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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 00:19

J'ai passé une bonne partie de la semaine dernière en Espagne, où j'ai tourné un nouveau court-métrage intitulé "Contact". Laissez moi vous raconter comment ça s'est passé.

Tout d'abord, pour des raisons budgétaires, j'avais décidé de partir tourner ce court en équipe ultra réduite. Nous allions tourner un court métrage de science fiction en plein désert avec 2 personnages dans le film à ... 4 personnes.
YES WE CAN.
Les présentations des protagonistes avient été faites dans mon dernier article sur le sujet.

Après avoir ramé la journée de lundi pour trouver les derniers accessoires nécessaires au tournage (je remercie au passage Emmanuel Pampuri des Machineurs et Alice de Locared qui m'ont bien sauvé la mise, ainsi que mes amis Morgane Launay et Seb Houis pour m'avoir gentiment prêté des jolis objectifs), nous sommes sur le départ mardi midi. Christophe débarque avec son 4x4 Grand Cherokee qui dégueule littéralement de matos. Faut dire qu'avec une RED EPIC, une série d'objectif Zeiss, un steadicam, un Glidetrack, quatre trépieds, un 7D, des réflecteurs, 2 sacs de costumes et accessoires et accessoirement quelques fringues, on ne voyage pas très léger.

Bardenas 4258

 

Il faut bien du courage pour avaler les 970 kilomètres de route qui séparent Paris des Bardenas Reales, situées dans le nord de l'Espagne, en Navarre, quelque part entre Pampelune et Saragosse. En comptant les arrêts, le trajet nous a pris un peu plus de 10 heures. Un aperçu en vidéo à la fin de cet article (n'oubliez pas d'activer la HD) !

Nous arrivons dans un hôtel-restaurant propre mais sans grand charme, dans le village d'Arguedas, situé à quelques kilomètres des Bardenas. La soir, Arguedas a tout du village fantôme. Pas un chat ne rôde dans ses rues mal éclairées. Ses maisons en briques et ses terrains vagues lui confèrent un air lugubre, qui me donnent immédiatement des envies d'y tourner un thriller horrifique, un survival ou n'importe quel truc qui fait peur. A défaut de vrai film, on a shooté vite un truc improvisé à a GoPro, histoire de démontrer une fois de plus, que cette caméra n'aime définitivement pas l'obscurité.

 

 


 


Après un croque monsieur local au bar de l'hôtel et un pari entre Roger et Christophe pour savoir si le film diffusé par la télé espagnole était le "transporteur 1" ou le "transporteur 2" (un grand moment de cinéphilie), nous nous couchons vers 1h30 du mat'. Le lit est confortable, et la chambre a la clim'. Mais sans raison apparente, je tarde à m'endormir.
Nous avalons un petit dej le lendemain matin à 8h30, et partons à la decouverte des Bardenas Reales.
En avant pour les repérages.

La premiere chose qui nous a frappés, c'est l'herbe.
En hiver, la partie désertique des Bardenas Reales (la Bardena Blanca), ne ressemble pas exactement à un désert aride. On y voit des etendues d'un gazon tres court et très vert ça et là, et des touffes éparses d'une sorte de "toundra", qui est présente sur la majeure partie du territoire. Il faut dire qu'avec les températures printanieres (20° le 15 décembre), la nature reprend logiquement ses droits.
La deuxieme chose qui nous a frappés, c'est la superficie du territoire. Les Bardenas, c'est étendu. Tres étendu. La voiture est obligatoire pour y circuler sans passer la journee a rejoindre un point a un autre.
La troisieme chose surprenante, c'est le décor. C'est assez incroyable et, littéralement, "il faut le voir pour le croire". Le grand ouest dans le nord de l'Espagne, qui l'eût cru ?

Bardenas 4259

 



Bardenas 4265

 

 

 

Bardenas 4323

 

La derniere chose surprenante, c'est les essais militaires. Une base militaire (dont l'acces est interdit aux touristes) est situee au beau milieu de la Bardena Blanca. Et les militaires y font des exercices quotidiens. Et quand je dis "exercices", il ne s'agit pas de faire le tour du paté de maison au petit trot en chantant de bon coeur "le napalm c'est bon c'est chaud", non.
Il s'agit de véritables exercices de combat avec des avions de chasse qui vous passent au dessus de la tête en basse altitude, balancent des salves de tir on ne sait sur quelle cible et s'adonnent même à quelques bombardements (?!?). La vue de ces chasseurs du ciel aussi assourdissants que menaçants a quelque chose d'assez terrifiant.

Mais ça, nous ne l'avons pas encore vécu. A l'entrée des Bardenas, nous sommes tombés sur deux photographes irlandais qui nous l'ont raconté. L'un d'eux est Paul Murphy, phototgraphe professionnel installé à Londres. Il est venu shooter les Bardenas avec un polaroïd dans la main gauche et un boîtier Mamiya moyen format dans la main droite.
Il est très sympa.

Nous partons ensuite pour les repérages proprement dits, qui prennent vite un goût d'aventure. Nous roulons dans la pampa, les trous, caillasses et crevasses sont légion. La Jeep se joue assez facilement du relief accidenté. Il faut viser au millimètre, les crevasses sont aussi nombreuses que profondes. Et le terrain argileux ne donne pas toujours une grande impression de solidité.

