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    <title><![CDATA[FAIRE OU NE PAS FAIRE DE CINEMA ? (Tournage)]]></title>
    <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/categorie-283932.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Tournage&quot; du blog &quot;FAIRE OU NE PAS FAIRE DE CINEMA ?&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 23:50:05 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 02 Sep 2010 23:50:05 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.faireounepasfairedecinema.com</copyright>            <category>Tournage</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Nouveau tournage, nouvelle expérience]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-nouveau-tournage-nouvelle-experience-56048327.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    J'ai tourné mardi dernier (24 août) un spot TV pour une association de protection de l'enfance, <a href="http://www.actioninnocence.org/" target="_blank">Action Innocence</a>".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'était un tournage très low budget, sur lequel j'avais une équipe technique rôdée d'un côté, et des jeunes acteurs amateurs de l'autre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Techniquement, ça s'est super bien passé, l'équipe était aussi réactive que professionnelle.<br>
    Côté acting, ça s'est également bien passé même si j'ai dû déployer toute la panoplie du parfait directeur d'acteurs.<br>
    <br>
    J'avais, face à moi, 3 adolescentes de 16 ans. Deux d'entre elles avaient fait du théâtre amateur dans leur prime jeunesse, et la troisième ne jouait pas du tout la comédie. Elles devaient camper
    les 3 copines qui piègent un de leur camarade de classe sur Internet et le filment à son insu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il fallait qu'elles jouent la connivence, l'excitation et le plaisir qu'on prend à jouer un tour pendable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les premières prises assez timides m'ont donné le descriptif de ma mission : il me fallait les "remuer" un peu. Je commençai par les diriger comme des acteurs formés, leur demandant de jouer
    davantage la connivence et l'excitation. La prise suivante fut, à peu de choses près, identique à la précédente.<br>
    J'insisitai alors sur le côté "fun" de la situation, qu'elles prenaient du plaisir à jour ce tour pendable et qu'il fallait qu'on le sente. La prise suivante fut un tout petit peu meilelure mais
    guère plus.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est là que j'ai compris qu'il fallait les diriger différement, et probablement de manière plus directe, plus "frontale".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je finis par leur demander de se lâcher, sans obtenir trop de succès.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J'avais en face de moi des adolescentes polies, bien élevées et un peu impressionnées par le déploiement technique du tournage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je voyais poindre à l'horizon le résultat mi figue mi-raison, avec un film tiède desservi par des performances d'acteurs de moyenne qualité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il me fallait trouver autre chose.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vite.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je les regardai alors droit dans les yeux l'une après l'autre et leur dit :"Ce que vous faites est pas mal du tout, mais est-ce que vous ne trouvez pas que quelquechose cloche ?".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Après un bref silence, Adèle, la plus délurée des 3, me répondit "si, je trouve qu'on est pas assez à fond dedans".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Good.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - "Et qu'est-ce que tu crois qu'il faudrait pour que vous soyez à fond dedans" ? lui demandai-je.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - "Faudrait qu'on se lâche un peu".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - "Exactement, lâchez-vous. C'est la teuf. C'esr carnaval. On se lâche. On y retourne, moteur, action."
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La prise suivante fut incontestablement meilleure, mais c'était pas encore tout à fait ça.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Après avoir coupé, je repartais à la charge : "Vous mes faites confiance ?"
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elles me répondirent un "oui" 50% politesse, 50% appréhension de ce qui allait suivre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J'enchainais : "Faites-en des caisses. Surjouez à mort. N'ayez pas peur d'être ridicules, parce que vous ne serez pas ridicules".
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elles se regardèrent interloquées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Puis je demandai le silence pour tourner.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La prise suivante fut la meilleure de toute la journée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En ayant l'impression d'en faire 3 fois trop, elles avaient réussi à reproduire l'excitation extravertie de 3 adolescentes en train de faire une bêtise.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J'ai appris quelque chose ce jour là : lorsqu'un comédien parait difficile à diriger, il ne faut JAMAIS lâcher le morceau tant qu'on obtient pas quelque chose qui se rapproche de ce que l'on
    souhaite. Autant je veux bien faire quelques concessions sur la technique, autant sur le jeu, c'est beaucoup plus délicat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Allez zou, demain je vous raconte comment j'ai décroché ma première pub TV.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 09:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-nouveau-tournage-nouvelle-experience-56048327.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-nouveau-tournage-nouvelle-experience-56048327-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[That's a wrap again !]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-that-s-a-wrap-again-47032711.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Bon, j'ai pas pour habitude de diffuser de la pub sur mon blog, mais le hasard était trop intrigant pour passer à côté. Vous avea probablement vu "l'article publi-rédactionnel" diffusé récemment,
    concernant le <a href="http://www.sony.fr/hub/bloggie" target="_blank">Bloggie de Sony</a>. Il s'agit d'un APN de poche avec fonction vidéo, doté d'un objectif type webcam, pivotant à 270°.<br>
    Un outil pratique pour filmer n'importe où, avec une qualité correcte.<br>
    Là où les ingénieurs de Sony ont eu le petit grain de folie qu'on aime bien, c'est qu'ils proposent avec leur Bloggie une lentille à "clipper "sur l'objectif, qui permet de filmer à 360°. Comme
    avec un ultra fisheye.<br>
    On obtient alors une image circulaire, dans laquelle ont voit absolument TOUT, dans un champ de vision de 360°.<br>
    <br>
    La qualité vidéo est alors dégradée, mais le résultat est surprenant.<br>
    <br>
    Sony est allé encore plus loin en livrant avec son Bloggie un logiciel qui permet de redresser l'image.<br>
    Nous obtenons alors une image vidéo longue et fine, qui "aplatit" la vision à 360° et la rend beaucoup plus lisible.<br>
    <br>
    J'ai réalisé vendredi et samedi dernier un petit film viral pour Sony avec ce dispositif, que l'agence avait mis à ma disposition. J'ai tourné avec <a href="http://www.albanlenoir.com/" target=
    "_blank">Alban Lenoir</a>, comédien vu dans Hero Corp, Kaamelott, Braquo, et dans les productions de mes amis de la Buffalo Corp.<br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: center;">
      <img style="border: 0px initial initial;" alt="alban lenoir01" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/tournages/alban_lenoir01.jpg" width="600" height="400">
    </div><br>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; Alban est aussi le type qui a la chance immense de se faire savater la tronche par Liam Neeson dans "Taken" (séquence de l'ascenseur, vers la fin du film)..<br>
    Bref, un type bien ;-)<br>
    Sarah "Playgirl" Suco nous a gratifié de sa présence, ainsi que quelques potes d'Alban, experts en cascades et chorégraphies de combats.<br>
    Parmi eux, <a href="http://manulanzi.com/" target="_blank">Manu Lanzi</a>, comédien dans "Le Pacte des Loups", "Le Transporteur", "Arsène Lupin", "36 quai des orfèvres",... doublure de Clovis
    Cornillac dans "Scorpion" et chorégraphe des combats de "à l'intérieur", "Vertiges", "Mutants" et "La Horde".<br>
    <br>
    <div style="text-align: center;">
      <img style="border: 0px initial initial;" alt="manu lanzi02" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/tournages/manu_lanzi02.jpg" width="600" height="400">
    </div><br>
    <br>
    Et aussi <a href="http://www.audreyottaviano.com/index.html" target="_blank">Audrey Ottaviano</a>, cascadeuse sur "Ne le dis à personne", "OSS 117", "Rush Hour 3", "99 francs", "Les femmes de
    l'ombre", "Mesrine", "Largo Winch", "JCVD" ou encore "banlieue 13 Ultimatum".<br>
    Un Gros CV.
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="audrey ottaviano01" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/tournages/audrey_ottaviano01.jpg" width="600" height="400">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Low budget et planning tendu obligent, nous avons tourné complètement à l'arrache, dans la tradition de mes toutes premières réalisation où on s'excitatit à courir dans les rues de Paris avec un
    petit camescope, en équipe ultra réduite (la plupart du temps : Alban et moi).<br>
    <br>
    Au final, j'ai essayé de faire un petit objet rigolo sans grande prétention, si ce n'est celle d'essayer d'utiliser le Bloggie en fiction, ce qui n'était pas de la tarte (va placer un éclairage
    ou cacher un réalisateur hors champ lorsque le champ couvre 360° toi...)<br>
    <br>
    &nbsp; Allez, "La bande démo", c'est ici :<br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: center;">
      <div>
        <object type="application/x-shockwave-flash" height="315" width="560" data=
        "http://www.dailymotion.com/swf/video/xcoabl?width=560&amp;autoPlay=0&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B">
        <param name="allowFullScreen" value="true">
          <param name="allowScriptAccess" value="always">
          <param name="src" value=
          "http://www.dailymotion.com/swf/video/xcoabl?width=560&amp;autoPlay=0&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B">
          <param name="allowfullscreen" value="true">
        </object>
      </div>
    </div>
    <div style="text-align: center;"></div>
  </div><br>
  <b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcoabl_la-bande-demo_fun"></a></b><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/fun"><br></a></em>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Mar 2010 09:32:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-that-s-a-wrap-again-47032711.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-that-s-a-wrap-again-47032711-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[That's a wrap !]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-that-s-a-wrap-46859630.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    J'ai clippé dimanche dernier. Si le tournage s'est passé sans encombres, la préparation a connu quelques rebondissements, lisez plutôt :
  </div>J'avais été contacté au mois de janvier pour tourner un clip pour l'artiste aficain Tutu Callugi.<br>
  Le morceau est un "featuring" avec le rappeur Poison et l'artiste "Eloh DJ". Unb morceau festif, qui parle un peu de foot, à l'approche de la coupe du monde 2010, en Afrique du Sud.<br>
  J'avais déjà clippé Poison en featuring avec le groupe Anti Palu, en <a href="http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-16073908.html" target="_blank">janvier 2008.</a><br>
  <br>
  <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_14.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 14" width="600" height="471"><br>
  <br>
  Le tournage étant prévu pour le 14 mars, je commançais la prépa aux début du mois, avec quelques galères notables, parmi lesquelles un mal de chien à trouver un régisseur. Sans éxagérer, j'ai du
  appeler une vingtaine de personnes avant de trouver quelqu'un de dispo.<br>
  <div style="text-align: justify;">
    A un moment j'ai cru à un canular : visez plutôt :<br>
    - la première personne que j'ai appelée devait s'occuper de ses enfants car sa femme souffrait d'une crise de coliques néphrétiques (je compatis, c'est assez insupportbale)<br>
    - la deuxième personne fêtait son anniversaire, prévu de longue date, le samedi soir. Il prévoyait de terminer la fiesta le dimanche dans la matinée. Hors de question d'aller bosser après.<br>
    Il m'a donné le numéro dune troisième personne que j'ai appelée, mais qui ne faisait plus de régie depuis un an et demi (!!)<br>
    - En parallèle, j'avais appelée une autre personne qui m'avait promis de me rappeler, sans tenir sa promesse.<br>
    - J'ai eu plusieurs personnes pas dispo ce jour là.<br>
    Et j'ai fini, le vendredi soir (!) par trouver mon régisseur en la personne de Mathieu.<br>
    Super sympa et motivé, Mathieu était OK pour aller récupérer le matériel lumière et s'occuper de la bouffe.<br>
    Cool.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_08.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 08" width="600" height="471"><br>
    <br>
    Sauf qu'il me rappelle en catastrophe le samedi matin pour m'annoncer qu'il... ne retrouve plus ses clés de bagnole.<br>
    Pas de bagnoile, pas de lumioères.<br>
    Pas de lumières, pas de tournage.<br>
    Il fallait donc trouver un plan B en urgence.
