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Bienvenue sur le blog  d'un jeune réalisateur...

Réflexions, récits de tournages, errances, questionnements et réalisations.

 

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 16:20
Rhalalalala, de mémoire d'habitué du 48 hour film Project, je ne me souviens pas avoir rencontré autant de galères sur un tournage...
Retour sur un week end très chargé.
 
A 19h pétantes, je reçois par email les instructions du "76 heures et des bananes film project", plus connu sous le nom de "international Shootout".
Nous sommes 60 équipes internationales à participer, l'enjeu est une diffusion lors du festival de Cannes 2010.

Beaucoup de nouveautés au programme !
Cette année, pas d'éléments imposés.
Encore plus fort : pas de genre imposé !!
Seul le thème est imposé : "La fin du monde".
Une autre contrainte est qu'il nous faut montrer notre ville de manière identifiable pour un étranger. 
Sur le coup, je trouve ça super chouette, c'est libre, c'est ouvert, nous sommes libres, tout ça me donne envie de gambader nu sous la pluie pré-hivernale en imitant le cri rauque du Phacochoerus aethiopicus.

Puis je réfléchis quelques secondes et me dis que ce n'est finalement pas si évident que cela.

D'une part, le thème de la fin du monde est assez casse gueule. Les écueils sont nombreux, et il est difficile de représenter une fin du monde crédible avec zéro budget.
D'autre part, l'absence de genre imposé nous enlève une "glissière de sécurité". Un genre, c'est quelque chose à quoi se raccrocher. Là, on a rien du tout. On peut tout aussi bien faire une comédie sur la fin du monde, qu'un film d'horreur, qu'une romance, qu'un film de science fiction, etc.
Tout est permis.
Un luxe finalement inconfortable.



Dès le début de notre séance de brainstorming avec Vincent, nous évacuons d'emblée les pistes impossibles ("et si on voyait la tour Eiffel en flammes ?", "un Boeing 767 qui s'écrase contre la Tour Montparnasse infernale ?", hum...) et les trucs déjà vus, genre la caméra embarquée façon "REC" et "Cloverfield". D'autant plus que j'ai décidé de tourner au 7D, et qu'il n'est pas question de reproduire une image de caméscope grand public, sauf idée-concept génialissime.
Nous évoquons un temps la piste du buddy movie autour de 3 amis qui se réunissent et se lancent un "et si demain c'était la fin du monde, tu ferais quoi  toi ?".
L'idée nous plaît, mais ça manque un peu d'enjeux dramatiques, tout est à inventer dans un laps de temps trop réduit.
 
Nous décidons finalement de partir sur la piste du huis clos avec un personnage terré dans un bunker car... c'est la fin du monde. 
Nous écrivons le scénario, et commençons à nous mettre à le recherche d'une cave, ou tout lieu évoquant le bunker personnel improvisé. 
Très vite, nous avons une piste solide pour une cave immense (50m2) du côté de Melun. Il s'agit de la maison des parents d'une amie, de la part desquels nous attendons une réponse le samedi matin à la première heure.
L'idée nous enchante, nous allons nous coucher aux alentours de 2h30 du matin.

1ère mauvaise nouvelle

Le lendemain matin à 9h30, la nouvelle tombe : la cave n'est pas disponible.
Arrghhh, vite, il nous faut un plan B.
Tout le monde  mitraille ses contacts d'appels téléphoniques et Laure, mon assistante réal, trouve un "box" en proche banlieue parisienne.
L'endroit n'est pas féérique, mais il ressemble beaucoup à une cave moderne, sols et murs en béton.
L'avantage : nous avons accès à un appartement vide dans l'immeuble, pour les pauses pipi et les pauses régie.

Pas le temps de tergiverser, il faut y aller. Toute l'équipe a rendez vous à la Défense à 11h du matin, pendant que Vincent vient me chercher en voiture. Je suis chargé comme une mule de l'espace : camera, valise d'objectifs, enregistreur numérique, perche, micro, mini skater pour les travellings, mandarines, trépied, steady tracker, réflecteurs, accessoires de décoration...
Le temps de traverser Paris, nous sommes un peu en retard.
Sur le chemin, Benoit, le chef op', m'appelle.

