John Carroll Lynch, très remarqué dans "Zodiac" de Fincher) et quelques
      scènes entre Walt et l'ado, pas désagréables.
    </div>
    <div style="text-align: justify;">
      Mais on est loin, très loin, du chef d'oeuvre annoncé par tous, d'où ma déception en regard de l'attente suscitée par le film.
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    Mise à jour du 10/07 : je viens de tomber sur cet excellent article qui reflètre avec brio le fond de ma pensée :&nbsp;<a href=
    "http://drorlof.over-blog.com/article-28438160.html">http://drorlof.over-blog.com/article-28438160.html</a>&nbsp;&nbsp; &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Jul 2009 11:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">518fd9af992177245f3c7e9d16cb4168</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33396619-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[King Kong est une lopette]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16519572.html</link>        <description><![CDATA[<div align="center">
    <img alt="" src="http://www.iwatchstuff.com/2007/07/26/cloverfield-poster.jpg">
  </div>
  <div align="justify">
    <br>
    On ne dira pas "j'ai vu Cloverfield" mais plutôt "j'ai pris Cloverfield dans la face".<br>
    <br>
    C'est ce qui m'est arrivé dimanche soir.<br>
    <br>
    Cloverfield est avant toute chose un film concept qui repose sur la question suivante : "Et si les protagonistes d'un film catastrophe réalisaient eux-mêmes le film ?".<br>
    Ce parti pris immersif est sans le doute la très grande force du film.<br>
    Et pourtant, c'était pas gagné.<br>
    Les 10 premières minutes nécessitent un réel effort d'accoutumance chez le spectateur, tant la caméra gigote dans tous les sens, le cadreur use et abuse du zoom et cadre en dépit du bon sens.<br>
    C'est de la vidéo amateur dans tout ce qu'elle a de plus pénible.<br>
    Victimes du mal de mer, n'oubliez pas votre cachet de Cocculine.<br>
    <br>
    Dès lors, il est d'autant plus étourdissant de constater que cette "faiblesse" délibérée du début du film se transforme soudain en force <strong>d'une puissance rare</strong>, lorsque les
    emmerdes commencent à déferler sur Manhattan.<br>
    Cloverfield est davantage un film de destruction massive qu'un film catastrophe "à l'ancienne".<br>
    Old school has died.<br>
    Le chaos déferle littéralement sur la Big Apple, et la caméra immersive plonge intensément le spectateur au coeur de l'expérience.<br>
    Car&nbsp;c'est bien de cela qu'il est question ici : de vivre une expérience.<br>
    <br>
    Tout est fait pour aller dans le sens du "document-témoignage", tant au niveau de l'image que du son. Le sound design est particulièrement impressionnant et la musique brille par son absence.<br>
    Parfait.<br>
    <br>
    <div align="center">
      <img alt="" src="http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH300/arton3299-37436.jpg">
    </div><br>
    <br>
    Jamais au grand jamais, on n'avait vu au cinéma ou n'importe où ailleurs des séquences d'une telle intensité (sauf si vous avez grandi dans un pays en guerre... et encore...)<br>
    Alors oui, "La guerre des Mondes" dépote, oui les plans séquences des "Fils de l'homme" arrachent, oui "Godzilla" et "King Kong" rock the place, oui "L'armée des morts" fout sacrément les
    pétoches, mais "Cloverfield" c'est différent.<br>
    Le concept ne nous place plus dans la position du spectateur qui regarde un film "caméra à l'épaule". Le concept nous place à l'intérieur d'une action hallucinante, hypnotique, extatique.<br>
    C'est comme faire un tour de Space Mountain sous acides avec une armée d'Aliens à ses trousses.<br>
    Un truc qui remue TRES <font size="3">TRES</font> fort.<br>
    Cloverfield, c'est "Blairwitch Project" puissance 1000, c'est "The Host" en taille XXL, c'est "La Guerre des Mondes" sous hormones de croissance.
  </div><br>
  <br>
  <div align="justify">
    Côté technique, le film a été tourné pour la modique somme de 30 millions de dollars (soit le budget d'un film comme "Se7en" il y a douze ans) alors qu'il en paraît 8 fois plus.<br>
    Sans doute que les acteurs, tous méconnus, tous pas mal sans être géniaux, n'ont pas dû prétendre à d'énormes cachets. La star ici, c'est l'intensité. Vu le carnage que New york subit,
    laissez-moi vous dire que j'ai hâte de visionner le making of.<br>
    En lieu et place de "petit camescope DV", les cadreurs ont utilisé des Panasonic HVX 200 et des Sony Cinealta F23 et une Thomson Viper.<br>
    On n'est pas exactement au rayon camescopes grand public.<br>
    Mais qu'importe, l'effet DV est bien présent.<br>
    Le comédien qui joue le rôle du cadreur a réellement cadré lui même la majorité des scènes du film. Seules les scènes les plus chaotiques ont été tournées par des cadreurs professionnels, qui
    étaient habillés comme le personnage pour l'occasion.<br>
    le réalisateur est un ex-inconnu qui répond au nom de Matt (non, pas Christopher ni Keanu) Reeves.<br>
    Matt Reeves était connu jusqu'à présent pour avoir réalisé quelques épisodes de séries TV ("Felicity", "Homicide", "Convictions",...) et pour avoir collaboré à l'écriture de "The Yards" de James
    Gray.
  </div><br>
  <div align="center">
    <img alt="" src="http://powet.tv/wordpress/wp-content/uploads/2007/07/cloverfield.jpg"><br>
    <br>
    <br>
    <div align="justify">
      Cloverfield ouvre finalement un genre cinématographique nouveau : le "do it yourself" immersif façon YouTube mâtiné d'images catastrophe "en direct à la TV", avec le 11 septembre et la guerre
      en Irak en tête de file.<br>
      Ce film aurait-il pu exister sans le 11 septembre ?<br>
      Probablement pas.<br>
      <br>
      Au delà de ce qu'il évoque dans l'inconscient collectif, et de ce par quoi il a été engendré, Cloverfield est un réel plaisir, certes coupable, mais atrocement jouissif.<br>
      <br>
      Sans doute déjà culte et, quoi qu'il arrive, chaudement recommandé.
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 10 Feb 2008 22:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d1677fd287c328645769c62fed674176</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16519572-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Poker et cinéma (1)]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16341392.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    Depuis&nbsp;3 mois déjà, j'ai cédé au conformisme ambiant et je me suis mis à jouer au poker. Oui, la fameuse variante dite du "Texas hold'Em" qui fait tellement fureur ces derniers temps que
    vous avez surement offert une malette et des jetons à votre cousin à Noël, et que vous avez probablement déjà dû tenir un DVD de "Patrick Bruel Poker Coach" entre les mains.<br>
    Le Hold'em est un jeu potentiellement fascinant pour qui prend la peine de s'y intéresser. Il suffit d'aimer le jeu, un peu les mathématiques, beaucoup la psychologie humaine, et l'addiction
    n'est pas très loin.<br>
    <br>
    <font size="2">Ces considérations nous amènent à nous intéresser aux long-métrages qui mettent le poker en scène. Intéressons-nous tout d'abord à &nbsp;"Lucky You".<br>
    <font size="1"><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Eric Bana incarne Huck Cheever, jeune joueur de poker surdoué, actuellement aussi peu à l’aise dans sa vie privée que dans sa vie de
    joueur.</span>&nbsp;</font></font>
  </p>
  <div>
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">L’arrivée de la charmante Billie (Drew Barrymore) va quelque peu changer la donne…</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div><br>
  <p align="center">
    <img src="http://www.cinemagazine.ch/dotclear/images/lucky_you.jpg" alt="">
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    <div align="justify">
      <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Lucky You&nbsp;» est le dernier film de Curtis Hanson dont on avait admiré «&nbsp;L.A. Confidential&nbsp;» (sans doute la meilleure
      adaptation d’Ellroy à l’écran à ce jour) et «&nbsp;8 Mile&nbsp;» pour le très gros abattage d’Eminem et la bonne performance d'une Kim Basinger sur le retour.</span><br>
      <span style="font-size: 10pt;">Fait remarquable, Hanson s’intéresse davantage au poker qu’à la romance dans ce film pourtant ouvertement classé «&nbsp;comédie romantique&nbsp;».</span></font>
    </div>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Et ça fait le plus grand bien.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Tout d’abord, ce parti pris permet d’éviter&nbsp;l'amoncellement de clichés&nbsp;propres à&nbsp;la comédie romantique, genre surcodifié s’il en
  est.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Et ensuite, cela laisse le film se concentrer sur son vrai sujet&nbsp;: le Poker.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Les parties sont filmées de manière réaliste, et la tension approche parfois celle d’une retransmission du World Poker Tour (Patriiiiick&nbsp;!!)
  sur Canal Pluche.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">A ce sujet, il faut certainement remercier Doyle Brunson, légende vivante du poker (et double champion du monde), consultant sur le
  film.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div>
  <div>
    <div align="justify">
      <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Il convient également de saluer la performance de Robert Duvall, toujours aussi impérial, la qualité de lascène d’ouverture, particulièrement bien
      écrite (c’est toujours la classe, une scène d’ouverture qui claque), et la ressemblance frappante entre Eric Bana et un certain Anthony Le Foll, qu’on appellera désormais Anthony Bana (ou Eric
      Le Foll, c’est selon).</span></font>
    </div><span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    <div align="center">
      <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    </div>
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    <table width="200" cellspacing="1" cellpadding="1" border="0" align="center">
      <tbody>
        <tr>
          <td>
            <div align="center">
              <span style="font-size: 10pt;"><img alt="" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/lucky_you_1.jpg"></span>
            </div>
          </td>
        </tr>
        <tr align="center">
          <td>
            <strong><font size="1">Anthony Le Foll taille une bavette à Robert Duvall</font></strong>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table><span style="font-size: 10pt;"><br></span>
    <div align="justify">
      <span style="font-size: 10pt;"><br>
      <font size="2">C’est décidé, je lance un remake français qui s’intitulera «&nbsp;Chanceux toi&nbsp;». Avec Eric Le Foll, Célia Pilastre et Philippe Vieux dans le rôle tenu par R.