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    FInalement, c'est Mathieu qui a trouvé un pote dispo et véhoculé pour aller charger le matériel.<br>
    Ouf.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_13.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 13" width="600" height="471"><br>
    <br>
    Sauf que...<br>
    11h30, Mathieu me rappelle emmerdé : la société de location lui demande un chèque de caution. Qu'il n'a pas. Pour le coup, c'est entièrement de ma faute, j'avais honteusement zappé.<br>
    J'enfile une veste et saute dans un taxi. Nous finols jusqu'à Malakoff, en banlieue parisienne, et j'arrive sur place à 11h58, notre loueur fermant ses portes à midi le samedi.<br>
    Just on time.<br>
    Je fais le chèque, on charge le matos, et je repars en direction de chez moi avec Abdé, le pote de Mathieu.<br>
    Abdé devant récupérer sa voiture, nous déchargeons le matériel dans mon appart'. Un joyeux bordel de pieds, blones et mandas se forme bientôt.<br>
    Mes enfants sont ravis d'avoir de nouveaux jouets.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_15.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 15" width="600" height="471">
  </div><br>
  <div style="text-align: justify;">
    Je passe ensuite une partie de l'après midi à passer des coups de fil pour dégotter une bagnole, que je finis par trouver vers 16h.<br>
    Je vais la récupérer, reviens chez moi, tourne 1/2h avant de trouver une place puis file faire les courses pour les repas du dimanche. J'avais d'autres projets pour mpon samedi, mais bon... Il
    est des circonstances où il faut savoir s'adapter.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    DImanche matin, je me lève aux aurores, vais récupérer la bagnole que je charge seul, comme un warrior. Pas tyrès fun le chargement tout seul...
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: justify;">
      J'arrive donc à 9h15 au studio Bercy, avec un petit quert 'heure de retard.
    </div>L'équipe est déjà sur place, nous installons le matériel, et commençons à shooter à 11h.<br>
    Nous démarrons par un groupe de jeunes danseurs. Ils ont la patate, ils bougent bien, j'aime leur énergie. Je ne suis pas le seul : ils sont suivis par une équipe d'"Enquêtes Exclusive",
    l'émission d'M6.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_01.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 01" width="600" height="471"><br>
    <br>
    Nous enchainons les plans à bonne allure. Si nous avons commencé par les danseurs, c'est parce que c'est eux qui doivent partir les premiers, en début d'après midi.<br>
    Arrive le moment fatidique où je commence à shooter les artistes.<br>
    Pourquoi le moement est-il fatidique ? parce quel'artiste, c'est celui qu'on est censé voir leplus souvent dans le clip. S'il n'est pas dans le coup, le clip est flingué.<br>
    Et pour le coup (hoho), c'est une excellente surprise.<br>
    Callugi, Eloh et Poison sont très à l'aise face à la caméra. Ils s'approchent tout près de l'objectif, jouent avec, sont à l'aise dans leur gestuelle et leurs déplacements.<br>
    Je suis ravi, parce que ça va me faciliter le travail.<br>
    Personne à diriger, je vais pouvoir me concentrer sur l'image.<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_11.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 11" width="600" height="471"><br>
    <br>
    <br>
    Nous enchainons les plans avec un rythme soutenu, malgré le monde présent sur le plateau (pas loin de 80 personnes en tout, en comptant tous les figurants et les "accompagnants".<br>
    <br>
    Nousavions également fait venir 2 footballeurs freestyle, qui nous ont épaté par leur niveau. C'est fou ce que ces gamins arrivent à faire avec un ballon...<br>
    <br>
    <img class="GcheTexte" src="http://www.football365.fr/resultats/photos/LORIENT_MANSOURI.jpg">Parmi les guests, nous avons reçu Yazid Mansouri capitaine de l'équipe nationale d'Algérie. Tèrs
    sympa, il s'est prêté au jeu sans rechigner. C'est la première fois que je souhaite à quelqu'un : "bonne chance pour la Coupe du Monde !"<br>
    &nbsp;<br>
    Au final, la journée fut productive : nous avons shooté pas moins de 104 plans en 8 h. On est pas loin d'un nouveau record en ce qui me concerne.<br>
    <br>
    Par contre, je ne suis pas convaincu par mon choix de tourner au 7D. L'image est belle, il n'y a rien à redire là-dessus. Mais la principale valeur ajoutée du 7D, pour schématiser un peu, est
    d'offrir une image de qualité avec une faible profondeur de champ.<br>
    Sur un fond vert, la faible profondeur de champ, on s'en fout royalement.<br>
    Du coup, je me demande si je n'aurais pas mieux fait d'opter pour une Sony EX3 avec quelques objectifs (dont un très grand angle, équivaleent au 10mm dont je me suis servi avec le 7D.<br>
    C'était la leçon que j'ai apprise ce jour là.<br>
    <br>
    L'autre chose qui m'a frappé, c'est que malgré notre bel abattage, j'ai eu le sentiment de passer davantage de temps à faire de la communication (assurer les danseurs, encourager les artistes,
    informer les prods du plan de travail, etc...) qu'à faire de la réalisation pure.<br>
    A tel point que je me demande parfois si les aptitudes relationnelles ne prenenent pas le dessus sur les compétences en matière de réalisation... jusqu'à livraison du travail fini.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x471/0/11/76/72/tournages/100314_vyjab_plateau_05.jpg" class="CtreTexte" alt="100314 vyjab plateau 05" width="600" height="471"><br>
    <br>
    A l'heure où j'écris ces lignes, le montage est en cours. J'ai choisi de bosser avec un monteur - motion designer, Cyril Hamel, dont j'attends beaucoup !<br>
    Une petite phrase, beaucoup de pression.<br>
    <br>
    A très bientôt !<br>
    <br>
    <em>(Photos Adrian Bang)</em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 07:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-that-s-a-wrap-46859630.html</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Silverlight]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-silverlight-42562015.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Lors des abondantes chutes de neige du mois dernier, je n'ai pu m'empêcher de sortir mon 7D de sa sacoche, histoire d'aller filmer des flocons de neige au ralenti.
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Quoi de plus beau que des flocons de neige qui tombent au ralenti ?
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    J'ai donc opté pour le mode 60 images par secondes (720 60P), avec l'objectif de passer les vidéos en 24 images par seconde au final, soit un ralenti égal à 40% de la vitesse réelle (N'hésitez
    pas à me corriger si je débite des inepties, je n'ai jamais été le Boss des maths).
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;">
    J'ai donc traîné quelque peu dans le 15e arrondissement, mais l'intensité des chutes de neige (je me suis rapidement retrouvé aussi gelé que trempé) a calmé mes ardeurs. Lorsque la neige a cessé
    de tomber, je suis sorti faire un tour du côté du jardin du Luxembourg, que j'ai toujours trouvé très beau sous un manteau neigeux.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Ses allées géométriques, la variété de ses décors ont du faire la joie de la bonne douzaine de photographes que j'ai croisé cet après-midi là.
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;">
    Vers 15h30, j'ai eu la chance de tomber sur un groupe de lycéens surexcités, sur le point de démarrer une bonne grosse bataille de boules de neige (enfin eux, c'étaient plutôt des obus) que je me
    suis empresser de filmer.
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;">
    J'ai monté le tout sous Premiere Pro (qui n'a pas planté pour une fois) et étalonné à l'aide de Magic Bullet Looks. 2 - 3 effets pour faire style, une musique de circonstance et hop, une nouvelle
    vidéo :&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>&nbsp;
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="450" width="800" data=
    "http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8594485&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1">
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      <param name="allowscriptaccess" value="always">
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    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 17:53:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-silverlight-42562015.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-silverlight-42562015-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[To shoot or not to shoot ? Not to shoot...]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-to-shoot-or-not-to-shoot-not-to-shoot--42041238.html</link>        <description><![CDATA[Il m'est arrivé récemment une journée de concentré de galère comme il m'en était jamais arrivé jusqu'ici. Lorsque tout est ligué contre vous, il n'y a pas grand chose à faire.<br>
  <br>
  Récit.<br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    Une entreprise m'a contacté pour faire un film interne. Je dois faire la moitié à paris, l'autre à Birmingham, en Angleterre. C'est un film de fin d'année, ils veulent un "Lip Dub", le dernier
    truc à la mode. Pour les élèves du fond de la classe, un Lip Dub est un plan séquence généralement tourné dans les locaux d'une entreprise (ou d'une fac), au cours duquel on croise chacun des
    employés en train de faire un play back sur un morceau connu et entrainant.
  </div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;">
    Parce que les images valent mieux qu'un long discours, voici à tire d'exemple le Lip Dub de la chaîne W9, plutôt réussi :
  </div><br>
  &nbsp;
  <div>
    <div style="text-align: center;">
      <div>
        <object type="application/x-shockwave-flash" height="275" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xafhm3&amp;related=0">
          <param name="allowFullScreen" value="true">
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        </object>
      </div>
    </div><br>
    <strong><br></strong>
    <div>
      <div style="text-align: justify;">
        <strong><span style="font-weight: normal;">A cause des contraintes géographiques (moitié du personnel en France, autre moitié en Angleterre), nous décidons de scinder le Lip Dub en 2 parties.
        Après un tournage en France un peu "à l'arrache" (peu de temps de prépa, pas assez de budget pour rémunérer des assistants réa, des collaborateurs pas toujours très disponibles, aucune
        répétition préalable...) nous partons pour l'Angleterre.</span></strong>
      </div>
      <div style="text-align: justify;">
        <span style="font-weight: normal;">"Nous", c'est David, mon opérateur steadicam, et moi.</span>
      </div>
      <div style="text-align: justify;">
        Le décollage de notre avion est prévu pour 9h55, nous arrivons 1h avant à l'enregistrement des bagages.