2e mauvaise nouvelle

Il est sur le décor et trouve que le plafond est bas.
Très bas.
Trop bas pour installer les mandarines.
Il suggère donc d'utiliser des lampes ordinaires, de bureau, de chevet, etc... pour créer plusieurs petites sources lumineuses.
très bien.
Sauf que personne n'a ça avec lui.
Nous arrivons sur place pour que je puisse valider le plan B de Benoit et direction Castorama.
En route, Laure m'appelle.



3e mauvaise nouvelle

L'équipe a essayé de brancher une manda sur une prise du parking : il n'y a pas de courant.
Il va nous falloir un prolongateur pour nous brancher ailleurs.
On continue notre chemin vers Castorama.
Chez Casto, y'a tout ce qu'il faut.
Nous trouvons des lampes, des ampoules, un prolongateur électrique de 40 mètres, une table et des tréteaux pour accessoiriser le décor.
15 minutes et 120 euros plus tard, nous repartons.
Sur le chemin, je reçois un MMS d'un ami qui me propose de tourner dans sa cave, photos à l'appui. Le décor est fantastique, très cinégénique, et situé en plein Paris.
Dilemme.
Il est déjà presque 14h, on n'a pas encore commencé à tourner.
S'il faut changer de décor maintenant, déplacer toute l'équipe et tout le matériel, c'est un coup à commencer le tournage à 17h... Difficilement envisageable.

Nous décidons de rester dans notre box et d'attaquer après l'inamovible pause déjeuner.
Après une agréable collation, nous relions le prolongateur à une prise de courant de l'immeuble.
Le premier "moteur... action !" est lancé juste avant 15h30, ce qui constitue mon nouveau record personnel du "tournage qui démarre le plus en retard". Jusqu'alors, le record était détenu par le tournage d'Adrénaline, sur lequel des galères de kit mini 35 nous avaient contraint de démarrer à 13h.

4e mauvaise nouvelle

L'endroit est moins calme que prévu. On ne compte plus les bruits d'ascenseurs, les passages de véhicules, quand ce ne sont pas des bruits d'avions... Toutefois, nous parvenons à enregistrer quelques sons propres.
Nous sommes au milieu d'une scène, lorsque la gardienne de l'immeuble vient nous voir. Avec sa voix de crécelle, elle nous annonce la

5e mauvaise nouvelle

Des habitants de l'immeuble se seraient plaint du fait que nous nous étions branchés à la prise de courant de l'immeuble. Il nous faut donc cesser tout de suite.
Je me retiens de lui faire avaler la valise d'objectifs avec du piment antillais dessus et me rappelle que nous avons accès à un appartement juste au-dessus. Nous déroulons donc notre prolongateur de 40 mètres jusqu'à l'appart', branchons la prise et recommençons à tourner.
Le tournage avance bien, l'équipe assure.
Laure pense à tout, Tiffany maquille Vincent aux petits oignons. Ce dernier livre une performance d'acteur assez impressionnante (il tient la baraque à lui tout seul), Benoit soigne sa lumière pendant que je cajole le cadre, Yohann semble assurer au son, Seb et Jean Gab sont là dès qu'on a besoin d'eux, ça roule.

Pourtant, j'ai ce sentiment récurrent en 48h film project, celui de faire beaucoup trop de concessions à la qualité.
Le temps fait défaut, et on sent qu'on "n'a pas le temps" de peaufiner le scénario, qu'on a pas le temps de choisir LE bon décor ni les bons accessoires, qu'on a pas le temps de refaire 27 fois LE travelling que je souhaiterais parfait, etc...
Cette succession de concessions m'emmerde de plus en plus. Je commence à avoir envie de prendre le temps de faire les choses du mieux possible dans l'absolu, plutôt que d'essayer de les faire du mieux possible dans le temps imparti.
C'est assez différent.