      Duvall.</font></span>
    </div>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><font size="2">Ça va swinguer dans les casinos.</font><br>
  <br>
  <br></span>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le Kid de Cincinnati</strong></span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1">&nbsp;</font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Voilà un film qui avait marqué mon enfance, et que j’ai revisionné en DVD avec un plaisir non dissimulé.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">L’histoire est celle du Kid (Steve Mc Queen), joueur de poker ambitieux et un rien mégalomane, qui rêve de battre le «&nbsp;maître&nbsp;»,
  incarné par le mythique Edward G. Robinson. Les faits se déroulent à la nouvelle Orléans, dans les années 60.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div><font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Le Kid de Cincinnati, c’est l’histoire d’une ambition dévorante, de celles qui ne peuvent mener qu’à la chute. Si le scénario est relativement
  classique, il faut reconnaître la qualité du traitement, des dialogues et la consistance des personnages.</span></font>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <div align="justify">
      <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Le casting est d’ailleurs impeccable, avec un Steeve Mc Queen à son top (35 ans à l’époque), un Edward G. Robinson parfait dans son personnage de
      roi sur son trône, et un karl Malden fantastique de vulnérabilité dans le rôle de celui qui n’est plus que l’ombre de l’homme qu’il fut. Ajoutez une Ann Margret aussi sexy que magnétique, un
      Rip Torn des grands jours et vous avez un casting d’une qualité rare.</span></font>
    </div><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br></span>
    <div align="center">
      <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://www.dvdbeaver.com/film/DVDReviews24/a%20cincinnati%20kid%20steve%20mcqueen/a%20cincinnati%20kid%20norman%20jewison%20THE_CINCINNATI_KID-14.jpg"
      alt=""></span>
    </div>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2">La réalisation de Norman Jewison (qui, pour la petite histoire, remplaça au pied levé un certain Sam Peckinpah) est assez classieuse, ne ménageant pas ses travellings et ses cadres
    travaillés, et Philip Lathrop à la photo nous gratifie d’une lumière particulièrement esthétique, faites de petites zones de lumière et de grandes zones de pénombre. Lathrop a connu son heure de
    gloire durant les années 60 et 70, en signant la lumière de «&nbsp;La panthère rose&nbsp;», «&nbsp;On achève bien les chevaux&nbsp;» ou encore «&nbsp;Driver&nbsp;».</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Pour en revenir à nos moutons et surtout à notre poker, la variante pratiquée par les personnes du film est le «&nbsp;stud&nbsp;».</span></font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Au Stud Poker le joueur joue uniquement contre le donneur. A la fin du jeu, le joueur et le donneur comparent leurs mains à 5 cartes. Le but du
    joueur c'est d'avoir un meilleur jeu de cartes que le donneur.</span></font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Bref, un film chaudement conseillé.</span></font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">Pour aller plus loin, jetez un œil à cette page qui regorge d’anecdotes savoureuses sur le film&nbsp;:</span></font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.uneporte.net/THE-CINCINNATI-KID-1965-,-le-DVD-zone-1_a800.html">http://www.uneporte.net/THE-CINCINNATI-KID-1965-,-le-DVD-zone-1_a800.html</a></span></font>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <font size="1"><span style="font-size: 10pt;">J’essaierai de donner une suite à cet article en commentant d’autres films consacrés au poker comme «&nbsp;Les Joueurs&nbsp;» avec Matt Damon ,
    «&nbsp;Deal&nbsp;» avec Burt Reynolds, «&nbsp;High Roller, the Stu Ungar Story&nbsp;», «&nbsp;Maverick&nbsp;»,</span></font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 15:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e67ff0e2dd3d25553b4ee9ddb7553f36</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16341392-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[No country for old men]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16134109.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    <span style="font-size: 11pt"><span style="font-size: 11pt"><img alt="" src="http://vjmorton.files.wordpress.com/2007/09/no-country-for-old-men.jpg"></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    &nbsp;<br>
    <font size="2"><br>
    Impressionné par le plébiscite de la critique en sa faveur, je suis allé visionner hier soir le dernier opus des frères Coen, «&nbsp;No Country for old men&nbsp;» (bien meilleur que la bancale
    traduction française&nbsp;: «&nbsp;Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme&nbsp;» (sic)).</font>
  </p>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Autour d’une intrigue simple (Sur une scène de crime perdue au milieu du désert texan, un type trouve une malette contenant 2 millions de dollars en
    petites coupures. Il s’en saisit, sans savoir qu’il va alors déclencher une véritable hécatombe), les frères Coen se livrent à un exercice de style qui fait forte impression, mais qui laissera
    certains spectateurs (dont je fais partie) perplexes.<br>
    <br>
    <br></font></span>
  </div>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/n/o/_/no_country_for_old_3.jpg">
  </p>
  <div align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2"><br>
    A questionner cette perplexité, une début de réponse pourrait venir du fait que le film évite totalement l’habituelle mécanique parfaitement huilée du thriller, et reste délibérément <em>en
    dehors</em> de certaines conventions scénaristiques, dont la fameuse «&nbsp;résolution&nbsp;».</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">C’est peut-être finalement là que réside le principal intérêt du film, même si j’aurai certainement besoin d’un second visionnage pour en avoir le
    cœur net.<br></font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">La mécanique est ici remplacée par un personnage de&nbsp;vieux shériff désabusé incarné par Tommy Lee Jones (qui aura définitivement eu son lot de
    représentants de l’ordre texans tout au long de sa carrière), caution morale de l’histoire et témoin des changements profonds au sein de son Texas natal qui, par extrapolation, sonnent le glas de
    «&nbsp;l’ouest lointain&nbsp;».</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Disparition de l’image d’Epinal du Far west&nbsp;?</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Allégorie de la violence fondatrice des Etats-Unis d’Amérique&nbsp;?</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">«&nbsp;I dunno for sure&nbsp;», aurais-je tendance à répondre, en laissant traîner les syllabes, essayant d’imiter l’accent du sud des Etats-Unis,
    pour la forme.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">La forme est très présente dans ce long métrage et, pour tout dire, formidablement maîtrisée.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">La réalisation a ceci d’exemplaire qu’elle se cale sur un tempo d’une efficacité impressionnante. Les frères Coen prennent leur temps d’installer
    chaque scène, ne se précipitent jamais ni ne font trop étendre en longueur. Ils sont constamment «&nbsp;dans le juste&nbsp;», un peu à la manière d’un Tarantino qui est lui aussi un grand
    «&nbsp;temporisateur&nbsp;», si vous permettez l’expression.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Ajoutez à cela des dialogues au rasoir et des performances ahurissantes de TOUS les acteurs du film, et vous obtenez plusieurs scènes proches de
    l’anthologie.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Josh Brolin est parfait en cow boy taciturne et froid en apparence, épisodiquement tiraillé par sa bonne conscience.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Dire que Tommy Lee Jones excelle est se livrer à un pléonasme entendu.</font></span>&nbsp;&nbsp;
  </div><br>
  <br>
  <img alt="" src="http://thecia.com.au/reviews/n/images/no-country-for-old-men-4.jpg">
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2"><br>
    <br>
    On applaudit également bien fort Kelly Mc Donald, actrice écossaise (découverte dans «&nbsp;Trainspotting&nbsp;») qui a travaillé dur pour produire à l’écran un accent texan impeccable, en plus
    d’une performance de tout premier ordre.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">On a bien aimé le personnage de Woody Harrelson, même s’il n’a finalement que peu de scènes à l’écran.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <div align="justify">
      <span style="font-size: 11pt"><span style="font-size: 11pt"><font size="2">La plus forte impression vient de Javier Bardem.</font></span></span>
    </div>
    <div align="justify">
      <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Son regard figé, sa voix caverneuse et profonde, sa folie constamment sous-jacente, son rapport indifférent à la violence la plus démonstrative,
      tout est matière à composer ce qui restera probablement comme l’un des «&nbsp;méchants&nbsp;» les plus effrayants de toute l’histoire du 7<sup>e</sup> art.</font></span>
    </div>
    <div>
      &nbsp;
    </div><span style="font-size: 11pt"><font size="2">Anton Chigurh, voilà un nom que l’on n’oubliera pas de sitôt.<br>
    Bardem a d'ailleurs été récemment auréolé du Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance.<br></font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://graphics8.nytimes.com/images/2007/11/08/arts/09count600.jpg">
  </p>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2"><br>
    <br>
    Techniquement, le reste est du même acabit. Le découpage exemplaire nous offre des séquences d’une efficacité rare, comme cette scène de poursuite à l’aube entre une camionette échappée de Mad
    Max et un type haletant, ou ce cache cache sanglant en pleine ville et en pleine nuit, qui vous cloue littéralement à votre fauteuil.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Alors oui, «&nbsp;No Country for old men&nbsp;» est un très bon film, excellent sur la forme et la technique mais dont le fond peut susciter
    questionnement, voire perplexité.</font></span>
  </div>
  <div align="justify">
    <span style="font-size: 11pt"><font size="2">Un film à revoir, en ce qui me concerne.<br>
    <br>
    Alternative : lire le roman éponyme de Cormac Mc Carthy, dont le film est l'adaptation.</font></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 10:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">26e8f46124d05a95cbf9692041cff828</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16134109-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Je suis une légende]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-14842335.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    &nbsp;Ayayaïe mes aïeux&nbsp;!&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/I-am-legend/title-trailer-i-am-legend-copie-1.gif" alt="title-trailer-i-am-legend-copie-1.gif" class="CtreTexte">
  </p>
  <div align="justify">
    <br>
    Je ne me souviens plus depuis combien de temps je n’avais pas été aussi secoué dans une salle de cinéma.