      </div>
      <div>
        <div style="text-align: justify;">
          1ère mauvaise surprise : le vol est complet. A cause des chutes de neige de la veille, bon nombre de passagers ont vu leur vol reporté d'"une journée et sont donc prioritaires sur nous.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Air France nous propose un vol à 12h55.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Rapide calcul mental.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Ce vol nous fait arriver à 13h20, heure locale. On nous a informé que l'entreprise se trouve à 1/2h de route de l'aéroport. ça fait du 14h, 14h15 sur place. Suffisant pour shooter la minute
          30 de vidéo à intégrer dans le montage final.<br>
          OK, on prend ce vol.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <em>"très bien messieurs, avez vous des bagages ?"<br>
          &nbsp;</em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Je veux mon neveu qu'on a des bagages. &nbsp;David a son steadicam professionnel (18kgs tout de même) empaqueté dans une grosse malle, à laquelle s'ajoute plusieurs sacs qui contiennent la
          caméra (HVX200), le retour vidéo, le trépied de support du steadicam, etc...
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          On commence par les sacs, puis arrive le tour de la malle du steadicam.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <em><span style="font-style: normal;">Et soudain, c'est le drame.&nbsp;</span><br>
          &nbsp;</em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-style: normal;"><em>"Votre bagage est hors dimension monsieur. Et il pèse 42 kgs. La limite est fixée à 32 kgs par bagage, nous ne pouvons pas l'enregistrer."<br>
          &nbsp;</em></span>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Vas-y répète un peu pour voir ?
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-style: normal;">Je prends la position du Lotus de Shanghaï et reste particulièrement zen. Le premier commandement dans ce cas précis est de ne surtout pas
          quémander.&nbsp;</span>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          "Minimise le problème et intéresse ton interlocuteur à ton problème. Un peu d'empathie, c'est tout ce dont tu as besoin."<br>
          <br>
          <br>
          &nbsp;
        </div>
        <p style="text-align: center;">
          <img alt="to-shoot 0304" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/to-shoot/to-shoot-0304.JPG">
        </p>
        <div style="text-align: justify;">
          <br>
          <em>"Il va falloir trouver une solution mademoiselle, car nous devons impérativement tourner un film en Angleterre, une courte séquence pour laquelle notre seul créneau est
          aujourdh'ui.</em>"
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <em>- "Dans ce cas votre production aurait du nous prévenir à l'avance pour obtenir une dérogation, c'est comme ça que ça se passe habituellement."<br>
          &nbsp;</em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-style: normal;">Zut, je suis tombé sur une employée bien informée.</span>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Changement de tactique : jouer la transparence donne de meilleurs résultats que le pipeau.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-style: normal;">Je lui explique qu'il s'agit d'un film d'entreprise, que la prod est toute petite, que c'est la première fois qu'ils nous envoient à l'étranger et qu'Air
          France nous aiderait vraiment s'ils faisaient en sorte que l'on puisse embarquer notre matériel dans l'avion.</span>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Mon interlocutrice appelle sa supérieure hiérarchique, qui appelle au téléphone son supérieur qui lui donne l'autorisation. Seul hic : nous devons nous acquitter d'une taxe de 390 euros
          pour excédent de poids de bagages. Du coup, je leur dis que je dois rappeler la prod pour avoir le feu vert, ça ne répond pas, on nous fait patienter sur le côté.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Je réussis finalement à les joindre, ils me donnent le feu vert, et m'oriente vers un autre guichet pour enregistrer les bagages.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          OK.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Sauf que mon nouvel interlocuteur n'a pas été briefé sur le "dossier". Et bien évidemment, lorsqu'il voiot débouler la malle de 42 kgs, il écarquille des yeux ronds et, sans quitter la
          malle des yeux, dit : <em>"Ah, je crois que ça ne va pas être possible monsieur, votre bagage est trop encombrant."</em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <em><span style="font-style: normal;">Alors, on recommence depuis le début.</span><br>
          &nbsp;</em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          On explique au monsieur qu'on a déjà commencé à enregistrer les bagages avec sa collègue qui a eu la même réaction que lui, que sa supérieure a appelé son supérieur qui nous a donné le feu
          vert.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Il nous regarde d'un air suspicieux et demande : "elle était comment sa supérieure ?"&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Je lui indique la personne du doigt, nous allons la voir, elle confirme et l'enregistrement de notre énorme malle peut enfin commencer.<br>
          <br>
          <br>
          &nbsp;
        </div>
        <p style="text-align: center;">
          <img alt="to-shoot 0306" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/to-shoot/to-shoot-0306.JPG">
        </p>
        <div style="text-align: justify;">
          <br>
          Comme le monsieur est moins "aware" que sa collègue, il fait une erreur en notre faveur concernant le montant de la taxe pour excédent de poids. Nous payons 300 euros au lieu de 390. Mouep.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Bien évidemment, il faut aller faire la queue à un autre guichet pour nous acquitter de notre taxe.&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Je regarde ma montre : 11h20.&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Presque 2h30 pour enregistrer 5 bagages, appelez moi le Guinnes Book des records...&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Air France nous a donné des tickets repas pour nous dédommager du report de notre vol. Nous déjeunons chez "Maxim's" à Roissy, qui n'a de "Maxim's" que le nom. C'est juste une brasserie
          lambda hors de prix.&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          12h20, nous filons en salle d'embarquement, où une nouvelle mauvaise surprise nous attend.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Notre vol de 12H55 est retardé. Il est annoncé pour 14h15.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Rapide calcul mental.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          En partant à 14h15, nous arrivons à 14h40 heure locale. Ça commence à faire juste, mais ça reste jouable.&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <em><span style="font-style: normal;">Mais la vraie question c'est : notre avion décollera t-il</span> <span style="font-style: normal;">réellement</span> <span style=
          "font-style: normal;">à 14h15 ? C'est ça la vraie question.</span></em>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          <span style="font-style: normal;">C'est d'ailleurs tellement la vraie question que je m'empresse d'aller la poser à la première hôtesse de sol Air France que je croise dans la
          salle.&nbsp;</span>
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Elle me répond avec franchise qu'il vaudrait mieux tabler sur un décollage à 15h.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Rapide calcul mental.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          On arriverait à 15h20 heure locale. Une heure plus tard sur les lieux de tournage. Ce qui ferait environ une heure de tournage pour mettre le plan dans la boite.&nbsp;
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Ça commence à être tellement tendu que je me demande sincèrement si ça vaut le coup de continuer. Je passe un coup de fil à la prod, ils ne savent pas trop quoi faire.
        </div>
        <div style="text-align: justify;">
          Vu la journée qu'on est en train de passer, je penche pour partir quand même à Birmingham, histoire de ne pas avoir fait tout ça pour rien.&nbsp;<br>
          Puis j'hésite à nouveau.<br>
          Ne serions nous pas en train de faire une connerie ?<br>
          Un appel au micro met fin à ma réflexion. Le bus qui doit nous amener à l'avion est arrivé. Nous montons dedans aux alentours de 14h30. à 14h50, nous montons dans l'avion. 15h10, l'avion
          commence à rouler.<br>
          Puis il roule.<br>
          Il roule.<br>
          Il roule.<br>
          Il continue de rouler.<br>
          Il n'en finit plus de rouler.<br>
          Et lorsqu'il daigne enfin décoller, ma montre affiche 16h.<br>
          <br>
          Le thème musical de "Mission impossible" semble retentir dans mes oreilles...<br>
          <br>
          <div style="text-align: center;">
            <img style="border: 0px initial initial;" alt="to-shoot 0338" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/to-shoot/to-shoot-0338.JPG">
          </div><br>
          Le vol se déroule sans encombres.<br>
          Nous arrivons à 16h20 heure locale.<br>
          Il fait nuit noire. Nous galopons vers la réception des bagages.<br>
          Nos sacs sont tous là, ainsi que la malle.<br>
          Nous attrapons un chariot.<br>
          Nous doublons "à la française" pour nous frayer un chemin vers les taxis, au pas de course.<br>
          Nous nous ruons vers le premier taxi, et enfournons les bagages. En même temps, j'indique la destination au chauffeur et lui demande la durée du trajet.<br>
          <br>
          "one hour" me répond-il.<br>
          <br>
          <em>What ?<br>
          I beg your pardon ?<br>
          What did you say ?<br>
          Are you kidding me ?</em><br>
          <br>
          La prod m'avait parlé de 30mn de trajet, et c'est ce qui a servi de base à mes nombreux calculs mentaux du jour.&nbsp;<br>
          Si je résume la situation, nous allons débarquer à l'heure où nous étions censés finir de tourner.&nbsp;<br>
          Dans le taxi, j'appelle les gens que nous sommes supposés filmer.<br>
          Avec un sourire de politesse dans la voix, mon interlocutrice me répond que ça va faire trop tard et que les gens ne seront plus là.<br>
          Elle me dit ça avec la même charge émotionnelle que si elle m'avait dit "je prendrais un coca zéro plutôt qu'un Pepsi light".<br>
          Je prends une inspiration et lui explique que nous avons remué ciel et terre pour venir les voir, que nous sommes en chemin depuis 8h du matin et que ce serait super si tout le monde
          pouvait faire un petit effort afin que nous n'ayons pas fait tout ça pour rien.<br>
          Un coup d'épée dans l'eau.<br>
          Elle me répond que les gens partent plus tôt le vendredi, et puis c'est le dernier week-end avant Noël, les préparatifs, tout ça...&nbsp;<br>
          Et puis de toutes façons, <em>"si vous arrivez dans une heure, vous n'aurez pas le temps d''être de retour à l'aéroport pour votre vol retour".</em><br>
          <br>
          On est en sueur, à moitié essouflés, avec 65kgs de bagages dans un taxi qui roule (à gauche) à 50mn de chez eux, et elle est en train de m'expliquer gentiment que le mieux à faire, serait
          de rentrer chez nous. Et que le plus important dans tout ça, c'est de ne pas rater le vol retour. C'est ça le but ultime de notre journée : prendre notre vol retour pour Paris.<br>
          Nous ne sommes pas une équipe de tournage, nous sommes des voyageurs galériens dont l'unique objectif est de prendre 2 avions dans la même journée.<br>
          <br>
          <br>
          <div style="text-align: center;">
            <img alt="to-shoot 0330" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/600x400/0/11/76/72/to-shoot/to-shoot-0330.JPG">
          </div><br>
          <br>
          J'ai très envie de lui expliquer qu'elle est en train de se foutre de nos gueules, de ne pas respecter notre travail et nos efforts. Au lieu de ça, j'adopte le flegme local et lui dit que
          nous sommes <em>"very, very disappointed".</em><br>
          <br>
          J'arrête le taxi, il fait demi tour, nous retournons à l'aéroport où nous recommençons le sketch du matin. Le monsieur au guichet nous annonce qu'il n'est pas possible d'enregistrer notre
          malle à steadicam de 42Kgs.<br>
          <br>
          Heureusement, j'ai préparé ma réponse : "Si monsieur, c'est possible. Nous l'avons fait ce matin pour venir de Paris". J'essaye de sourire aimablement sans paraître condescendant.<br>
          Comme il n'a rien à répondre à ça, il se lève et va consulter sa hiérarchie. Au bout de 10 interminables minutes, il revient, enregistre nos bagages et nous envoie au guichet d'en face où
          un monsieur s'applique à calculer le montant de notre taxe d'excédent de poids. Il calcule 336 livres sterling, soit 375 euros.<br>
          Si la quasi-parité Livre-euro est respectée ici, il en va autrement dans tous les commerces de l'aéroport. lorsque je tends un billet de 5 euros pour acheter un jus de fruit à 1 livre, on
          me rend gentiment 2,32 livres ! &nbsp;<br>
          <br>
          Il m'en faut davantage pour renoncer à un bon Double Whopper Cheese, qui me rappelle la douce époque où Burger King était présent en France. Nous patientons ensuite dans une salle d'arcade
          où la borne la plus récente date de 1994. A peu près l'époque où les hits d'arcade sortaient quasi simultanément sur Playstation One et Sega Saturn.<br>
          Je latte David à Sega Rally et nous nous défoulons sur Time Crisis. Après quoi nous nous rendons en salle d'embarquement où nous apprenons que notre vol est... annulé.<br>
          Ah non, j'ai lu la mauvaise ligne ! Notre vol est retardé.&nbsp;<br>
          Une demi heure, rien de grave.<br>
          Nous décollons, rentrons à Roissy, récupérons les bagages, prenons chacun un taxi.&nbsp;<br>
          Je tourne la clé dans la serrure de la porte de mon appartement à 0h15 avec la fatigue consécutive à une très longue journée... pour rien.&nbsp;
        </div>
        <p style="text-align: center;">
          &nbsp;
        </p>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 31 Dec 2009 14:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-to-shoot-or-not-to-shoot-not-to-shoot--42041238.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-to-shoot-or-not-to-shoot-not-to-shoot--42041238-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Speed filming et Loi de Murphy]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-speed-filming-et-loi-de-murphy-40646678.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Rhalalalala, de mémoire d'habitué du 48 hour film Project, je ne me souviens pas avoir rencontré autant de galères sur un tournage...