A 20h30, notre ingé son, Yohann, doit partir. Jean-Gab le remplace au pied levé.
Nous enchainons jusqu'à 22h, quand arrive la 

6e mauvaise nouvelle

Je n'ai presque plus de cartes mémoires pour filmer. Il faut décharger. Pas de lecteur Compact Flash sur l'ordi portable que nous avons sous la main, voilà qui nous amène à la 

7e mauvaise nouvelle

Comme un imbécile doublé d'un poisson rouge amnésique, j'ai oublié de prendre un lecteur de cartes Compact Flash. Voilà donc le topo :
Nous avons tourné 36Go de rushes. Il me reste deux cartes de 2Go, et une carte de 1Go.
Soit 5 Go.
Soit moins de 15 minutes à tourner...
Vu le nombre de plans qu'il nous reste à tourner, c'est clair que nous n'y arriverons jamais.
C'est là que Stéphane, ami possesseur d'un Canon 7D qui était venu sur le tournage avec son matériel pour nous faire bénéficier d'une 2e caméra, me propose de me prêter sa carte mémoire de 8Go.
Fantastique !
il vient de nous sauver la vie.

Nous continuons jusqu'à minuit, heure à laquelle Benoit, le chef op', doit partir. Il est remplacé au pied levé par Sébastien, véritable couteau suisse humain.

Seb, c'est bien.

Nous enchainons et bouclons le tournage peu après 2h du matin.

Après avoir déposé Laure et une partie du matériel dans le 19e arrondissement, nous filons du côté du Marais, chez Audrey, la monteuse.
La pauvre Audrey nous a attendu toute la soirée, elle a acheté un iMac 27 pouces (wooow !) flambant neuf l'après midi même, et y a installé Final Cut Pro.
Elle est dans les starting blocks.
Nous arrivons chez elle peu après 3h du matin.
Après 5 minutes de pause réglementaire, je sors les cartes mémoires et commence à chercher le lecteur de cartes de l'iMac. J'en trouve un. 

"Tiens c'est bizarre, il est tout petit..."

8e mauvaise nouvelle

l'iMac ne comporte qu'un seul emplacement pour lire les cartes mémoires. Et il s'agit d'un emplacement pour les SD cards. Mauvaise pioche.
Réfléchissons...
J'ai 3 options.

1 - je fais l'aller-retour chez moi pour récupérer le lecteur de cartes.

Mouais, bof. J'ai 18h de galères dans les pattes, je suis pas très motivé pour faire le yoyo dans Paris à une heure aussi avancée de la nuit.

2 - je rentre chez moi, transcode les rushes en MPEG2 et monte sur Premiere Pro CS4

Mouais, bof. C'est dommage d'avoir sollicité une monteuse qui bosse sur Final Cut, installé sur un iMac tout neuf pour finalement faire le montage sur un Premiere installé sur un ordi portable poussif...

3 - je rentre chez moi, transcode les rushes en MPEG2, fait dodo, et revient chez Audrey le lendemain avec mes fichiers sur un disque dur externe.

Je vois des mots magiques dans cette phrase : "je fais dodo". Vendu, on fait ça.



Je rentre donc chez moi aux alentours de 4h du matin.
Je transfère mes rushes. Comme l'une de mes cartes n'est pas très rapide et que mon lecteur de cartes ne l'est pas davantage, je boucle l'opération vers 6h40 du mat'.
Je lance ensuite un traitement de lot sur l'excellent Adobe Media Encoder et vais me coucher à 7h du matin.

10h30, je me réveille d'un coup.

Je file voir l'état de l'encodage. Le travail a bien avancé, mais certains encodages ont planté. je les relance.
C'est interminable. Je décolle finalement de chez moi à 14h30...

15h, j'arrive chez Audrey.