  </div>
  <div align="justify">
    «&nbsp;Je suis une Légende&nbsp;», dernière superproduction de la Warner avec Will «&nbsp;Fresh Prince&nbsp;» Smith dans le rôle titre est définitivement <strong>LA</strong> bonne surprise de
    cette fin d'année.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Le film s’inspire du roman éponyme écrit par Richard Matheson en 1954 (!).&nbsp;<br>
    L’œuvre de Matheson a cela d’intéressant qu’en plus d’un indéniable caractère visionnaire, à l’instar des nouvelles de Philip K. Dick, &nbsp;elles s‘intéressent davantage aux personnages et à
    leur éloignement de la réalité, qu’aux seules avancées technologiques.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Je préfère passer l’intrigue sous silence, pour celles et ceux qui n’ont pas encore dévoré le bouquin, et qui ont eu la bonne idée de ne rien lire à propos du film.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/I-am-legend/IAmLegend2.jpg" alt="undefined" class="GcheTexte">D’emblée, le film frappe par la grande qualité de sa réalisation.<br>
    &nbsp;La scène d’ouverture est d’ailleurs d’une force rare, nous dévoilant une scène de chasse dans un Manhattan vidé de ses habitants.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Pas de musique assourdissante, pas d’effets inutiles, juste un montage efficace, des plans extrêmement cinégéniques et un décor tout à fait hallucinant.&nbsp;<br>
    On se prend alors à présumer du bon goût de Francis Lawrence, réalisateur qui a fait ses armes dans la pub et le clip (et pas des moindres&nbsp;: «&nbsp;Rock your Body&nbsp;» et «&nbsp;Cry me a
    river&nbsp;» de Justin Timberlake, «&nbsp;I’m a slave 4 u&nbsp;» de Britney, «&nbsp;sk8er Boi&nbsp;» d’Avril Lavigne, «&nbsp;Play&nbsp;» de Jennifer Lopez, «&nbsp;Jaded&nbsp;» d’Aerosmith,
    «&nbsp;Warning&nbsp;» pour Green Day, «&nbsp;Be yourself&nbsp;» d’Audioslave et le tonitruant «&nbsp;Let’s get it started&nbsp;» des Black Eyed Peas.
  </div>
  <div align="justify">
    Tout ça, c’est à Monsieur Francis Lawrence qu’on le doit).&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Côté cinéma, c’est sa deuxième incursion dans le 7<sup>e</sup> art, après «&nbsp;Constantine&nbsp;», que je n’ai toujours pas vu.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Le bon goût (et le talent) dont on le soupçonne se vérifie tout au long du film. Lawrence sait faire monter la sauce jusqu’à des sommets paroxystiques, comme cette scène du premier tiers du film
    où, lors d‘une chasse, Robert Neville (Smith) et sa chienne se retrouvent au plus près du danger, tapis dans l’obscurité.&nbsp;<br>
    <br>
    La tension devient alors si forte qu’on se surprend à vouloir (au choix)&nbsp;:
  </div>
  <div align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: -18pt;">
    -<span style=
    "font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    appuyer sur le bouton «&nbsp;avance rapide&nbsp;» <em>(Fuck, c'est pas un DéVéDé)</em>
  </div>
  <div align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: -18pt;">
    -<span style=
    "font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    fermer un œil et entrouvrir le 2<sup>e</sup>
  </div>
  <div align="justify" style="margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: -18pt;">
    -<span style=
    "font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    quitter la salle
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Je n’avais pas eu autant les pétoches au ciné depuis le littéralement effroyable «&nbsp;Haute Tension&nbsp;» d’Alexandre Aja.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    A ce titre, il convient de saluer le travail minimaliste du grand James Newton Howard qui, dans les moments de grande tension, préfère souvent les silences aux vieilles scies éculées.
  </div>
  <div align="justify">
    Du bon goût, encore et toujours, même si le sound design pète assez fort, participant au clouage du spectateur terrorisé au fond de son fauteuil.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Au centre de la narration, le personnage de Sam, le berger allemand de Neville, est tout simplement épatant. Non seulement l’animal est à Rintintin ce que Robert de Niro est à Roger Hanin (c.à.d.
    un immense comédien), mais la relation qu’il entretient avec son maître est un formidable outil narratif, qui permet de dessiner peu à peu la fragilité psychologique et l’aliénation mentale du
    personnage de Robert Neville.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Will Smith livre ici sa meilleure performance depuis «&nbsp;Ali&nbsp;» de Michael Mann. Il tient à lui tout seul les scènes les plus fortes du film, que ce soit du côté de l’action ou de
    l’émotion. Je pense, entre autres scènes, à celle où il parle au mannequin dans le vidéoclub, l’implorant de répondre à son «&nbsp;Hello&nbsp;».&nbsp;<br>
    Il&nbsp;réussit par ailleurs à saisir&nbsp;l'essence de son personnage isolé au sens le plus littéral du terme et qui, ignorant les failles qui peu à peu lazurent son équilibre psychologique,
    voue son existence&nbsp;à l'objectif qu'il s'est fixé.&nbsp;
  </div>
  <p align="center">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/I-am-legend/WillSmith-b.jpg" alt="WillSmith-b.jpg" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Le seul bémol, à mes yeux, est la direction artistiques des «&nbsp;créatures&nbsp;», en 3D pas 100% réaliste, dont les mouvements s’apparentent encore trop souvent à des animations de jeu vidéo.
  </div>
  <div align="justify">
    Elle restent néanmoins assez effrayantes pour susciter la terreur chez n’importe quel spectateur pas trop blasé des «&nbsp;filmkifonpeur&nbsp;».&nbsp;<br>
    A ce sujet, n’emmenez pas votre enfant de moins de 12 ans, votre petite sœur ou votre petit cousin voir le film, si vous ne voulez pas être tenu responsable des cauchemars qu’il/elle fera ces 2
    prochaines années.
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    «&nbsp;Je suis une légende&nbsp;» est un film très impressionnant.&nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <p align="center">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/I-am-legend/iamlegendphoto2.jpg" alt="undefined" class="CtreTexte">
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div align="justify">
    Au final, cette dernière superproduction hollywoodienne offre des qualités rarissimes pour un blockbuster parmi tous ceux&nbsp;qui fleurissent chaque année.&nbsp;<br>
    Tant au niveau de l’écriture, que de la caractérisation des personnages, que des sommets de tension atteints, ce film est une incontestable réussite et mérite un visionnage que je vous souhaite
    jubilatoire, bien calé au fond de&nbsp;votre fauteuil.
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 10:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6430032e2c07239a4b00aaeba1b9cebf</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-14842335-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Brêves cinéphages (1)]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-11800067.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Au revoir à ceux qui partent en vacances, bonjour à ceux qui en reviennent, et vive Paris au 15 août. Calme, vidé de ses parigots d’habitants, mais blindé de touristes dès les premières heures de
    la journée.
  </p>
  <p>
    <br>
    Tout ça est très chouette.
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Très chouette aussi est la fringale cinéphage qui est la mienne depuis le mois de juillet. Du bon, du moins bon, de l’excellent, du nanar… Je bouffe du long-métrage, pour le meilleur&nbsp;et pour
    le pire.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Parlons-en un peu…
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    <p>
      Dans la série «&nbsp;mais pourquoi ont-ils fait ça&nbsp;??&nbsp;», j’ai été passablement déçu par le long métrage de Maury et Bustillo, les deux critiques de Mad Movies.
    </p>
    <p align="center">
      <img alt="" src="http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/63/76/87/18763633.jpg">
    </p>
    <p>
      <br>
      <br>
      «&nbsp;A l’intérieur&nbsp;» visait la série B qui pète, ils ont tapé dans le Z qui fait rire (jaune).<br>
      Casser leur film n’est pas un exercice très plaisant. Les gars sont des passionnés vrais de vrais, dotés d’une culture encyclopédique du cinéma bis. J’adore discuter avec ce genre de geek
      cinéphile ultra cultivé, qui a tout vu, tout lu sur l’objet de sa passion.
    </p>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Mais bon.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Comment ne pas critiquer cette histoire abracadabrantesque, cette photo gavée de fumigènes (pour cacher la laideur de la maison dans laquelle se déroulent 90% des scènes du film&nbsp;?), ce côté
    grand guignol vomitif ouvertement gore, ces dialogues souvent ineptes, ce montage hétérogène, ces cadres trop mous, ces partis pris narratifs carrément Z (des flics zombie bordel&nbsp;!!)&nbsp;?