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Retour sur un week end très chargé.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    A 19h pétantes, je reçois par email les instructions du "76 heures et des bananes film project", plus connu sous le nom de "international Shootout".<br>
    Nous sommes 60 équipes internationales à participer, l'enjeu est une diffusion lors du festival de Cannes 2010.<br>
    <br>
    Beaucoup de nouveautés au programme !
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Cette année, pas d'éléments imposés.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Encore plus fort : pas de genre imposé !!
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Seul le thème est imposé : "La fin du monde".<br>
    Une autre contrainte est qu'il nous faut montrer notre ville de manière identifiable pour un étranger.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Sur le coup, je trouve ça super chouette, c'est libre, c'est ouvert, nous sommes libres, tout ça me donne envie de gambader nu sous la pluie pré-hivernale en imitant le cri rauque
    du&nbsp;<em>Phacochoerus aethiopicus</em>.<br>
    <br>
    Puis je réfléchis quelques secondes et me dis que ce n'est finalement pas si évident que cela.<br>
    <br>
    D'une part, le thème de la fin du monde est assez casse gueule. Les écueils sont nombreux, et il est difficile de représenter une fin du monde crédible avec zéro budget.<br>
    D'autre part, l'absence de genre imposé nous enlève une "glissière de sécurité". Un genre, c'est quelque chose à quoi se raccrocher. Là, on a rien du tout. On peut tout aussi bien faire une
    comédie sur la fin du monde, qu'un film d'horreur, qu'une romance, qu'un film de science fiction, etc.<br>
    Tout est permis.<br>
    Un luxe finalement inconfortable.<br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_1987.jpg"><br>
    <br>
    Dès le début de notre séance de brainstorming avec Vincent, nous évacuons d'emblée les pistes impossibles ("et si on voyait la tour Eiffel en flammes ?", "un Boeing 767 qui s'écrase contre la
    Tour Montparnasse infernale ?", hum...) et les trucs déjà vus, genre la caméra embarquée façon "REC" et "Cloverfield". D'autant plus que j'ai décidé de tourner au 7D, et qu'il n'est pas question
    de reproduire une image de caméscope grand public, sauf idée-concept génialissime.<br>
    Nous évoquons un temps la piste du buddy movie autour de 3 amis qui se réunissent et se lancent un "et si demain c'était la fin du monde, tu ferais quoi &nbsp;toi ?".<br>
    L'idée nous plaît, mais ça manque un peu d'enjeux dramatiques, tout est à inventer dans un laps de temps trop réduit.<br>
    &nbsp;<br>
    Nous décidons finalement de partir sur la piste du huis clos avec un personnage terré dans un bunker car... c'est la fin du monde.&nbsp;<br>
    Nous écrivons le scénario, et commençons à nous mettre à le recherche d'une cave, ou tout lieu évoquant le bunker personnel improvisé.&nbsp;<br>
    Très vite, nous avons une piste solide pour une cave immense (50m2) du côté de Melun. Il s'agit de la maison des parents d'une amie, de la part desquels nous attendons une réponse le samedi matin
    à la première heure.<br>
    L'idée nous enchante, nous allons nous coucher aux alentours de 2h30 du matin.<br>
    <br>
    <strong>1ère mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    Le lendemain matin à 9h30, la nouvelle tombe : la cave n'est pas disponible.<br>
    Arrghhh, vite, il nous faut un plan B.<br>
    Tout le monde &nbsp;mitraille ses contacts d'appels téléphoniques&nbsp;et Laure, mon assistante réal,&nbsp;trouve un "box" en proche banlieue parisienne.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    L'endroit n'est pas féérique, mais il ressemble beaucoup à une cave moderne, sols et murs en béton.<br>
    L'avantage : nous avons accès à un appartement vide dans l'immeuble, pour les pauses pipi et les pauses régie.<br>
    <br>
    Pas le temps de tergiverser, il faut y aller. Toute l'équipe a rendez vous à la Défense à 11h du matin, pendant que Vincent vient me chercher en voiture. Je suis chargé comme une mule de l'espace
    : camera, valise d'objectifs, enregistreur numérique, perche, micro, mini skater pour les travellings, mandarines, trépied, steady tracker, réflecteurs, accessoires de décoration...<br>
    Le temps de traverser Paris, nous sommes un peu en retard.<br>
    Sur le chemin, Benoit, le chef op', m'appelle.<br>
    <br>
    <strong>2e mauvaise nouvelle<br></strong><br>
    Il est sur le décor et trouve que le plafond est bas.<br>
    Très bas.<br>
    Trop bas pour installer les mandarines.<br>
    Il suggère donc d'utiliser des lampes ordinaires, de bureau, de chevet, etc... pour créer plusieurs petites sources lumineuses.<br>
    très bien.<br>
    Sauf que personne n'a ça avec lui.<br>
    Nous arrivons sur place pour que je puisse valider le plan B de Benoit et direction Castorama.<br>
    En route, Laure m'appelle.<br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_0892.jpg"><br>
    <br>
    <strong>3e mauvaise nouvelle<br></strong><br>
    L'équipe a essayé de brancher une manda sur une prise du parking : il n'y a pas de courant.<br>
    Il va nous falloir un prolongateur pour nous brancher ailleurs.<br>
    On continue notre chemin vers Castorama.<br>
    <em>Chez Casto, y'a tout ce qu'il faut.</em><br>
    Nous trouvons des lampes, des ampoules, un prolongateur électrique de 40 mètres, une table et des tréteaux pour accessoiriser le décor.<br>
    15 minutes et 120 euros plus tard, nous repartons.<br>
    Sur le chemin, je reçois un MMS d'un ami qui me propose de tourner dans sa cave, photos à l'appui. Le décor est fantastique, très cinégénique, et situé en plein Paris.<br>
    Dilemme.<br>
    Il est déjà presque 14h, on n'a pas encore commencé à tourner.<br>
    S'il faut changer de décor maintenant, déplacer toute l'équipe et tout le matériel, c'est un coup à commencer le tournage à 17h... Difficilement envisageable.<br>
    <br>
    Nous décidons de rester dans notre box et d'attaquer après l'inamovible pause déjeuner.<br>
    Après une agréable collation, nous relions le prolongateur à une prise de courant de l'immeuble.<br>
    Le premier "moteur... action !" est lancé juste avant 15h30, ce qui constitue mon nouveau record personnel du "tournage qui démarre le plus en retard". Jusqu'alors, le record était détenu par le
    tournage d'Adrénaline, sur lequel des galères de kit mini 35 nous avaient contraint de démarrer à 13h.<br>
    <br>
    <strong>4e mauvaise nouvelle<br></strong><br>
    L'endroit est moins calme que prévu. On ne compte plus les bruits d'ascenseurs, les passages de véhicules, quand ce ne sont pas des bruits d'avions... Toutefois, nous parvenons à enregistrer
    quelques sons propres.<br>
    Nous sommes au milieu d'une scène, lorsque la gardienne de l'immeuble vient nous voir. Avec sa voix de crécelle, elle nous annonce la<br>
    <br>
    <strong>5e mauvaise nouvelle<br></strong><br>
    Des habitants de l'immeuble se seraient plaint du fait que nous nous étions branchés à la prise de courant de l'immeuble. Il nous faut donc cesser tout de suite.<br>
    Je me retiens de lui faire avaler la valise d'objectifs avec du piment antillais dessus et me rappelle que nous avons accès à un appartement juste au-dessus. Nous déroulons donc notre
    prolongateur de 40 mètres jusqu'à l'appart', branchons la prise et recommençons à tourner.<br>
    Le tournage avance bien, l'équipe assure.<br>
    Laure pense à tout, Tiffany maquille Vincent aux petits oignons. Ce dernier livre une performance d'acteur assez impressionnante (il tient la baraque à lui tout seul), Benoit soigne sa lumière
    pendant que je cajole le cadre, Yohann semble assurer au son, Seb et Jean Gab sont là dès qu'on a besoin d'eux, ça roule.<br>
    <br>
    Pourtant, j'ai ce sentiment récurrent en 48h film project, celui de faire beaucoup trop de concessions à la qualité.<br>
    Le temps fait défaut, et on sent qu'on "n'a pas le temps" de peaufiner le scénario, qu'on a pas le temps de choisir LE bon décor ni les bons accessoires, qu'on a pas le temps de refaire 27 fois
    LE travelling que je souhaiterais parfait, etc...<br>
    Cette succession de concessions m'emmerde de plus en plus. Je commence à avoir envie de prendre le temps de faire les choses du mieux possible <em>dans l'absolu,</em> plutôt que d'essayer de les
    faire du mieux possible <em>dans le temps imparti.<br></em>C'est assez différent.<br>
    <br>
    <img width="667" height="1000" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_0898.jpg"><br>
    <br>
    A 20h30, notre ingé son, Yohann, doit partir. Jean-Gab le remplace au pied levé.<br>
    Nous enchainons jusqu'à 22h, quand arrive la&nbsp;<br>
    <br>
    <strong>6e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    Je n'ai presque plus de cartes mémoires pour filmer. Il faut décharger. Pas de lecteur Compact Flash sur l'ordi portable que nous avons sous la main, voilà qui nous amène à la&nbsp;<br>
    <br>
    <strong>7e mauvaise nouvelle<br></strong><br>
    Comme un imbécile doublé d'un poisson rouge amnésique, j'ai oublié de prendre un&nbsp;lecteur de cartes Compact Flash. Voilà donc le topo :<br>
    Nous avons tourné 36Go de rushes. Il me reste deux cartes de 2Go, et une carte de 1Go.<br>
    Soit 5 Go.<br>
    Soit moins de 15 minutes à tourner...<br>
    Vu le nombre de plans qu'il nous reste à tourner, c'est clair que nous n'y arriverons jamais.<br>
    C'est là que Stéphane, ami possesseur d'un Canon 7D qui était venu sur le tournage avec son matériel pour nous faire bénéficier d'une 2e caméra, me propose de me prêter sa carte mémoire de
    8Go.<br>
    Fantastique !<br>
    il vient de nous sauver la vie.<br>
    <br>
    Nous continuons jusqu'à minuit, heure à laquelle Benoit, le chef op', doit partir. Il est remplacé au pied levé par Sébastien, véritable couteau suisse humain.<br>
    <br>
    Seb, c'est bien.<br>
    <br>
    Nous enchainons et bouclons le tournage peu après 2h du matin.<br>
    <br>
    Après avoir déposé Laure et une partie du matériel dans le 19e arrondissement, nous filons du côté du Marais, chez Audrey, la monteuse.<br>
    La pauvre Audrey nous a attendu toute la soirée, elle a acheté un iMac 27 pouces (wooow !) flambant neuf l'après midi même, et y a installé Final Cut Pro.<br>
    Elle est dans les starting blocks.<br>
    Nous arrivons chez elle peu après 3h du matin.<br>
    Après 5 minutes de pause réglementaire, je sors les cartes mémoires et commence à chercher le lecteur de cartes de l'iMac. J'en trouve un.&nbsp;<br>
    <br>
    "Tiens c'est bizarre, il est tout petit..."<br>
    <br>
    <strong>8e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    l'iMac ne comporte qu'un seul emplacement pour lire les cartes mémoires. Et il s'agit d'un emplacement pour les SD cards. Mauvaise pioche.<br>
    Réfléchissons...<br>
    J'ai 3 options.<br>
    <br>
    <strong>1 - je fais l'aller-retour chez moi pour récupérer le lecteur de cartes.</strong><br>
    <br>
    Mouais, bof. J'ai 18h de galères dans les pattes, je suis pas très motivé pour faire le yoyo dans Paris à une heure aussi avancée de la nuit.<br>