Nous importons ses rushes dans Final Cut et c'est la 

9e mauvaise nouvelle

ça saccade !!
Les rushes saccadent et sont interprétés en 24 images secondes. C'est incompréhensible dans la mesure où j'ai utilisé un preset d'encodage en 1080 25P, en 25 images par secondes donc. 
On tergiverse un peu, puis on essaye d'importer les rushes d'origine et là, surprise, ça MARCHE PARFAITEMENT.
Tous les forums anglo-saxons du net préconisent de transcoder les rushes du 7D avant de les monter or là, je vois de mes propres yeux que Final Cut associé à l'iMac 27'' gèrent parfaitement le format. C'est sidérant, et c'est en même temps la 

10e mauvaise nouvelle

J'ai perdu un peu plus de 7h à transcoder pour rien. Dans l'absolu, ce n'est pas très grave. Dans le cadre d'un 48h film project, c'est un peu plus problématique.
Nous nous mettons au boulot avec Audrey. Il s'agit d'abord de synchroniser le son et l'image, tâche ingrate mais nécessaire, dont Audrey s'acquitte assez rapidement compte tenu du grand nombre de rushes que je lui ai ramené.

Nous commençons à monter les passages où le personnage principal se filme, il tient un journal de bord vidéo.
Les premières heures avec un/e monteur/euse qu'on ne connait pas sont décisives. C'est là qu'on se rend compte si le courant passe, si l'entente est bonne, si les compétences sont là, si'il y a des propositions et dans quelle mesure elles sont pertinentes, si le rapport au travail est similaire, etc...

Jusqu'ici tout va bien, je prends peu à peu confiance. Mes rushes semblent dans de bonnes mains. C'est sur ces considérations que je la laisse continuer seule à déblayer le premier montage, pendant que je file tourner les plans en extérieur.
Parmi les contraintes de réalisation du film, il était impératif de voir la ville de tournage du film, de manière à ce qu'elle soit reconnaissable aux yeux d'un étranger.
La vache !




D'emblée, j'avais décidé d'éviter les plans "carte postale" les plus évidents : Tour Eiffel, Sacré Coeur, Arc de Triomphe, Pyramide du Louvre, Champs Elysées, etc... pour me rabattre sur un endroit typiquement parisien mais plus intéressant à mes yeux : Pigalle.

Pigalle, ses lumières, le Moulin Rouge, Le Folie's, ses grappes de touristes qui paraissent perdus entre les clodos, les types louches, la caillera locale, les sex shops et les restaurants grecs.
Je trouve ce cadre beaucoup plus intéressant.
C'est en équipe très réduite (Vincent et Laure) que nous sommes allés tourner une trentaine de plans caméra à l'épaule. J'ai encore été scotché par les performances du canon 7D en basse lumière. Associé aux optiques d'exception que m'avaient gracieusement prêté les copains de Buffalo Corp, la sensibilité est sidérante. En pleine nuit, je tournais à 400 ISO en me demandant si je n'allais pas avoir des zones surexposées dans mon image.
Tout cela contraste grandement avec mes précédents tournages au kit mini 35 ou j'étais constamment obligé d'utiliser de la lumière additionnelle pour les extérieurs nuit, histoire de pallier au manque de sensibilité du couple camescope + kit mini 35.
Nous avons tourné nos plans sans encombres, même si certains badauds nous ont interpellé.
Le temps d'attraper un dernier métro, j'étais au lit aux alentours de 2h du matin.

8h, réveil.
J'ouvre ma boite mail et y trouve un mail d'Audrey. Elle me dit que son ordi a commencé peu à peu à ramer et qu'elle pense que c'est lié au fait qu'on monte directement les rushes d'origine du 7D.

11e mauvaise nouvelle

Les forums anglo-saxons ne mentaient pas. Elle a été obligée de tout convertir en "Apple Pro Res 422", un codec de compétition qui multiplie par 4 (!!) la taille des fichiers originaux, mais permet de les monter et les post traiter à loisir. Elle a donc été contrainte d'arrêter de monter peu de temps après mon départ, malgré son envie d'en découdre, et a lancé l'encodage avant d'aller se coucher vers 3h30.
6h plus tard, tout était transcodé, je me pointe à 10h avec les croissants et les choses sérieuses ont pu commencer.
Et là, ça a été le panard intégral.
Au vu des rushes, j'avais des doutes quant à la forme finale du film. Les rushes me plaisaient, mais j'ai vite compris que certaines scènes ne fonctionneraient que grâce à un montage inspiré, capable de surligner l'état de fragilité psychique du personnage.
Un montage planplan aurait engendré un film plat et décevant. Et sur ce point, Audrey a répondu à toutes mes attentes. Elle a su, dans l'urgence, créer de toutes pièces des instants assez hypnotisants à mon goût, par la juxtaposition de plans à la durée soigneusement étudiée et le truchement de quelques éléments de sound design disposés à bon escient.