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Je ne comprends pas…
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    &nbsp;Au final, la déception envahit le spectateur à la sortie de la salle.&nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://image.ifrance.com/cinema/film/0/4/118540-1-a-l-interieur.jpg">
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Au rayon DVD, j’ai enfin visionné «&nbsp;Bombon el perro&nbsp;», film low budget, 7 fois nominés aux césars argentins.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    J’avais lu, entendu&nbsp;le plus grand bien de ce film. C’est peut être aussi pour ça que j’ai été grandement déçu. J’irai même jusqu’à dire que je me suis fait chier. Pardon pour la grossièreté,
    maman, si tu nous lis.<br>
    Bombon el perro (&nbsp;Bonbon le chien&nbsp;), c’est l’histoire naïve d’un quinquagénaire en galère, dans l’Argentine rurale contemporaine. Notre personnage essaye de survivre en vendant des
    couteaux dont il fabrique les manches lui-même, de manière artisanale. Il squatte chez sa fille, aide comme il peut. Tout ça sent la loose, jusqu’au jour où, par hasard, notre homme fait
    l’acquisition d’un dogue argentin. Un coach canin lui propose une collaboration. Ils préparent le chien pour des concours canins, la chance sourit enfin…<br>
    Passons sur ce pitch un tantinet soporifique.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    L’ennui vient d’ailleurs.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Donnant tantôt dans le non-esthétisme brut du documentaire, tantôt dans la photographie de carte postale, soleil couchant et décors de pampa argentine à l’appui, le traitement docu-fiction,
    camera numérique à l’épaule, a le cul entre deux chaises.&nbsp;
  </div>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://arachronique.canalblog.com/images/bombon.jpg">
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Ou peut-être bien du jeu souvent décalé des acteurs (qui jouent tous, à peu de choses près, leur propre rôle à l’écran). Cette observation soulève un questionnement chez moi.<br>
    Comment justifier le fait de faire jouer des gens qui, par définition, ne savent pas jouer&nbsp;?
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Cette démarche, ouvertement affiliée aux «&nbsp;modèles&nbsp;» de Robert Bresson, m’a toujours laissé dubitatif…
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Le réalisateur, Carlos Sorin, s’en explique en interview&nbsp;: «&nbsp;<em>Le travail avec des gens réels, des lieux réels et de l'éclairage réel permet, à mon sens, d'atténuer la manipulation et
    la tromperie qu'implique inévitablement le cinéma (...) Une des choses qui m'a toujours attiré dans le documentaire, c'est que rien ni personne n'y prétend être ce qu'il n'est pas. Cela souligne
    le poids du réel. Je me suis demandé s'il était possible de raconter une histoire de fiction qui, telle les vieilles couvertures que faisait ma grand-mère avec des bouts de différents tissus,
    puisse être racontée avec des bouts de réalité, de vérité. Où ceux que l'on voit "sont" et "ne prétendent pas être".&nbsp;»</em> (*)
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    L’argumentation semble tenir debout, jusqu’à un certain point&nbsp;: &nbsp;dès lors que l’on demande à des non acteurs de «&nbsp;jouer&nbsp;» des émotions, on leur demande de tricher avec la
    réalité.<br>
    A cet instant précis, on n’est pas du tout en train «&nbsp;<em>d’atténuer la manipulation et la tromperie qu'implique inévitablement le cinéma</em>&nbsp;», comme le dit Sorin.<br>
    On est en plein dedans.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Sorin explicite&nbsp;: «&nbsp;<em>Les interprètes de <strong>Bombon el perro</strong> sont strictement pareils que les personnages. Pas sur le plan anecdotique -ils exercent d'autres métiers et
    vivent ailleurs- mais dans l'essentiel, dans l'âme. L'idée était de faire surgir de cette superposition des instants de vérité. Un exemple seulement : l'intensité et la vérité qui se lisent sur
    le visage de Juan Villegas-personnage lorsque 400 personnes l'applaudissent pour avoir remporté un trophée à l'exposition canine, après les vingt années de sa vie passées dans la solitude d'une
    station service sur une route paumée.<br>
    Parce que c'est le même visage de Juan Villegas-personne qui, dans ce même instant, est applaudi par 400 figurants, après avoir vécu ses vingt dernières années à garer des voitures dans la
    solitude d'un parking. La situation est différente, mais le sentiment est le même."</em>&nbsp;
  </div>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://chrislynch.canalblog.com/images/18411299.jpg">
  </p>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Ici aussi, j’ai des doutes, auxquels s’ajoute un a priori négatif. La technique est ouvertement manipulatrice, en plus d’être potentiellement &nbsp;quelque peu hasardeuse. &nbsp;<br>
    Lorsque je demande à 400 figurants d’applaudir un non-comédien pour l’impressionner et le faire sourire béatement, je suis en train de le manipuler grossièrement. En outre, je ne suis pas certain
    que ça fonctionnera. Il pourra être intimidé, inhibé, gêné, que sais-je&nbsp;?
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    &nbsp;Par contre, si j’embauche un bon acteur pour la scène, que je discute en amont avec le comédien de l’émotion que ressent le personnage, je n’ai ni l’impression de manipuler qui que ce soit
    (ah si&nbsp;! Le public&nbsp;!), ni celle de prendre de gros risques.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Dans docu-fiction, il y a «&nbsp;fiction&nbsp;».&nbsp;A partir du moment où l’on décide de faire de la fiction, on accepte de manipuler le public en lui montrant une réalité fabriquée pour les
    besoins de la narration.<br>
    A mon sens, Sorin cherche à tout prix la sensation de ne pas faire de fiction.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    <p>
      Se leurre t-il&nbsp;? Est-ce moi qui suis à côté de la plaque&nbsp;?
    </p>
    <p>
      Quel temps fera t-il après demain&nbsp;?
    </p>
    <p>
      Michael Mann traverse t-il lui aussi des périodes de doute&nbsp;?&nbsp;
    </p>
    <p>
      Aurai-je bientôt un genou tout neuf&nbsp;?
    </p>
    <p>
      As-tu les réponses, cher(e) lecteur/trice&nbsp;?
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    Très prochainement, la suite des brèves cinéphages.
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    &nbsp;<img src="http://epaper.ctfa2.org.tw/epaper60901/images/Michael%20Mann.jpg" alt="">
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt">
    <em><br>
    (*) source&nbsp;: allociné.</em>
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Aug 2007 17:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">597bf0951c297e6b85998650861bcfd3</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-11800067-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Transformers, ou la conjugaison du superlatif]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-11502422.html</link>        <description><![CDATA[
  <div align="justify">
    Ayayayaïe mes amis.<br>
    <br>
    <br>
    Je rentre de l'avant-première de Transformers avec une belle gueule de bois.<br>
    <br>
    Mais après tout, le postulat de départ était perdant : comment réaliser un film qui tienne la route, sur un scénario basé sur une série destinée aux 6 - 8 ans ?<br>
    <br>
    Michael Bay offre une réponse irrévocable : ce n'est pas possible.<br>
    <br>
    Transformers est un teenage popcorn movie globalement décevant, qui ne cesse, 2h et 10 minutes durant d'accumuler les poncifs, les dialogues ridicules, les gags vus, revus et archi revus, et les
    énormes scènes de baston entre robots.<br>
    <br>
    Enormes, c'est le mot.<br>
    <br>
    <img src="http://blog.dmasson.com/wp-content/transformers1.jpg" alt=""><br>
    <br>
    Et c'est bien là, reconnaissons-le, le seul et unique intérêt de ce film assourdissant (je donne 1000 dollars à quiconque empêchera à tout jamais l'insupportbale Steve Jablonsky de commettre
    d'autres musiques de films).<br>
    Bay, dans sa quête sans fin du superlatif, casse encore plus de voitures, d'immeubles, de villes que dans ses films précédents.<br>
    A ce titre, la baston finale est assez tonitruante, avec, avouons-le, quelques plans au ralenti des plus impressionnants.<br>
    Malheuresement, Michael Bay est et restera un technicien, certes doué, mais toujours incapable de faire monter les oeufs en neige.<br>
    <br>
    Là où tonton Spielberg prend le temps de ménager ses effets, crée du suspense, nous hypnotise avant de faire éclater un déluge de violence dans la scène d'apparition des aliens de "La guerre des
    mondes", Bay lâche ses robots d'un coup, préférant l'effet surprise et les gros décibels à toute velléité de <em>mise en scène</em><br>
    <br>
    &nbsp; Côté acting, je suis attristé par le cabotinage de John Turturro, pour qui j'ai le plu sgrand respect. John Voigt fait son boulot, à l'instar de la révélation Shia LeBeouf, qui faut preuve
    d'un abattage assez phénoménal.
  </div><br>
  <br>
  <div align="center">
    <img width="700" height="297" alt="" src="http://www.cybercarnet.net/images/transformers/11avril-1.jpg">
  </div><br>
  <div align="justify">
    Les robots plombent malheureusement bon nombre de scènes, à coups de dialogues tout droits sortis du Club Dorothée, et de gags pour enfants de 8 ans. A ce titre, il est dommage d'avoir choisi
    d'humaniser les robots à ce point. Toutes leurs scènes s'en trouvent infantilisées, et le spectateur de plus de 8 ans a un peu le sentiment d'être pris pour un con.<br>
    Pour finir, et comme dans bon nombre de films de Michael Bay, on n'échappe pas à l'iconographie patriotique récurrente à 2 balles, aux soldats héroïques, aux drapeaux ça et là, et aux
    commentaires xénophobes qui jettent de l'huile sur le feu des relations diplomatiques avec le moyen orient. Exemple de réplique : "Pfff, c'est beaucoup trop complexe pour un ingénieur
    iranien".<br>
    Amis nationalistes bonsoir.<br>
    <br>
    Bref...<br>
    <br>
    Ça m'apprendra à me laisser avoir par une bande annonce qui pète le feu. La prochaine fois, j'irai voir un film pour adultes, et ne céderai plus aux sirènes du pop corn caramélisé.
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jul 2007 01:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9d9c843193ff4deaf1e7eef378050a03</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-11502422-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[TarantiNo... TarantiYes ? Mon coeur balance...]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-10871849.html</link>        <description><![CDATA[
  <p>
    Ayé, je suis enfin allé voir "Death Proof", le dernier Tarantino amputé de son Rodriguez de frère siamois pour la sortie française de "Grindhouse".