    <br>
    <strong>2 - je rentre chez moi, transcode les rushes en MPEG2 et monte sur Premiere Pro CS4<br></strong><br>
    Mouais, bof. C'est dommage d'avoir sollicité une monteuse qui bosse sur Final Cut, installé sur un iMac tout neuf pour finalement faire le montage sur un Premiere installé sur un ordi portable
    poussif...<br>
    <br>
    <strong>3 - je rentre chez moi, transcode les rushes en MPEG2, fait dodo, et revient chez Audrey le lendemain avec mes fichiers sur un disque dur externe.<br></strong><br>
    Je vois des mots magiques dans cette phrase : "je fais dodo". Vendu, on fait ça.<br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_0886.jpg"><br>
    <br>
    Je rentre donc chez moi aux alentours de 4h du matin.<br>
    Je transfère mes rushes. Comme l'une de mes cartes n'est pas très rapide et que mon lecteur de cartes ne l'est pas davantage, je boucle l'opération vers 6h40 du mat'.<br>
    Je lance ensuite un traitement de lot sur l'excellent Adobe Media Encoder et vais me coucher à 7h du matin.<br>
    <br>
    10h30, je me réveille d'un coup.<br>
    <br>
    Je file voir l'état de l'encodage. Le travail a bien avancé, mais certains encodages ont planté. je les relance.<br>
    C'est interminable. Je décolle finalement de chez moi à 14h30...<br>
    <br>
    15h, j'arrive chez Audrey.<br>
    <br>
    Nous importons ses rushes dans Final Cut et c'est la&nbsp;<br>
    <br>
    <strong>9e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    ça saccade !!<br>
    Les rushes saccadent et sont interprétés en 24 images secondes. C'est incompréhensible dans la mesure où j'ai utilisé un preset d'encodage en 1080 25P, en 25 images par secondes donc.&nbsp;<br>
    On tergiverse un peu, puis on essaye d'importer les <span style="text-decoration: underline;">rushes d'origine</span> et là, surprise, ça MARCHE PARFAITEMENT.<br>
    Tous les forums anglo-saxons du net préconisent de transcoder les rushes du 7D avant de les monter or là, je vois de mes propres yeux que Final Cut associé à l'iMac 27'' gèrent parfaitement le
    format. C'est sidérant, et c'est en même temps la&nbsp;<br>
    <br>
    <strong>10e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    J'ai perdu un peu plus de 7h à transcoder pour rien. Dans l'absolu, ce n'est pas très grave. Dans le cadre d'un 48h film project, c'est un peu plus problématique.<br>
    Nous nous mettons au boulot avec Audrey. Il s'agit d'abord de synchroniser le son et l'image, tâche ingrate mais nécessaire, dont Audrey s'acquitte assez rapidement compte tenu du grand nombre de
    rushes que je lui ai ramené.<br>
    <br>
    Nous commençons à monter les passages où le personnage principal se filme, il tient un journal de bord vidéo.<br>
    Les premières heures avec un/e monteur/euse qu'on ne connait pas sont décisives. C'est là qu'on se rend compte si le courant passe, si l'entente est bonne, si les compétences sont là, si'il y a
    des propositions et dans quelle mesure elles sont pertinentes, si le rapport au travail est similaire, etc...<br>
    <br>
    Jusqu'ici tout va bien, je prends peu à peu confiance. Mes rushes semblent dans de bonnes mains. C'est sur ces considérations que je la laisse continuer seule à déblayer le premier montage,
    pendant que je file tourner les plans en extérieur.<br>
    Parmi les contraintes de réalisation du film, il était impératif de voir la ville de tournage du film, de manière à ce qu'elle soit reconnaissable aux yeux d'un étranger.<br>
    La vache !<br>
    <br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_0836.jpg"><br>
    <br>
    D'emblée, j'avais décidé d'éviter les plans "carte postale" les plus évidents : Tour Eiffel, Sacré Coeur, Arc de Triomphe, Pyramide du Louvre, Champs Elysées, etc... pour me rabattre sur un
    endroit typiquement parisien mais plus intéressant à mes yeux : <b>Pigalle</b>.<br>
    <br>
    Pigalle, ses lumières, le Moulin Rouge, Le Folie's, ses grappes de touristes qui paraissent perdus entre les clodos, les types louches, la caillera locale, les sex shops et les restaurants
    grecs.<br>
    Je trouve ce cadre beaucoup plus intéressant.<br>
    C'est en équipe très réduite (Vincent et Laure) que nous sommes allés tourner une trentaine de plans caméra à l'épaule. J'ai encore été scotché par les performances du canon 7D en basse lumière.
    Associé aux optiques d'exception que m'avaient gracieusement prêté les copains de <a href="http://www.buffalocorp.fr/" target="_blank">Buffalo Corp</a>, la sensibilité est sidérante. En pleine
    nuit, je tournais à 400 ISO en me demandant si je n'allais pas avoir des zones surexposées dans mon image.<br>
    Tout cela contraste grandement avec mes précédents tournages au kit mini 35 ou j'étais constamment obligé d'utiliser de la lumière additionnelle pour les extérieurs nuit, histoire de pallier au
    manque de sensibilité du couple camescope + kit mini 35.<br>
    Nous avons tourné nos plans sans encombres, même si certains badauds nous ont interpellé.<br>
    Le temps d'attraper un dernier métro, j'étais au lit aux alentours de 2h du matin.<br>
    <br>
    8h, réveil.<br>
    J'ouvre ma boite mail et y trouve un mail d'Audrey. Elle me dit que son ordi a commencé peu à peu à ramer et qu'elle pense que c'est lié au fait qu'on monte directement les rushes d'origine du
    7D.<br>
    <br>
    <strong>11e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    Les forums anglo-saxons ne mentaient pas. Elle a été obligée de tout convertir en "Apple Pro Res 422", un codec de compétition qui multiplie par 4 (!!) la taille des fichiers originaux, mais
    permet de les monter et les post traiter à loisir. Elle a donc été contrainte d'arrêter de monter peu de temps après mon départ, malgré son envie d'en découdre, et a lancé l'encodage avant
    d'aller se coucher vers 3h30.<br>
    6h plus tard, tout était transcodé, je me pointe à 10h avec les croissants et les choses sérieuses ont pu commencer.<br>
    Et là, ça a été le panard intégral.<br>
    Au vu des rushes, j'avais des doutes quant à la forme finale du film. Les rushes me plaisaient, mais j'ai vite compris que certaines scènes ne fonctionneraient que grâce à un montage inspiré,
    capable de surligner l'état de fragilité psychique du personnage.<br>
    Un montage planplan aurait engendré un film plat et décevant. Et sur ce point, Audrey a répondu à toutes mes attentes. Elle a su, dans l'urgence, créer de toutes pièces des instants assez
    hypnotisants à mon goût, par la juxtaposition de plans à la durée soigneusement étudiée et le truchement de quelques éléments de sound design disposés à bon escient.<br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_6730.jpg"><br>
    <br>
    C'est incroyablement fascinant d'être le spectateur de la naissance de son propre film, lorsque les scènes prennent vie sous les clics de la souris de quelqu'un d'autre que soi.&nbsp;<br>
    Nous avons bouclé une première ourse dans l'après midi, puis avons retravaillé, peaufiné, très légèrement étalonné pour terminer le montage vers 21h30. il nous manque alors un élément graphique à
    inclure, j'appelle Philippe, un ami ceinture noire de Photoshop, qui m'envoie un fichier dans les 5 minutes, nous l'incluons au montage, revérifions les niveaux sonores et lançons un export en
    H264 à 22h22.<br>
    <br>
    Et soudain, c'est la&nbsp;<br>
    <br>
    <strong>12e mauvaise nouvelle</strong><br>
    <br>
    Le logiciel nous annonce 20 minutes d'encodage... puis 23 minutes... puis 27 minutes... puis 34 minutes... puis 45 minutes !!! S'il continue comme ça, nous sommes potentiellement hors délai !<br>
    C'est très frustrant d'être aussi proche du but et de dépendre du bon vouloir d'un encodage capricieux.<br>
    Tout en faisant des calculs de durée, nous suivons la progression de l'encodage, dont la durée estimée reste bloquée à 45 minutes.&nbsp;<br>
    La tension monte.<br>
    Puis, à 22h55, la durée estimée chute d'un coup, la barre de progression s'anime soudain, la tâche s'achève en l'espace de quelques dizaines de secondes.<br>
    Nous gravons le DVD, faisons une copie de sauvegarde sur une clé USB, mettons le tout sous enveloppe dans laquelle Laure a déjà enfourné toute la paperasse administrative et nous filons en
    voiture en direction du bureau de Poste du Louvre.<br>
    La poste centrale du Louvre présente la particularité d'être le seul bureau de Poste de France à être ouvert 24 heures sur 24. C'est là bas qu'avant l'avènement de la télé-déclaration,
    s'agglutinaient tous les parisiens qui envoyaient leur déclaration d'impôts à la toute dernière minute.<br>
    Si nous y allons nous aussi, c'est que parmi nos contraintes figure celle d'expédier le film le lundi 7 décembre à l'heure de notre choix, <em>le cachet de la poste faisant foi</em>.&nbsp;<br>
    <br>
    Nous obtenons le précieux cachet à 23h40, épuisés, mais heureux d'avoir pu boucler dans le temps imparti.<br>
    <br>
    Au final, je retiendrai plusieurs choses de ce dernier 48 hour film project :<br>
    <br>
    - mieux vaut disposer de plusieurs lieux de tournage différents, quitte à décommander, plutôt que tirer des plans sur la comète en se polarisant sur un seul endroit.<br>
    <br>
    - il est bon qu'un membre de l'équipe ne fasse QUE de la gestion de médias (cartes mémoires and co), ça évite les mauvaises surprises de dernière minute<br>
    <br>
    - J'ai de + en + envie de prendre le temps de faire des films. Un peu marre de bâcler dans l'urgence, même si l'effervescence reste excitante et motivante.<br>
    <br>
    - Le panard de travailler avec un(e) monteur/euse qui apporte une forte valeur ajoutée au projet. &nbsp;En faisant l'addition de toutes les compétences "à forte valeur ajoutée" (comprendre :
    "tous les collaborateurs qui proposent des choses sur le tournage"), on se sent vraiment dans la peau d'un chef d'orchestre en dialogue constant avec des "talents". C'est un échange dont la
    qualité et la richesse nourriront le film à tous les étages.&nbsp;<br>
    <br>
    On est loin de l'archétype du réalisateur qui, du haut de sa tour d'ivoire, aboie ses idées géniales (dont il a l'exclusive paternité) à des collaborateurs pendus à ses lèvres.&nbsp;<br>
    <br>
    Et si c'était ça, la réalité idéale ?&nbsp;<br>
    <br>
    <img width="700" height="466" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/PREBLOC/PREBLOC_0837.jpg">&nbsp;&nbsp; &nbsp;
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Dec 2009 16:20:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-speed-filming-et-loi-de-murphy-40646678.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-speed-filming-et-loi-de-murphy-40646678-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pile ou Face]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-34087140.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div style="text-align: justify;">
      J'ai participé hier au tournage d'un court-métrage intitulé "Pile ou Face", réalisé par Morgan Dalibert, membre de la <a href="http://www.buffalocorp.fr/art/" target="_blank">Buffalo Corp</a>.