C'est incroyablement fascinant d'être le spectateur de la naissance de son propre film, lorsque les scènes prennent vie sous les clics de la souris de quelqu'un d'autre que soi. 
Nous avons bouclé une première ourse dans l'après midi, puis avons retravaillé, peaufiné, très légèrement étalonné pour terminer le montage vers 21h30. il nous manque alors un élément graphique à inclure, j'appelle Philippe, un ami ceinture noire de Photoshop, qui m'envoie un fichier dans les 5 minutes, nous l'incluons au montage, revérifions les niveaux sonores et lançons un export en H264 à 22h22.

Et soudain, c'est la 

12e mauvaise nouvelle

Le logiciel nous annonce 20 minutes d'encodage... puis 23 minutes... puis 27 minutes... puis 34 minutes... puis 45 minutes !!! S'il continue comme ça, nous sommes potentiellement hors délai !
C'est très frustrant d'être aussi proche du but et de dépendre du bon vouloir d'un encodage capricieux.
Tout en faisant des calculs de durée, nous suivons la progression de l'encodage, dont la durée estimée reste bloquée à 45 minutes. 
La tension monte.
Puis, à 22h55, la durée estimée chute d'un coup, la barre de progression s'anime soudain, la tâche s'achève en l'espace de quelques dizaines de secondes.
Nous gravons le DVD, faisons une copie de sauvegarde sur une clé USB, mettons le tout sous enveloppe dans laquelle Laure a déjà enfourné toute la paperasse administrative et nous filons en voiture en direction du bureau de Poste du Louvre.
La poste centrale du Louvre présente la particularité d'être le seul bureau de Poste de France à être ouvert 24 heures sur 24. C'est là bas qu'avant l'avènement de la télé-déclaration, s'agglutinaient tous les parisiens qui envoyaient leur déclaration d'impôts à la toute dernière minute.
Si nous y allons nous aussi, c'est que parmi nos contraintes figure celle d'expédier le film le lundi 7 décembre à l'heure de notre choix, le cachet de la poste faisant foi

Nous obtenons le précieux cachet à 23h40, épuisés, mais heureux d'avoir pu boucler dans le temps imparti.

Au final, je retiendrai plusieurs choses de ce dernier 48 hour film project :

- mieux vaut disposer de plusieurs lieux de tournage différents, quitte à décommander, plutôt que tirer des plans sur la comète en se polarisant sur un seul endroit.

- il est bon qu'un membre de l'équipe ne fasse QUE de la gestion de médias (cartes mémoires and co), ça évite les mauvaises surprises de dernière minute

- J'ai de + en + envie de prendre le temps de faire des films. Un peu marre de bâcler dans l'urgence, même si l'effervescence reste excitante et motivante.

- Le panard de travailler avec un(e) monteur/euse qui apporte une forte valeur ajoutée au projet.  En faisant l'addition de toutes les compétences "à forte valeur ajoutée" (comprendre : "tous les collaborateurs qui proposent des choses sur le tournage"), on se sent vraiment dans la peau d'un chef d'orchestre en dialogue constant avec des "talents". C'est un échange dont la qualité et la richesse nourriront le film à tous les étages. 

On est loin de l'archétype du réalisateur qui, du haut de sa tour d'ivoire, aboie ses idées géniales (dont il a l'exclusive paternité) à des collaborateurs pendus à ses lèvres. 

Et si c'était ça, la réalité idéale ? 

    
Par Gilz - Publié dans : Tournage
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