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.culture-cafe.net/images/medium_grindhouse_posters.jpg" alt="" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    Au final,&nbsp;mitigé je suis...
  </p>
  <p align="justify">
    Dès les premières minutes de film, le truc qui frappe assez rapidement, c'est à quel point ce film est&nbsp;HYPER bavard. Et cette tendance se vérifie dans 80% des scènes du film.<br>
    D'autant plus que&nbsp;toutes ces palabres&nbsp;tournent généralement à vide : "comment se procurer de la beu", "qui baise qui sur le tournage", "comment ? tu connais pas "Vanishing point ???" au
    autres discussions tarantiniennes de geek (pléonasme), débitées avec l'emphase si caractéristique de l'expression orale de Tarantino.
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_5.jpg" alt="" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="justify">
    On a rapidement l'impression que tout le monde imite Tarantino dans le film, à l'exception notable de Kurt Russel, vieux sphinx déterré par la nostalgie cinéphilique bis du grand Quentin, qui
    prend son temps pour débiter ses savoureuses répliques, à l'instar d'un Samuel L. Jackson dans "Pulp Fiction" ou "Jackie Brown".<br>
    <br>
    Comme toujours chez Q.T., le casting est IMPECCABLE.&nbsp;<br>
    Kurt Russel hypnotise la caméra de son regard bleu acier, fige nos esgourdes de sa grosse voix grave et trainante, qui d'ailleurs fait merveille (servie, il est vrai, par les dialogues du
    maître)&nbsp;le temps d'&nbsp;une&nbsp;scène mémorable sur la véranda d'un bar texan, dans la première partie du film.
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_10.jpg" alt="">
  </p>
  <p align="justify">
    &nbsp;<br>
    En face, les girls assurent un maximum. Tout d'abord, Sydney Tamiia Poitier, fille de Sydney Poitier, sublimement belle et excellente actrice,&nbsp;et <strong>Vanessa Ferlito,</strong> remarquée
    dans la 3e saison de "24", qui nous gratifie ici d'une scène de lap dance qui fera probablement date dans les annales des scènes de danse&nbsp;au cinéma.<br>
    Dans la seconde partie, le trio Rosario Dawson, Tarcie Thomas et Zoe Bell fait merveille.<br>
    Toutes les trois ont&nbsp;un réel&nbsp;charisme, en plus d'être&nbsp;des actrices indubitablement douées.
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_8.jpg" alt="">
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    Côté réalisation, il y a des bons points et des mauvais points.<br>
    <br>
    Parmi les mauvais, on notera que Tarantino s'auto cite constamment (travelling à 360° durant le dialogue&nbsp;à la&nbsp;"Reservoir Dogs"), sonnerie de téléphone façon sifflotement de Daryl Hannah
    dans Kill Bill, histoires de "foot massage" façon Pulp Fiction...<br>
    Le gars semble s'être érigé un temple à sa gloire, et chacun de ses films ressemble à un pèlerinage dans ce lieu sacré.
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_15.jpg" alt="">
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <br>
    Signalons aussi les réproductions fétichistes des imperfections des copies des films grindhouse : image qui saute, pellicule rayée, faux raccords causés par des pellicule coupées et mal
    rafistolées, passage de la couleur au N&amp;B, etc...<br>
    Tarantino pousse le vice jusqu'à simuler une grossière erreur&nbsp;de cameraman dans lapremière partie du film, ou l'image dézoome 1 seconde, avant de se stabiliser pour rezoomer sur le visage de
    la comédienne.<br>
    Comme si le cadreur avait fait une boulette, et que le montage avait été tellement bâclé&nbsp;que la prise défectueuse avait finalement été incluse au montage final du film.<br>
    Un peu gros...&nbsp;<br>
    <br>
    Parmi les bons points, signalons une INCROYABLE (et je pèse mes mots) séquence de collision entre deux bagnoles, comme je n'en avais jamais vu au cinéma de toute ma vie.&nbsp;Le montage de cette
    séquence est vraiment énorme, la musique, les plans alternés, les cadres, tout est fait pour clouer le spectateur sur son fauteuil : c'est très réussi.<br>
    Hallucinante également est la scène de poursuite de fin du film. Course poursuite insensée, avec des cascades jamais vues en ce qui me concerne.
  </p>
  <p align="center">
    <img src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_3.jpg" alt="">
  </p>
  <p align="justify">
    <br>
    <br>
    Et comme toujours, la bande son est impeccable...<br>
    <br>
    Mais le plus intéressant à mon goût est à l'extérieur du film.<br>
    Je veux parler de la formidable Interview accordée à Cannes par Tarantino aux "Cahiers du Cinéma", à l'occasion de la première projection française du film.<br>
    Q.T. y fait une analyse&nbsp;en profondeur d'un film qui paraît pourtant léger au premier visionnage.Il démontre par ses propos que rien, dans son cinéma, n'est gratuit.&nbsp;<br>
    Sa manière de filmer, comme ce qu'il filme à l'écran, tout est le fruit d'une mûre réflexion.<br>
    <br>
    Ce qui est extrêmement frappant en lisant cette interview, c'est de constater à quel point Tarantino assume son ego surdimensionné.&nbsp;<br>
    Il n'hésite pas à balancer des phrases du type "Je veux écrire des dialogues dont on parlera éternellement", "Je suis quasiment un auteur de théatre", "J'ai travaillé comme un malade pour faire
    de "Boulevard de la Mort" un grand film qui entre dans l'histoire", etc...<br>
    <br>
    A un moment, on comprend que l'affirmation de son ego est étroitement liée à ses grandes ambitions de réalisateur. En vérité, il livre les clés de la qualité des scènes marquantes de ses films
    lorsqu'il&nbsp;dit :
  </p>
  <p align="justify">
    - "Le "un contre cent" de Kill Bill, c'est moi, Quentin, en train d'interpréter un grand morceau classique, un archétype cinématographique. Quelquechose que je n'avais pas essayé jusque là.<br>
    Si donc je me mets en tête de réaliser une scène de ce type, mon but n'est pas qu'elle soit <em>bien</em>.<br>
    Je ne souhaite pas un résultat <em>passable</em>.<br>
    Je ne vais pas jeter mon chapeau dans l'arène pour voir ce que ça donne.<br>
    <em>Je veux que cette scène soit une des meilleures jamais réalisées dans sa catégorie, sinon la meilleure."<br>
    <br></em> Au final, Tarantino soulève des questions que tout réalisateur devrait se poser un jour.&nbsp;<br>
    "Ai-je l'envie de me casser le cul à trouver des idées qui feront que ma scène ambitionnera de marquer l'histoire du cinéma ?"&nbsp;(avec la dualité ambition-prétention que ça suppose).<br>
    "Ou pas ?"<br>
    On dira ce qu'on voudra de la prétention du bonhomme, sa démarche mégalomaniaque est, dans un certain sens, le moteur de son ambition et finalement, de la qualité de ses films.<br>
    <br>
    Je trouve tout ça très intéressant.<br>
    <br>
    Quoi qu'il en soit, je vous recommande la lecture des "Cahiers" n°624, juin 2007.<br>
    Cette interview vaut son pesant de cacahouètes...