      Le tournage s'est déroulé en extérieur jour, dans le 18e arrondissement, entre Lamarck et les Abbesses.<br>
      <br>
      Une fois n'est pas coutume, j'ai eu une réplique à sortir face caméra : mon heure de gloire avait sonné.<br>
      A chaque fois que je "fais le comédien" (avec tous les guillemets qu'il faut), je me rends compte à quel point les choses les plus simples peuvent devenir compliquées.<br>
      <br>
      Récapitulons : la scène impliquait des badauds qui misaient de l'argent sur des paris en pleine rue, un peu comme le font les joueurs (pigeons ?) de bonnetot.&nbsp; Le personnage principal
      pariait qu'il réussirait tout le temps à faire retomber une pièce de monnaie sur son côté "face" et les badauds pariaient le contraire, gros billets à l'appui.<br>
      Face à la réussite insolente du protagoniste, je devais lâcher un "putain, la chance..." quelque peu désabusé.<br>
    </div><br>
    <br>
    <table style="width: 90%; text-align: center;" border="0">
      <tbody style="text-align: left;">
        <tr style="text-align: left;">
          <td style="text-align: left;">
            <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/tournages/tournages_0230.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="450"><br>
          </td>
        </tr>
        <tr style="text-align: left;">
          <td style="text-align: center;">
            <b>Morgan Dalibert au cadre et Alban Lenoir à la perplexité<br></b>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table><br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      "Ho, Gilles ! T'as 3 mots à dire ! Va pas nous raconter que c'était difficile..."<br>
      <br>
      Ben en fait, ça l'était.<br>
      <br>
      Le réalisateur, un peu à la bourre sur son planning, comme dans tout tournage qui se respecte, ne m'avait que très rapidement dirigé, m'incitant à aller du côté de l'étonnement.<br>
      <br>
      Tadam, exercice pratique spécialement pour toi, lecteur : Essaye de dire "putain, la chance" en prenant un air étonné.<br>
      vas-y fais-le...<br>
    </div>Do it !<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <div style="text-align: justify;">
      Non, ne lis pas la suite avant de l'avoir fait, s'il te plait.<br>
      On ne triche pas.<br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      Ça y est ? Parfait.<br>
      <br>
      Naturellement, tu vas soit hausser le ton pour souligner ton grand étonnement, soit laisser trainer le "chaaaance" pour marquer ta stupéfaction. C'est ce que j'ai fait sur la première
      prise.<br>
      Puis j'ai réfléchi et me suis dit que si le badaud était là depuis quelques temps déjà (ce que le contexte laissait supposer), il devait avoir assisté à plusieurs manifestations de chance à la
      suite, et devait être plus proche de l'écoeurement que de la surprise.<br>
      Par conséquent, et comme le réalisateur ne m'avait pas donné de nouvelles indications entre les prises, j'ai essayé de jouer plutôt la lassitude.<br>
      <br>
      A ton tour lecteur, lectrice.<br>
      Déclame à voix haute "putain, la chance" en exprimant la lassitude, l'écoeurement face à tant de chance insolente et répétée.<br>
      <br>
      ça y est ?<br>
      <br>
      Bon normalement, tu dois soit expirer de manière plus ou moins sonore en sortant ta réplique, soit la "sous-prononcer", comme si tu te parlais à toi même plutôt qu'à autrui.<br>
      Comme si, inconsciemment, <em>tu t'attendais au résultat.</em><br>
      <br>
      A choisir la surprise ou la lassitude, on obtient deux choses finalement très différentes à l'image. Comme je n'ai pas fait l'actor studio, on a dû bien évidemment faire d'autres prises, où
      j'ai privilégié la piste de la lassitude. Au final, le réalisateur semblait préférer la première prise.<br>
      Comme eut ajouté feu (télévisuellement parlant) Evelyne Thomas : "c'est son choix".<br>
      Car au final, c'est toujours de la sensibilité du réalisateur dont dépendra le choix final.<br>
      <br>
      Tout cela pour dire que jouer la comédie, à moins de posséder un naturel hors du commun,&nbsp; se révèle être un exercice particulièrement délicat dès lors que l'on se met à réfléchir au
      contexte et aux intentions du personnage. Que je sois derrière ou devant la caméra, j'aime aborder le processus de jeu, "d'acting", en l'intellectualisant. J'aime me demander pourquoi un
      personnage devrait réagir de telle manière plutôt qu'une autre. Certains comédiens rejettent cette démarche et préfèrent jouer à l'instinct. Mais du haut de ma modeste expérience, j'ai le
      sentiment que la majorité des comédiens avec lesquels j'ai pu travailler, aiment à discuter des motivations de leur personnage.<br>
      <br>
      J'espère que ces petites expériences enrichissantes me donneront un surcroit d'empathie et matière à réfléchir, la prochaine fois où je serai amené à diriger un comédien.<br>
      <br>
      "Ecoute, tu fais pas chier, tu dis "putain, la chance", et pis c'est tout !"<br>
      <br>
      P.S. J'ai mis à profit ma présence sur le plateau pour observer l'équipe travailler avec ce bel engin qu'est la RED, et j'en ai profité pour taper la discut' avec <a href=
      "http://www.albanlenoir.com/" target="_blank">Alban Lenoir</a>, comédien sympathique qu'on a vu se faire savater par Liam Neeson dans "Taken" ou jouer des vannes et des biceps dans "Kaamelot"
      et&nbsp; "Hero Corp".<br>
    </div><br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Jul 2009 09:24:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-34087140.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-34087140-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un nouveau clip dans la boîte]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33505113.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    « Ah, c’est quand même bien une bonne journée de tournage », voilà ce que je me suis dit, en substance, à l’issue de la journée de samedi.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Be kind, rewind, on rembobine et on raconte depuis le début.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Vu le morceau à clipper, un titre salsa Rn’B assez dansant que d’aucuns qualifieront, à raison, de « très commercial », je désirais éviter autant que possible les clichés que peut potentiellement
    inspirer ce style de musique.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Ouste les boîtes de nuits habituelles avec brochettes de nanas sur le dance floor et chanteur assis à une table entre une grosse bouteille de whisky et une autre brochette de naïades légèrement
    vêtues.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Exit les plans sur la plage ambiance club med et revival de la lambada.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Adieu les lofts familiaux décorés au petit bonheur la chance.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Nous avons opté pour un studio… photo.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Un grand studio à fond blanc, intemporel et impossible à connoter de quelque manière que ce soit. L’idée m’était venue en visionnant des clips de Rn’B par douzaines, durant la prépa.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Les clips en appartement et en boîte de nuit véhiculaient tous un côté un peu kitsch, soit par la déco (généralement très tape à l’œil) soit par le caractère caricatural et profondément cliché du
    lieu (combien de clips ont été tournés dans des boites de nuit ?).
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    A l’inverse, les clips sur fond uni (le plus souvent étalonnés en noir et blanc) avaient ce je ne sais quoi de classieux, qui rendait leur visionnage beaucoup plus agréable.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Je me suis dit qu’en variant suffisamment les valeurs de plans et les ambiances lumineuses, nous pourrions faire quelque chose de dynamique sans avoir à changer 72 fois de lieu à l’écran.<br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img width="600" height="399" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/toi-et-moi_4764.jpg">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    La journée a démarré tranquillement à 9h du matin. J’ai retrouvé sur place la fine équipe au complet : Laure Duval et ses deux casquettes (assistante réal – régisseuse), Benoit Feller à la
    lumière, Gaël Carrière le chef électro, Tiffany Fouqueil au maquillage et Laurent Ripoll, fraîchement diplômé d’un BTS de cadrage, qui venait filer un coup de mains multi supports (photos de
    plateau, making of, assistant régie, électro, rien que ça).
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Mickael et Arnaud, les initiateurs (et producteurs) du projet sont arrivés vers 9h20, en compagnie du chanteur, Phil.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Le temps d’envoyer Phil au maquillage et de terminer l’installation lumière, nous avons commencé à tourner aux alentours de 10h20.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    D’emblée, je suis agréablement surpris par Phil.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Il faut savoir qu’il y a deux types de mauvaises surprises possibles, au début du tournage d’un clip :<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    1 – le chanteur/la chanteuse ne connaît pas les paroles
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    2 – le chanteur/la chanteuse n’est pas à l’aise avec son corps et/ou face à la caméra<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Le premier problème peut se régler en 20 minutes.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Le deuxième ne se règle pas, c’est à peu de choses près la pire chose qui puisse arriver au tournage.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Pour ces raisons, j’ai été ravi de constater que non seulement Phil connaissait les paroles sur le bout des doigts, mais qu’il était parfaitement à l’aise face à la caméra et ce, dès les
    premières prises de la journée.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Nous avons donc enchainé des plans larges sur lui, en le faisant changer de tenue toutes les 2 ou 3 prises, avant de passer à des plans plus serrés, après un léger ajustement de la lumière.<br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/Gilz-clipr-b--71-.jpg" class="CtreTexte" height="900" width="600">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    C’est là qu’est arrivée Emilie, la « choriste ». Pourquoi des guillemets ? Parce que la véritable choriste n’était pas disponible samedi matin, et les producteurs ont dû trouver en urgence une
    remplaçante au pied levé. Ils ont activé leurs réseaux, cherché, cherché et demandé à leurs amis de chercher eux aussi.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Ils ont fini par trouver quelqu’un la veille du tournage, par l’intermédiaire de quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui…
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Résultat : il y a eu de la perte d’information au passage, et Emilie n’a pas été briefée sur ce qu’on attendait d’elle. En clair, elle pensait venir faire une petite figu (genre je danse dans un
    coin de l’image parmi une foule de 35 personnes). Elle s’est retrouvée à devoir faire TOUS les playbacks de TOUS les chœurs sur un morceau qu’elle ne connaissait pas.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Dans ces conditions, autant dire que c’était pas gagné d’avance. D’autant plus que chanteuse, c’est pas du tout son métier et qu’elle n’était pas spécialement à l’aise face à la caméra, ce que je
    comprends parfaitement. A sa place, je n’en aurais pas mené large non plus.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Elle a fait ce qu’elle a pu, sous mes encouragements, mais je suis persuadé que le résultat eut été bien meilleur si elle avait pu avoir le morceau la veille au soir, histoire de bachoter un peu
    avant l’examen.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Les danseuses ont fait ensuite leur apparition. 4 petites minettes qui ne payent pas de mine au premier abord, mais qui changent du tout au tout lorsqu’elles se retrouvent sur scène. Chorégraphie
    au poil, mouvements sensuels, et tenues de rechange sexy à souhait : voilà plus qu’il ne m’en fallait pour shooter des inserts très « caliente ».&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Pour les inserts, j’ai donné une seule consigne à Benoit, au cadre : « Benoît, je veux que tu poses un oeil lubrique dans l’oeilleton de cette caméra ».
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Après tout, il s’agissait de la même démarche que lorsqu’on a tourné « Ekolopathe ». En tirant au sort « film d’horreur », je voulais absolument assumer le genre et ne pas l’aseptiser.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Là, on me confie un clip sensé véhiculer un minimum de la sensualité propre à la salsa, on me colle des jolies danseuses en face de la caméra, il faut assumer et &nbsp;rendre grâce aux courbes
    des corps en mouvement. Je pense que vous partagerez mon avis.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/S-quence-01.jpg" class="CtreTexte" height="506" width="900">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <br>
    C’est là qu’un grand problème est apparu : les chaussures à talons des danseuses laissant des grandes marques noires sur le sol blanc, et ces marques se voyaient à l’image, comme le nez au milieu
    de la figure.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Le responsable du studio nous a proposé de repeindre le sol en blanc (il estimait la durée du travail à 40mn, peinture + séchage). J’ai préféré la bonne vieille technique de la serpillère et du
    savon. 10 minutes plus tard, nous recommencions à tourner.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Après les plans sur les 4 danseuses, nous avons pensé à Noella, jolie brin de fille post-teenage à l’apparence timide, qui se tenait sagement dans un coin du studio depuis la fin de la matinée.
    Elle disait savoir danser la salsa, mais nous l’avions plus ou moins oubliée. De par son statut « d’extra », elle n’était initialement pas prévue dans le plan de travail. Nous avons quand même
    décidé de la faire danser, « pour voir ».
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Moteur, musique, action.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Et showtime.<br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img width="600" height="400" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/Gilz-clipr-b--172-.jpg">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    En quelques fractions de secondes, la gamine timide est devenue une tigresse du dance floor. Regard déterminé plongé dans la caméra, pas de danse techniquement affutés, mouvements sensuels debout
    ou au sol, Noella a littéralement enflammé le studio. Sous les applaudissements de l’équipe, nous avons tourné des plans plus serrés. Si j’avais su, je l’aurais filmée un peu plus tôt, histoire
    de la voir avec plusieurs tenues différentes.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Ont suivi les chorégraphies garçons-filles, nous avons enquillé les plans tout l’après midi lorsqu’une nouvelle personne nous a rejoint. Coup de théâtre : il s’agissait de Sabrina, la vraie
    choriste !
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Je n’étais pas au courant de sa venue et ne l’avait pas prévue dans mon plan de travail. Mais j’ai tout de suite remarqué qu’elle était plutôt jolie, les traits fins, et je me suis dit qu’elle
    pourrait bien être meilleure que sa « doublure malgré elle » du matin. J’ai donc proposé de tourner quelques plans sur elle.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Dès les premières secondes d’enregistrement, ce fut la révélation.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Elle connaissait les paroles par coeur (forcément), était très à l’aise face à la caméra et son visage passait très bien à l’image. J’ai donc shooté un peu plus de plans que prévu avec elle, ce
    qui a eu pour conséquence d’accentuer davantage le retard déjà pris sur le planning.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Bilan : je me suis retrouvé à 19h20 avec encore toute une série de plans à tourner sur fond noir (tout le reste avait été fait sur fond blanc), alors que nous devions rendre le studio à 20h.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Pas bien Gilles, pas bien du tout.<br>
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/toi-et-moi_4781.jpg" class="CtreTexte" height="399" width="600">
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans le même temps, des figurants convoqués par la prod manifestent des signes d’impatience. On leur avait dit qu’ils apparaitraient dans le clip. Je n’ai rien contre, mais j’ai un clip à
    terminer. L’essentiel d’abord.<br>
    C’est quelque chose que j’apprends au fil des tournages. C'est comme lorsqu'on a tout à coup une idée enthousiasmante en tournant une scène et qu'on décide de la tourner sur le champ. Lorsqu’une
    « idée géniale » survient, il est impératif de se demander si il est essentiel de la tourner ou si c’est du bonus.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    La plupart du temps, c’est du bonus et il faudra la mettre de côté, le temps de tourner les plans essentiels au montage.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    C’est difficile, ça demande de l’auto-discipline (et j’en manque parfois sur un tournage où je suis bien souvent comme un gamin enfermé dans un magasin de jouets un 23 décembre), mais il faut s’y
    tenir sous peine de flinguer le plan de travail ou pire : manquer de plans au montage.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Retour au studio.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    19h20 : Nous avons mis le turbo, installé la lumière, tiré le rideau noir et shooté d’autres plans sur Phil. C’est là que m’est revenue une idée que j’avais eue durant la préparation : faire
    chanter Phil en playback sur le morceau en accéléré (vitesse 200%) pour obtenir un effet intéressant au montage. J’avais déjà utilisé cette technique pour les playbacks de « Never be alone » sur
    la fausse pub Hoaxbuster.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Du coup, j’avais prévu le coup et apporté un enregistrement du morceau en vitesse 200%.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Je briefe le chanteur en lui expliquant que je vais lui demander quelque chose de très difficile à faire, qui n’était pas prévu, et que s’il n’y arrive pas, ce ne sera pas grave du tout, on
    essaye pour voir, patati patata.<br>
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    De bonne volonté, il me répond qu’il va essayer.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Je lance le morceau après que Benoit ait lancé l’enregistrement en 50 images par seconde, et là, je découvre avec stupéfaction que Phil chante PARFAITEMENT le playback en double vitesse. C’est
    littéralement ahurissant. Du coup, j’ajuste mon effet, et refais quelques prises où je lui demande faire des mouvements très lents tout en chantant très vite, histoire d’accentuer l’effet.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Phil y arrive sans problème. Le problème, c’est la technique. La carte mémoire étant pleine, Benoit efface quelques clips manuellement (dans un accès de paranoïa de fin de tournage, j’ai refusé
    qu’il formate toute la carte, malgré la sauvegarde que nous avions déjà faite vers un disque dur externe en fin d’après midi). Et lorsque nous reprenons l’enregistrement, nous ne remarquons pas
    que la caméra s’est remise en mode d’enregistrement normal, en 25 images par seconde et non en 50 pour obtenir un ralenti. Du coup, les 2 prises suivantes sont bonnes pour Phil, mais pas bonnes à
    la caméra.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Lorsque nous nous en apercevons, il est 19H55.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    5 minutes pour boucler, nous shootons un danseur et une danseuse sur fond noir, et nous remballons le matériel.&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Damn it !
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Avec 1/2h de rab’, j’aurais pu refaire mes plans au ralenti.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    J’en ai quand même un ou deux, mais ce ne sont pas les meilleurs.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Avis définitif au montage.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Le bilan de cette journée est donc très positif. Je crois que c’est la première fois que je passe une journée à la fois très productive (on a shooté une bonne cinquantaine de plans), dans une
    très bonne humeur générale (aucune tension détectée) et paradoxalement assez confortable pour moi qui ai passé 90% de mon temps affalé dans un canapé confortable, les yeux rivés sur un magnifique
    écran de contrôle HD.<br>
    Et je suis très fier d'avoir résisté à la tentation de mettre un ventilateur dans les cheveux des danseuses pour les gros plans ;-)<br>
    Seule semi-déception : le ring light, qui donne un effet soit trop prononcé, soit trop discret, mais dont la valeur ajoutée m'a parue bien faiblarde, en deça de ce que j'imaginais.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    J’ai beaucoup aimé m’occuper des personnes à filmer, essayer de les mettre en confiance, les encourager à donner le meilleur d’eux-mêmes, faire en sorte que tout se passe bien en même temps
    d’être sûr d’obtenir ce que je voulais à l’image.
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Il y a un aspect très humain dans le métier de réalisateur, qui me plaît beaucoup, en sus de l’aspect technique (« vas y Ben, on va le shooter en longue focale, rajoute du neutre et ouvre le
    diaph’, je veux que ça floute à mort en arrière plan ! »).