  </p>
  <p align="center">
    <img alt="" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit/boulevard_de_la_mort_4.jpg">
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Jun 2007 15:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">939959112a0d7360a89d10074e24204d</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-10871849-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Sunshine", ou la confusion des genres]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-6401748.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/040270_22.jpg" alt="" class="GcheTexte" />Cruelle d&eacute;ception cin&eacute;matographique le week-end dernier, suite au visionnage du dernier film de Danny Boyle, intitul&eacute; &laquo; Sunshine &raquo;.<br /><br />J&rsquo;ai toujours trouv&eacute; ce cin&eacute;aste britannique beaucoup plus &agrave; l&rsquo;aise avec les films &agrave; petit ou moyen budget (&laquo; Petits meurtres entre amis &raquo; &ndash; 2,500,000 $, &laquo; Trainspotting &raquo; &ndash; 3,500,000 $, &laquo; 28 jours plus tard &raquo; - 8,000,000$) qu&rsquo;avec les films &agrave; budget confortable (&laquo; La plage &raquo; - 50,000,000$ ou &laquo; Sunshine &raquo; - 65,000,000$).<br />Ou peut-&ecirc;tre son travail correspond-il davantage &agrave; la vision du sc&eacute;nariste John Hodge (&laquo; Petits meurtres entre amis &raquo;, &laquo; Trainspotting &raquo;, &laquo; Une vie moins ordinaire &raquo;) qu&rsquo;&agrave; celle d&rsquo;Alex Garland (&laquo; La plage &raquo;, &laquo; 28 jours plus tard &raquo;, &laquo; Sunshine &raquo;).<br /><br /><br />Pour en revenir au film qui est le sujet de l&rsquo;article d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la d&eacute;convenue est d&rsquo;autant plus forte que &laquo; Sunshine &raquo; partait sur d&rsquo;excellents rails.<br />Les qualit&eacute;s visuelles du film sautent tout d&rsquo;abord aux yeux. Direction artistique de go&ucirc;t, r&eacute;alisation &eacute;l&eacute;gante, effets sp&eacute;ciaux efficaces et globalement pas trop d&eacute;monstratifs.<br />Ensuite, le casting est diablement excitant. <br />On y retrouve le tr&egrave;s charismatique Cillian Murphy, d&eacute;couvert dans &laquo; 28 jours plus tard &raquo; (un de mes thrillers favoris), la toujours s&eacute;duisante Michelle Yeoh, l&rsquo;excellent Horoyuki Sanada, tr&egrave;s remarqu&eacute; dans &laquo; le dernier samoura&iuml; &raquo;, la d&eacute;licieuse Rose Byrne, aper&ccedil;ue dans &laquo; Troie &raquo; et &laquo; Marie Antoinette &raquo;, et le toujours impeccable Cliff Curtis, d&eacute;j&agrave; vu dans &laquo; La le&ccedil;on de Piano &raquo;, &laquo; Les rois du d&eacute;sert &raquo;, &laquo; A tombeau ouvert &raquo;, &laquo; R&eacute;v&eacute;lations &raquo;, &laquo; Blow &raquo;, &laquo; Training Day &raquo;, &laquo; Traffic &raquo; ou encore &laquo; The Fountain &raquo;. Excusez du peu.<br />Le film commence sur un rythme assez lent, qui fait agr&eacute;ablement penser &agrave; &laquo; 2001 l&rsquo;odyss&eacute;e de l&rsquo;espace &raquo;, ou encore &laquo; Solaris &raquo;, deux r&eacute;f&eacute;rences incontournables du film de Science Fiction &eacute;pais et ambitieux.<br />La premi&egrave;re demi heure est excellente.<br />C&rsquo;est apr&egrave;s que les choses se g&acirc;tent.<br />Lecteur d&eacute;sireux de voir le film, arr&ecirc;te ta lecture ici, les spoilers vont pleuvoir en nombre.<br /><br /><br />T&rsquo;es s&ucirc;r que tu veux lire la suite ?<br /><br /><br />OK, je t&rsquo;aurais pr&eacute;venu.<br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/20060621sunshine1.jpg" alt="" class="DrteTexte" />L&rsquo;histoire prend place dans un futur plus ou moins &eacute;loign&eacute; (j&rsquo;ai cru lire &laquo; 2057 &raquo; quelque part), dans lequel le soleil serait en phase d&rsquo;extinction.<br />Comme on sait qu&rsquo;il s&rsquo;agit de fiction, on passera sur le c&ocirc;t&eacute; abracadabrantesque (Jacques, si tu nous lis) de ce postulat de d&eacute;part. D&rsquo;apr&egrave;s la cr&egrave;me de la cr&egrave;me de nos astrophysiciens, l&rsquo;extinction du soleil, c&rsquo;est pas pour tout de suite.<br />Mais alors pas du tout.<br />C&rsquo;est dans quelque chose comme 4 ou 5 milliards d&rsquo;ann&eacute;e, &agrave; la louche.<br />Mais ce n&rsquo;est finalement pas tr&egrave;s important, continuons &agrave; d&eacute;couvrir le film.<br /><br />Une &eacute;quipe d&rsquo;astronautes et de physiciens est envoy&eacute;e pour une mission de la derni&egrave;re chance. A bord de leur vaisseau spatial Icarus 2, ils transportent une bombe nucl&eacute;aire d&rsquo;une puissance gigantesque, capable de &laquo; r&eacute;animer &raquo; le soleil.<br />Bien &eacute;videmment, l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanit&eacute; en d&eacute;pend.<br />Tadadaaaaaaaaaaaaaa.<br /><br /><img width="250" height="400" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/sunshine-2006-7.jpg" alt="" class="GcheTexte" />Oui, le pitch est un peu gratin&eacute;. D&rsquo;un coup, on se met &agrave; lorgner davantage du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo; &laquo; Armaggeddon &raquo; que de &laquo; 2001 &raquo;. Mais comme vous le savez pertinemment, c&rsquo;est le traitement qui importe.<br />Donnez le sc&eacute;nario de &laquo; Solaris &raquo; &agrave; Michael Bay, il vous en fera un shoot&rsquo;em up assourdissant. Sur la m&ecirc;me trame, Steven Soderbergh (je plaide coupable et avoue tout dans la foul&eacute;e : je n&rsquo;ai pas vu la version originelle d&rsquo;Andre&iuml; Tarkovsky. Je ferai p&eacute;nitence en me flagellant nu &agrave; l&rsquo;aide du dernier num&eacute;ro des &laquo; Cahiers du cin&eacute;ma &raquo;) en fait le r&eacute;cit de la rencontre extraterrestre la plus &eacute;nigmatique de toute l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma de science fiction.<br /><br />C&rsquo;est donc sur ce pitch engageant malgr&eacute; tout, que la narration prend soudain le chemin du film catastrophe. L&rsquo;un des ing&eacute;nieurs merdouille, l&rsquo;incident co&ucirc;te la vie &agrave; l&rsquo;un des personnages, l&rsquo;oxyg&egrave;ne vient &agrave; manquer, les gal&egrave;res s&rsquo;accumulent, et finissent par relever trop ostensiblement du &laquo; devoir &raquo; (au sens scolaire du terme) sc&eacute;naristique, au d&eacute;triment de la v&eacute;racit&eacute; du r&eacute;cit.<br />Alors oui, on a beau &ecirc;tre d&rsquo;accord sur l&rsquo;un des pr&eacute;ceptes de l&rsquo;&eacute;criture sc&eacute;naristique dite &laquo; pragmatique &raquo; (et plus commun&eacute;ment appel&eacute;e &laquo; &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine &raquo;)&nbsp; qui fait actuellement les beaux jours de s&eacute;ries TV telles que &laquo; 24 heures chrono &raquo; et qui dit, en substance : &laquo; lorsque ton h&eacute;ros est &agrave; terre, frappe le &agrave; nouveau &raquo;.<br />G&eacute;n&eacute;ralement, ce pr&eacute;cepte ne fonctionne pas trop mal et engendre d&rsquo;agr&eacute;ables (car surprenants) rebondissements. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est que le risque est alors de tendre vers une trop grande accumulation de p&eacute;rip&eacute;ties, qui termine bien souvent du c&ocirc;t&eacute; du comique involontaire.<br /><br />Exemple concret extrait de &laquo; Sunshine &raquo; (attention, RE-SPOILER) :<br />4 de nos h&eacute;ros visitent un vaisseau spatial abandonn&eacute;. Ils y ont acc&eacute;d&eacute; via un sas d&eacute;ploy&eacute; par leur propre vaisseau spatial.<br /><br />1&egrave;re p&eacute;rip&eacute;tie : Le sas se d&eacute;tache &laquo; malencontreusement &raquo; (nous apprendrons plus tard pourquoi).<br />Les gars sont pris au pi&egrave;ge, ils doivent sortir de l&agrave; avant que leur vaisseau ne s&rsquo;&eacute;loigne de trop.<br />2e p&eacute;rip&eacute;tie : il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul scaphandre pour 4. Les 3 autres doivent s&rsquo;emmitoufler &agrave; la h&acirc;te dans un tissu isolant qu&rsquo;ils arrachent des rev&ecirc;tements muraux. Il faut dire que dehors, il fait un peu froid : -273&deg; Celsius, le fameux &laquo; z&eacute;ro absolu &raquo;.<br />3e p&eacute;rip&eacute;tie : l&rsquo;ordinateur de bord est KO. Cela signifie que l&rsquo;un d&rsquo;entre eux doit activer manuellement l&rsquo;ouverture du sas et se sacrifier pour sauver ses petits copains.<br />4e p&eacute;rip&eacute;tie : les gus vont-ils arriver tous les 3 &agrave; agripper l&rsquo;entr&eacute;e du sas de leur vaisseau &agrave; 30 m&egrave;tres de l&agrave; ?<br />Tout &ccedil;a d&eacute;boule en 3mn chrono, gare &agrave; l&rsquo;indigestion.<br /><br /><br /><img width="97" height="149" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/sunshine_blog_th.jpg" alt="" class="GcheTexte" />J'ai la faiblesse de croire que le film catastrophe est un genre suffisamment fort en soi (il suffit de visionner &agrave; nouveau &laquo; La Tour Infernale &raquo; ou &laquo; Titanic &raquo; pour s&rsquo;en convaincre) pour s&rsquo;emp&ecirc;cher de sombrer dans ce genre de coups de th&eacute;&acirc;tre en cascade qui auront finalement l&rsquo;effet inverse de celui escompt&eacute;.<br />Au lieu de relancer le r&eacute;cit, ils vont porter pr&eacute;judice &agrave; la cr&eacute;dibilit&eacute; de la sc&egrave;ne, affaiblir la tension dramatique et sortir le spectateur du film.