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Et lorsque que vous avez en prime de jolies danseuses sur le plateau, plus aucun doute n’est permis : vous faites le plus beau métier du monde…<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/toi-et-moi/Gilz-clipr-b--184-.jpg" class="CtreTexte" height="400" width="600">
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    <br>
    <em>(Merci à Romain et à Laurent pour les photos !)</em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Jul 2009 13:34:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33505113.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33505113-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le grand bain]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33269009.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    J'ai eu l'opportunité de faire hier après midi, une figuration sur le tournage du court métrage "le grand bain", réalisé par mon pote Tom Gargonne.<br>
    Il s'agissait d'un court à budget. Je ne connais pas le chiffre exact mais au vu de la logistique (40 personnes dans l'équipe, immense studio de tournage à Montreuil, 2 camions de matériel, grue
    Technocrane de 12m de long...), ça ne ressemblait pas à mes tournages du 48H film project...<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/le-grand-bain/le-grand-bain_0209.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="450"><br>
    <br>
    Le court est tourné essentiellement en RED, avec une séquence en pelloche pour la scène de fin, ainsi que des plans sous marins shootés en Sony EX1. L'acteur principal est Aurélien Recoing.<br>
    <br>
    <br>
    <img class="GcheTexte" src="http://static1.purepeople.com/articles/7/26/38/7/@/180750-aurelien-recoing-bientot-en-tournage-156x133-3.jpg"> Tout ça pour dire que ça m'a fait le plus grand bien de
    faire le figurant. Je me suis rendu compte de la réalité de cette activité pour le moins ingrate, et j'en tiendrai compte à l'avenir lorsque j'aurai des figurants à gérer.<br>
    <br>
    Déjà, il faut savoir que le figurant arrive généralement en bout de chaîne des préoccupations du réalisateur.<br>
    <br>
    Il pense d'abord à la scène à tourner, aux comédiens, à la lumière, au cadre, écoute les remarques de l'ingénieur du son, asticote le machino pour que le travelling soit parfitement fluide,
    redonne des consignes au comédien, discute 10 secondes avec le directeur photo, s'installe devant son combo, dit "moteur....".<br>
    Et là, il se rappelle soudain qu'il a une dizaine de figurants à diriger.<br>
    <br>
    Généralement, c'est le 2e assistant réal qui donne les consignes aux figurants. Sauf que là, le 2e assistant réal... faisait lui aussi partie des figurants. Si l'équipe était conséquente, il y
    avait une petite pénurie de figurants sur le plateau.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/le-grand-bain/le-grand-bain_0215.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="450"><br>
    <br>
    Ensuite, arrive la question fatidique du "suis-je dans le cadre ?".<br>
    J'ai été habillé (avec le contraste amusant d'une chemise Yves Saint Laurent assortie d'une cravate Tati) en règle pour m'apercevoir au final qu'on ne voyait que mon épaule et mon bras droit à
    l'écran.<br>
    La difficulté est alors de continuer à donner le meilleur de soi-même, en sachant pertinemment que la perfomrance inoubliable que nous sommes en train d'accomplir se résumera à l'écran à une main
    qui s'agite au dessus d'une demi épaule.<br>
    Ingratitude du cadre, fatalité du bord de l'image.<br>
    J'ai bien essayé de m'approcher discrètement de la comédienne, mais rien n'y faisait. Dans le meilleur des cas, on verra mon oreille, ce sera ma seule gloire.<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/le-grand-bain/le-grand-bain_0219.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="666"><br>
    <br>
    Enfin, arrive le soucis du timing. Lorsque tu fais une figu, on te convoque à 9h, tu commences à tourner à 11h30, c'est normal. Et avec un peu de bol, la scène est censée se dérouler en plein
    hiver : on t'affuble d'un pullover, d'une écharpe, d'un bérert en laine. Et pendant ce temps là, il fait 35° dans le studio de tournage et 10° de plus sous les spotlights.<br>
  </div><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    C'est pour toutes ces raisons qu'il faut traiter les figurants avec le plus grand respect, la plus grande douceur. Ce fut le cas pour nous hier, l'équipe s'est montrée sympa et disponible, la
    régie nous a proposé régulièrement eau, jus de fruits, etc...<br>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    A l'avenir, si j'ai la chance de tourner une scène avec quelques figurants (la présence de figurants sur un tournage est toujours le signe qu'il y a une GROSSE scène à tourner, good news), je
    ferai le maximum pour qui'ls soient traités de la meilleure manière qui soit.<br>
    Et ce, même s'il n'ont qu'un morceau d'oreille à l'écran.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/le-grand-bain/le-grand-bain_0213.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="450">
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Jun 2009 12:56:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33269009.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33269009-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[de retour de Mars]]></title>
        <link>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33224894.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/patico-brown/patico-brown_0199.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="800"><br>
    <br>
    J'ai passé un week end fort sympathique sur Marseille, le temps de clipper le morceau "je glande au bureau" pour le groupe "<a href="http://www.myspace.com/paticobrown" target="_blank">Patico
    Brown</a>".<br>
    Nous avons tourné sur le campus de la fac de sciences de Luminy, zone très étendue (plusieurs dizaines d'hectares à vue de nez).<br>
    Le tournage s'est déroulé en mode "semi-commando".<br>
    "Semi-commando", késaco ?<br>
    C'est à dire que nous ne disposions pas d'une grosse équipe ni de moyens monumentaux, mais nous n'avons pas tourné "à l'arrache" non plus. Nous étions quelque part entre les deux.<br>
    <br>
    Côté équipe, j'étais accompagné de Benoit Feller à la lumière, et nous avons retrouvé sur place des membres de l'association marseillaise "<a href=
    "http://oneagainfilms.free.fr/site_html/index.htm" target="_blank">One Again Films</a>", dont fait partie <a href="http://www.workofmikl.com/v3.1/" target="_blank">Mickael Cohen</a>, jeune
    réalisateur que j'avais déjà croisé en festivals et sur le net.<br>
    <br>
    <br>
    Par l'intermédiaire de son association, nous avions pu obtenir du matériel lumière à un tarif très compétitif. Nous avions aussi 2 maquilleuses sur le tournage, de quoi apprêter tous les membres
    de groupe et les figurants.<br>
    <br>
    Le scénario, assez illustratif, reprenait en partie les situtations décrites dans le morceau, avec un décalage plus ou moins prononcé. J'avais préparé tout seul un plan de travail assez détaillé
    et m'étais rendu compte à cette occasion du confort de disposer d'un(e) bon(ne) assistant(e) réal. La prépa, c'est parfois très long et pas toujours très fun.<br>
    <br>
    Bref, le tournage a démarré samedi matin à 8h.<br>
    Les emmerdes ont démarré samedi matin à 8h15.<br>
    <br>
    Le temps de sortir la HVX200 de son sac et d'y visser le kit lini 35, nous nous sommes rendus compte qu'il nous était rigoureusement impossible de faire le point sur une zoine située à + de 10 cm
    de l'objectif. Comme si la caméra - ou le kit - était verrouillée en mode "macro". Je n'avais jamais rien vu de pareil. En vérifiant la caméra, qui fonctionnait parfaitement, nous avons donc
    déduit que le problème venait du kit (mon kit, snif) et que j'allais probablement devoir le faire réparer.<br>
    Le réparer, c'est l'envoyer à la maison mère aux US, une vraie tannée...<br>
    <br>
    Du coup, nous avons dû activer le plan B.<br>
    <br>
    J'avais emporté en sus un petit camescope HD de poing (acheté initialement pour filmer mes enfants), que nous avons associé à un kit Letus mini, que j'ai eu la bonne idée d'acheter d'occasion il
    y a quelques semaines.<br>
    Les points négatifs, c'est que ce petit camescope de poing ne dispose pas de tous les réglages manuels de la HVX et qu'il tourne en AVCHD, un codec capricieux, qu'il faut transcoder pour pouvoir
    le monter.<br>
    Le point positif, c'est que nous allions pouvoir tourner ce satané clip en gardant l'esprit "mini 35" et faible profondeur de champ qui fonctionne si bien.<br>
    <br>
    <p style="text-align: center;">
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/patico-brown/patico-brown_0189.jpg" class="noAlign" width="600" height="800">
    </p><br>
    <br>
    Benoit m'a proposé de tourner en HVX200 sans kit, j'ai réfléchi 2 secondes et demi avant de lui répondre : "Non".<br>
    L'image vidéo tue le charme, et le sujet me donnerait presque envie d'une petite digression sur le look&nbsp; vidéo du prochain film de Michael Mann, mais revenons à nos moutons.<br>
    <br>
    Nous avons enquillé pas moins d'une quarantaine de plans samedi. Avec de la lumière à installer et un kit mini 35 à pointer, c'est une belle performance. La suite du tournage s'est passée presque
    sans encombres&nbsp; : les plombs ont sauté à 18h et nous n'avions pas les clés du tableau électrique. Quelques coups de téléphone et 1/2h plus tard, le problème était réglé.<br>
    La journée a pris fin à 20h30, dans la bonne humeur. Les membres du groupe étaient tous très sympas, en plus d'avoir des "gueules" qui passaient plutôt bien à l'image.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/76/72/patico-brown/patico-brown_0197.jpg" class="CtreTexte" width="600" height="450"><br>
    <br>
    Nous avons dîné à Cassis, et j'ai pu adimirer sur la route le spectacle grandiose des calanques baignées par la lumière rasante et orangée du soleil de fin de journée. Ce spêctcale m'a tellement
    excité que j'ai tout de suite eu envie de faire arrêter la voiture pour filmer quelques plans là. Malheureusement, rine dans le scénario ne le justifiait, alors j'ai dû me faire une raison. Mais
    une chose est sûre : j'ai très envie de repartir tourner là-bas.<br>
    <br>
    La journée de dimanche s'est déroulée sous le signe du compromis entre la hâte et l'efficacité. J'ai ajouté quelques plans non prévus dans le découpage et ai dû presser un peu l'équipe pour
    pouvoir terminer dans les temps, compte tenu du fait que notre train de retour quittait Marseille à 17h58.<br>
    <br>
    Au final, nous avons mis tous les plans dans la boite, j'ai consciencieusement sauvegardé les rushes sur un disque dur externe, et nous sommes partis comme des voleurs, sans avoir eu le temps de
    faire un tour à la plage, ce qui, au vu du temps magnifique que nous avons eu tout le week end, est proprement scandaleux.<br>
    <br>
    J'ai entamé le transcodage des rushes mais ne vais probablement pas me hâter de tout monter, étant donné que le groupe souhaite diffuser le clip à la rentrée.<br>
    <br>
    Bref, un week end fort symptahique avec des gens forts sympathiques dans un endroit fort sympathique; Que demander de plus ?<br>
    <br>
    Un budget de 12 millions de dollars ?<br>
    <br>
    Pourquoi pas...<br>
    <br>
    <br>
  </div>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 22:33:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33224894.html</guid>
                <category>Tournage</category>        <comments>http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-33224894-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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