<br />D&rsquo;accord, je me lance probablement dans de grandes g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s, mais c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est produit pour moi.<br /><br /><br />Pour reprendre le r&eacute;cit du film, nos astronautes en gal&egrave;re finissent par croiser le chemin d&rsquo;un vaisseau fant&ocirc;me, &laquo; Icarus 1 &raquo;, premi&egrave;re mission de r&eacute;animation du soleil, envoy&eacute;e dans l&rsquo;espace 6 ou 7 ans plus t&ocirc;t, et dont personne n&rsquo;a plus aucune nouvelle.<br />Et c&rsquo;est l&agrave; que, comble du comble, (ATTENTION SPOILER AGAIN) le film vire tout &agrave; coup au slasher movie.<br />Oui, vous avez bien lu.<br />SLA-SHER.<br /><br />J&rsquo;ai assez spoil&eacute; le film jusqu&rsquo;ici et aurai le bon go&ucirc;t d&rsquo;&eacute;viter de le d&eacute;florer compl&egrave;tement, mais sachez que ce revirement est assez brutal, tant narrativement, tant sur le caract&egrave;re intrins&egrave;que du film. Sur le moment, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;avoir chang&eacute; de salle. <br />Je pensais aller voir &laquo; Solaris &raquo;, j&rsquo;ai eu d&rsquo;abord droit &agrave; &laquo; La Tour Infernale &raquo;, me voil&agrave; maintenant devant &laquo; Vendredi 13 &raquo;.<br />Je suis pr&ecirc;t &agrave; prendre le pari qu&rsquo;Alex Garland, arriv&eacute; en page 60 de la r&eacute;daction de son sc&eacute;nario, et s&rsquo;est dit :<br />- &laquo; merde, j&rsquo;ai quasiment termin&eacute; mon histoire mais il me reste encore 40 pages &agrave; pondre&hellip; Comment je vais faire bordel&hellip; ? Tiens, et si on finissait en slasher movie ? C&rsquo;est bon &ccedil;a, pure id&eacute;e. Ouais. Allez, banco&raquo;.<br /><br /><img width="400" height="266" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/sunshine_02.jpg" alt="" class="CtreTexte" /><br /><br />Et comme si &ccedil;a ne suffisait pas, les ultimes minutes du film versent dans le d&eacute;nouement philosopho-m&eacute;taphysique, sur la rengaine &laquo; Et si le soleil, c&rsquo;&eacute;tait Dieu ? &raquo;.<br />A moins que ce ne soit moi qui n&rsquo;aie finalement rien compris au film, cette hypoth&egrave;se &eacute;tant vraisemblablement &agrave; privil&eacute;gier.<br /><br /><br /><img width="300" height="220" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/update_sunshinedna.jpg" alt="" class="GcheTexte" />Voil&agrave;, je suis d&eacute;sol&eacute; d&rsquo;avoir autant spoil&eacute; le film (mais j&rsquo;avais pr&eacute;venu !).<br />J&rsquo;ai r&eacute;ellement trouv&eacute; dommage de faire plonger les grandes qualit&eacute;s artistiques de l&rsquo;ensemble (vous ai-je dit combien la bande son &eacute;tait magnifique ?) avec un sc&eacute;nario qui c&egrave;de trop aux facilit&eacute;s des &laquo; trucs &raquo; de sc&eacute;nariste &eacute;voqu&eacute;s plus haut, qui d&eacute;cr&eacute;dibilisent cruellement le film, et lui mettent le cul entre 3 chaises (film catastrophe &ndash; slasher movie &ndash; fable philosophique).<br /><br />Finalement, j&rsquo;aurais pris davantage de plaisir &agrave; visionner un bon gros film de baffes un brin r&eacute;a&rsquo;c, et truff&eacute;s d&rsquo;effets sp&eacute;ciaux : &laquo; This is Spartaaaaaaaaaaaaaaaaaa !! &raquo;.<br />Gerald Butler est mon nouvel acteur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, avec Vincent Londez.<br /><br />Assez bavard&eacute;, je file maintenant.<br /><br />Revenez demain, je vous parlerai sans doute de la post production de ma derni&egrave;re Filmisterie sur le th&egrave;me du SIDA.<br /></div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Apr 2007 16:19:52 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2f03c1b861280a06d5f66a2214b51ca3</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-6401748-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Cinéphagie et critiques à la bourre]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-5747319.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Le temps passe, le temps passe, et je me rends compte que j'ai oubli&eacute; de partager mes r&eacute;centes exp&eacute;riences cin&eacute;philiques avec toi, lecteur.<br /> Vite ! H&acirc;tons-nous de r&eacute;parer cet oubli.<br /> <br /> <br /> <img class="DrteTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/rocky6a.jpg" />Le mois dernier, j'&eacute;trennais une paire de b&eacute;quilles toutes neuves en allant voir &quot;Rocky Balboa&quot;.<br /> Aaaah, Rocky. D&egrave;s le d&eacute;but du film, c'est tout un mythe qui &eacute;merge de notre m&eacute;moire engourdie.<br /> Stallone n'a pas son pareil pour camper les personnages d'ancien looser pass&eacute;s par la case de la win avant de retomber dans la d&eacute;ch&eacute;ance, le d&eacute;samour collectif et les regrets.<br /> Alors oui, on a lu &ccedil;a et l&agrave; combien le film faisait &eacute;cho avec la propre vie de Sylvester Stallone, starifi&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 80 avec les saga &quot;Rocky&quot; et &quot;Rambo&quot;, puis tomb&eacute; peu &agrave; peu dans l'oubli &agrave; force d'encha&icirc;ner les nanars avec une application qui laisse coi.<br /> &quot;Cobra&quot;, &quot;Over the top&quot;, &quot;Arr&ecirc;te ou ma m&egrave;re va tirer !&quot;, &quot;Le sp&eacute;cialiste&quot;, &quot;Judge Dredd&quot;, &quot;Assasins&quot;, &quot;Daylight&quot;, &quot;Get Carter&quot;, &quot;Driven&quot;, &quot;D-Tox&quot;... la liste est particuli&egrave;rement gratin&eacute;e.<br /> Stallone en 2006 n'est plus que l'ombre de l'homme qu'il a &eacute;t&eacute;, avec 30 ans de plus dans les gencives.<br /> Et c'est tr&egrave;s probablement ce contexte troublant, qui rel&egrave;ve quasiment de la mise en abyme, qui nous fait oublier combien le sc&eacute;nario de &quot;Rocky Balboa&quot; est faible et invraisemblable, les personnages st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;s et sans &eacute;paisseur et que le tout ne tient absolument pas la route.<br /> A y r&eacute;fl&eacute;chir 5 secondes, je crois que j'aurais plus de chances de gagner &agrave; l'Euro Millions qu'un boxeur de 60 ans tenir la distance sur le ring face &agrave; un champion du monde poids lourd de 28 ans. Le r&ecirc;ve am&eacute;ricain c'est bien. Le foutage de gueule, c'est un peu fatigant.<br /> La surprise vient des combats de boxe, nettement mieux film&eacute;s que dans Rocky 1,2,3,4 et 5 ou il fallait bien avouer que c'&eacute;tait un peu n'importe quoi. Seul le montage clipp&eacute; fa&ccedil;on &quot;MTV sous acide&quot; laisse perplexe.<br /> <br /> <img width="299" height="199" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/rocky-balboa_training.jpg" />Le truc r&eacute;ellement int&eacute;ressant avec Rocky Balboa, c'est qu'en d&eacute;pit d'un sc&eacute;nario qui prend l'eau de toutes parts et de personnages &agrave; la ramasse, l'effet nostalgie fonctionne &agrave; plein.<br /> <br /> Lorsque Rocky repart &agrave; l'entra&icirc;nement sur la musique de Bill Conti, qu'il cogne dans des carcasses de viande, qu'il encha&icirc;ne les pompes et les tractions avant de gravir 4 par 4 les marches du mus&eacute;e de Philadelphie avec son chien, qu'il prend son cl&eacute;bard dans les bras une fois arriv&eacute; en haut des marches et qu'il brandit un poing combattif, &agrave; ce moment l&agrave;, &ccedil;a fait quelque chose.<br /> Les frissons, la chair de poule, les souvenirs de la vielle VHS us&eacute;e jusqu'&agrave; l'os &agrave; force de voir et revoir le Rocky de 1976, bordel, c'est bon !<br /> Toute la salle a applaudi &agrave; ce moment l&agrave;, et je n'&eacute;tais pas loin d'en faire autant.<br /> J'ai imm&eacute;diatement repens&eacute; &agrave; mon envie irr&eacute;pressible d'applaudir b&ecirc;tement lors des premi&egrave;res notes de musique de John Williams au tout d&eacute;but de &quot;Superman Returns&quot;.<br /> Finalement, le plaisir d'une bouff&eacute;e de nostalgie fait tout oublier, m&ecirc;me les films les plus indigents. <br /> Et on aurait tort de se priver, non ?<br /> <br /> Tout &ccedil;a pour dire que si les ex fans de l'&eacute;talon italien y trouveront leur compte, les autres pourront passer leur chemin...<br /> <br /> <img width="180" height="135" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/rocky2006_poing_n.jpg" /><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <img width="299" height="205" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/littlechildrenpic1.jpg" />La semaine d'apr&egrave;s, j'allais voir &laquo; Little Children &raquo; dont l'excellente <a href="http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-5352984.html" target="_blank">bande annonce</a> m'avait mis l'eau &agrave; la bouche.<br /> V&eacute;ritable r&eacute;ussite, ce film est pour moi <span style="font-weight: bold;">LA</span> bonne surprise de ce d&eacute;but d'ann&eacute;e. Todd Field d&eacute;peint avec acuit&eacute; et talent le d&eacute;soeuvrement d'une certaine bourgeoisie puritaine, englu&eacute;e quelque part au milieu des Etats-Unis.<br /> <br /> Le sc&eacute;nario pessimiste et d&eacute;rangeant est port&eacute; par des acteurs magnifiques, en t&ecirc;te desquels Kate Winslet est tout simplement magnifique en Madame Bovary des temps modernes. Patrick Wilson, que je d&eacute;couvre avec ce film, est une excellente surprise. Il faudra que je jette un coup d'oeil &agrave; sa prestation dans &laquo; Hard Candy &raquo;. <br /> Jennifer Connelly est toujours aussi belle, Jackie Earle Haley et Noah Emmerich sont assez sid&eacute;rants de justesse dans leur jeu.<br /> Et pour ne rien g&acirc;ter la r&eacute;alisation est vraiment tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante, tout en restant globalement tr&egrave;s sobre. La tr&egrave;s grande classe.<br /> Un film chaudement recommand&eacute;.<br /> <br /> <br /><br /><br /><br /><br /> <br /> Mardi soir, je me suis fait &laquo; La M&ocirc;me &raquo; d'Olivier Dahan, dont j'avais entendu le plus grand bien. <br /> Ce film m'a procur&eacute; un r&eacute;el plaisir. D'abord par ses ambitions. C'est pas tous les jours qu'on voit un biopic &laquo; &agrave; la fran&ccedil;aise &raquo;, le genre &eacute;tant habituellement la chasse gard&eacute;e d'Hollywood. Souvenez-vous les plus ou moins r&eacute;cents &laquo; Walk The Line &raquo;, &laquo; Capote &raquo;, &laquo; Ray &raquo;, &laquo; Ali &raquo;, &laquo; Nixon &raquo;, &laquo; Malcolm X &raquo;... <br />Les ricains excellent dans ce genre d'exercice, dont le public raffole g&eacute;n&eacute;ralement autant que l'acad&eacute;mie des Oscars : Joaquin Phoenix, Will Smith, Anthony Hopkins, Denzel Washington ont &eacute;t&eacute; nomin&eacute;s &agrave; l'oscar du meilleur acteur pour leur performance dans les films cit&eacute;s plus haut. Philip Seymour Hoffman et Jamie Foxx l'ont gagn&eacute;.<br /> <br /> <img width="333" height="500" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/la_mome02.jpg" />Il y a un tel savoir faire en la mati&egrave;re aux Etats-Unis, qu'une telle entreprise peut sembler en comparaison quelque peu audacieuse en France. <br /> Et c'est l&agrave; le premier point de satisfaction du film. Olivier Dahan y va de mani&egrave;re tout &agrave; fait d&eacute;complex&eacute;e. <br /> C'est une d&eacute;marche qu'il faut absolument saluer dans un pays o&ugrave; l'on voit trop souvent des gens fuir la qu&ecirc;te de l'excellence, de peur de p&ecirc;cher par exc&egrave;s d'ambition.<br /> <br /> <br /> A ce titre, et pour revenir au film, la r&eacute;alisation est g&eacute;n&eacute;reuse, ample, esth&eacute;tique. Testsuo Nagata (directeur photo sur &laquo; La chambre des officiers &raquo;, &laquo; Riders &raquo;, &laquo; Blueberry &raquo;, &laquo; Narco &raquo;, et le segment &laquo; Quartier de la Madeleine &raquo; de &laquo; Paris Je t'aime &raquo;) signe une lumi&egrave;re vraiment r&eacute;ussie, et tout particuli&egrave;rement durant les s&eacute;quences o&ugrave; Piaf chante sur sc&egrave;ne. Elle baigne alors dans une sorte d'aura lumineuse qui ravit l'oeil du spectateur.<br /> <br /> Au cadre, on a droit a des plans s&eacute;quences assez ahurissants, dont une s&eacute;quence tr&egrave;s r&eacute;ussie, dans sa mise en image autant que dans sa &laquo; chor&eacute;graphie &raquo;, lorsque Piaf apprend la mort de Cerdan (non je ne spoile pas, tout le monde le sait et puis &ccedil;a figure dans la bande annonce).<br /> D'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, Dahan aime faire &laquo; vivre &raquo; sa cam&eacute;ra. Les stadycameurs ont d&ucirc; s'en donner &agrave; coeur joie.<br /> <br /> C&ocirc;t&eacute; casting, on se r&eacute;gale. <br />J'ai retrouv&eacute; avec plaisir notre G&eacute;rard Depardieu national. On dira ce qu'on voudra du bonhomme, mais j'ai toujours eu le sentiment qu'il avait la facult&eacute; rare de rendre savoureuse la r&eacute;plique la plus banale. <br /> Jean-Paul Rouve est physiquement impressionnant en p&egrave;re sur le d&eacute;clin, lorsqu'il affiche une barbe &eacute;tonnante qui lui donne des airs de fr&egrave;re jumeau de Fidel castro.<br /> Clotilde Courau est intense en m&egrave;re d&eacute;missionnaire, m&ecirc;me si la diff&eacute;rence d'&acirc;ge entre les deux actrices est trop r&eacute;duite (6 ans) pour rendre son personnage compl&egrave;tement cr&eacute;dible.<br /> Comme &agrave; son habitude, Sylvie Testud est &eacute;patante. <br />Sans proth&egrave;se ni effet sp&eacute;ciaux, son physique semble changer sensiblement au fil de l'&eacute;volution de son personnage. Elle est toujours tr&egrave;s juste, touchante. Une grande actrice &agrave; mes yeux. <br /> Emmanuelle Seigner est tr&egrave;s bien dans son personnage de pute aux instincts maternels retrouv&eacute;s et, fait intrigant, son visage affiche une ressemblance physique de plus en plus forte avec son Roman Polanski de mari. Une sorte de mim&eacute;tisme l&eacute;g&egrave;rement troublant...<br /> Jean-Pierre Martins, officiellement saxophoniste du groupe Silmarils, incarne un Marcel Cerdan troublant de ressemblance avec le vrai (&agrave; part peut-&ecirc;tre, un nez un peu plus fin).<br /> Une belle pr&eacute;sence.<br /> Quant &agrave; Pascal Greggory et Catherine All&eacute;gret, c'est toujours un plaisir de les retrouver au casting d'un film.<br /> <br /> <img width="250" height="166" class="DrteTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/la_mome01.jpg" />En t&ecirc;te de liste de cette distribution de luxe, on pouvait l&eacute;gitimement craindre que Marion Cotillard ne soit pas &agrave; la hauteur de ses prestigieux partenaires.<br /><br /> Personnellement, je l'ai d&eacute;couverte dans &laquo; Taxi 1 &raquo;, o&ugrave; je ne l'ai pas sp&eacute;cialement appr&eacute;ci&eacute;e. L'impression mitig&eacute;e &eacute;tait confirm&eacute;e par la suite avec &laquo; Jeux d'enfants &raquo;, film bizarrement culte pour bon nombre de personnes. A moi, il a laiss&eacute; l'impression d'un film un peu maladroit. <br /> Elle &eacute;tait un peu plus &agrave; son avantage dans le foutraque &laquo; Furia &raquo; d'Alexandre Aja, &laquo; Un long dimanche de fian&ccedil;ailles &raquo; de Jeunet, et dans &laquo; la Bo&icirc;te Noire &raquo; de Richard Berry. Mais je n'arrivais toujours pas &agrave; savoir quoi penser d'elle en tant que com&eacute;dienne.<br /><br /> Maintenant, je sais.<br /> <br /> Ce serait cruel que Marion Cotillard ait d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; le r&ocirc;le de sa vie, mais &ccedil;a y ressemble fortement. Elle habite litt&eacute;ralement le personnage. La voix nasillarde, la gouaille &laquo; titi parisien &raquo;, le physique ch&eacute;tif, menu, son visage qui se transforme avec l'aide du travail fantastique des maquilleurs (proth&egrave;se dentaire, proth&egrave;se au menton, front et sourcils relev&eacute;s,...), les attitudes, la gestuelle, Marion Cotillard devient litt&eacute;ralement Piaf au m&ecirc;me titre que Jamie Foxx &eacute;tait Ray Charles.<br /> Certains pourront critiquer la dimension &laquo; technique &raquo; de la performance, arguant du fait qu'avec un bon maquillage et deux - trois proth&egrave;ses, n'importe quelle com&eacute;dienne menue et pas trop grande aurait pu incarner le personnage. Je crois que la v&eacute;ritable performance est ailleurs. M. Cotillard a su identifier et saisir une v&eacute;rit&eacute; du personnage, qu'elle a ensuite retranscrit en face de la cam&eacute;ra. &Ccedil;a fonctionne, tout est l&agrave;.<br /> <br /> <img width="299" height="199" classname="GcheTexte" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/piaf_cerdan.jpg" />La M&ocirc;me n'est cependant pas un film parfait. La dur&eacute;e (2h20) se fait parfois sentir, les sc&egrave;nes lacrymales s'accumulent un peu trop &agrave; mon go&ucirc;t. La vie de Piaf prend alors les allures d'un r&eacute;cit de Charles Dickens. Sans remettre en question la v&eacute;rit&eacute; historique du sc&eacute;nario de Dahan, l'aspect ouvertement tire-larmes de certaines sc&egrave;nes m'a un peu ennuy&eacute;.<br /> Ceci dit, l'&eacute;motion est pr&eacute;sente dans des sc&egrave;nes qui baignent moins dans le &quot;pathos&quot;, comme celle, magnifique, o&ugrave; Piaf enfant chante la marseillaise d'une voix hypnotisante, devant un parterre de badauds m&eacute;duse&eacute;s. <br /> Chair de poule garantie.<br /> <br /><br />La premi&egrave;re partie du film est relativement lente, peut &ecirc;tre un peu trop. Le second souffle arrive avec l'apparition du personnage de Marcel Cerdan. La suite d&eacute;file ensuite sans encombres, jusqu'&agrave; un final assez &eacute;mouvant, dont la force est intensifi&eacute;e par les qualit&eacute;s d'un montage astucieux,&nbsp; qui s'autorise d'incessants aller-retours temporels.<br /> Une id&eacute;e ing&eacute;nieuse, qui fonctionne particuli&egrave;rement bien dans ce film.<br /> <br /> La M&ocirc;me est un beau film, ample, g&eacute;n&eacute;reux et ambitieux. S'il y a un film fran&ccedil;ais &agrave; voir au cin&eacute;ma en ce moment, oubliez donc Taxi 4 et allez d&eacute;couvrir la vie de la m&ocirc;me Piaf. <br /> Je suis pr&ecirc;t &agrave; parier que vous ne serez pas d&eacute;&ccedil;us.<br /> <br /> </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Feb 2007 11:28:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f0b3cd663618fec2642fb7bd2be625bd</guid>
                <category>Critiques</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-5747319-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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