 

Bardenas 4318

 

La météo annonce de la pluie pour vendredi. Damned ! Si nous continuons les repérages mercredi aprèm, nous n'aurons qu'une seule journée (jeudi) pour tout tourner.

Sur une journee avec moins de 10h d'ensoleillement, Ça va tout simplement pas être jouable.
Forts de ce constat, nous décidons de commencer à tourner sur le champ. Roger enfile son costume tandis que Christophe et Laurent préparent la caméra. De mon côté, je prépare le slider Glidetrack d'1m50 de long à cause duquel nous avons du rabattre 1/3 de la banquette arriere de la Jeep.

Le temps est un poil couvert, mais le soleil passe soudain le bout du museau derrière les nuages. Nous en profitons pour shooter "comme des barbares", en mode "48H project à la bourre". Nous nous retrouvons à courir dans la Pampa avec une caméra à 56 000 dollars à la main ("mais vous êtes fous ?? Oh oui !!"), on pose le trépied ça et là à l'arrache et on shoote comme des guerilleros sous speed, pour profiter un maximum du temps de lumière disponible. Le découpage est improvisé à chaud ("vas-y Roger fais ça !", "Ouais mets- toi là ! Nan, là-bas !!", "Attends, j'ai une idée !!")
C'est complètement n'importe quoi, mais l'adrénaline afflue, on cavale comme des collégiens pris en flag' d'école buissonnière et, le plus important, on rentre des plans importants pour la narration.
Vite fait bien fait, mais efficace.
What else ?

Bardenas 4308


Nous sommes quand même perturbés par les avions de chasse de l'armée espagnole qui ont la bonne idée de voler JUSTE AU DESSUS de nous. Ils voment de côté pour mieux nous observer (ou alors je suis devenu complètement parano) et canardent dans un vacarme assourdissant. A chaque détonation, je tressaute en pensant ma dernière heure arrivée. C'est affreux. J'ai beau être le seul des 4 à avoir fait mon service militaire, je n'arrive pas à garder mon calme quand je vois ce mauvais remake de la chevauchée des Walkyries version top gun à l'espagnole, sans Richard Wagner au son, mais avec le même bruiteur que dans les films de Michael Bay. Heureusement que depuis l'âge de 2 ans et quelques brouettes, je maîtrise parfaitement  mes sphincters (merci Maman !).
Sans quoi, je me serais fait caca dessus à plusieurs reprises. Et pipi aussi.
La machine militaire en action, même pour de faux, c'est terrifiant.

En plus de ça, avec un tel vacarme, je me rends vite compte que je ne vais pas être en mesure de faire des prises de son dignes de ce nom. Avec effroi, je réalise que je vais devoir bruiter (mais probablement pas à la bouche) en post prod la TOTALITE du film.
Oui, LA TOTALITE du film :

Vous le croyez ça ?
Les bruits de pas, le vent, les bruits de vêtements, d'objet... TOUT !!

"Fuck my life, ch'uis en tilt complet".

Le soir, retour à l'hôtel, sauvegarde en double des fichiers vidéo et gros derush.
Y'a pas à dire, l'EPIC, ça claque. On s'est fait plaisir, on a shooté en HDRx, le fameux mode spécial qui enregistre 2 fois la même image à deux valeurs d'exposition différente, permettant ensuite de les combiner en post prod. Exemple par l'image (regardez les plans en bagnole à 9 minutes et quelques, c'est l'hallu)

 

Laurent, sans doute traumatisé par la session de "Run and Gun" à l'arrache les pieds dans la toundra, insiste pour qu'on fasse un point sur le découpage de la journée du lendemain, et il a bien raison. On storyboard le découpage, allons nous coucher vers minuit, avec l'ambition de nous réveiller aux aurores.

Le réveil sonne à 6h30 jeudi, la patronne nous a préparé des sandwiches à emporter pour la journée. Nous partons à 7h20 dans la nuit noire et arrivons dans les Bardenas juste avant le lever du soleil. C'est chouette. Par contre, il fait un froid de gueux dehors, et Roger n'est pas super motivé pour revêtir son costume de combat, qui n'est pas exactement doublé en plume d'oie.
On le comprend.

 

Bardenas 4289

 

Mais on lui  demande de se changer quand même.

"Move it Rodger !"

Après un dernier check sur le storyboard

GOPR6017.JPG



On est prêts à enquiller une grosse journée de boulot.
La matinée est dense mais productive. On shoote vite, grâce à un set up minimaliste. Pas d'épaulière ni de follow focus, ni de Matte Box, on shoote en config DSLR : l'Epic, un objo sur lequel on fait la mise au point à la main, un filtre polarisant et zou, c'est parti.
Avec Christophe, on a décidé de ne pas trop filtrer (on avait aussi des neutres en stock) pour préserver une grande profondeur de champ. ça peut sembler paradoxal à une époque où tout le monde essaye de réduire la profondeur de champ pour "faire cinoche". Mais je tenais à ce qu'on voit le paysage en arrière plan. Les BArdenas, ça claque ! Et on n'avait pas fait 1000 bornes pour voir les Bardenas floues, bordel de Puta Madre !

On avance tellement bien qu'on glandouille un peu pendant la pause déjeuner. A 14h, il est bon de se souvenir qu'on n'a plus que 3h30 d'ensoleillement devant nous. Le temps est variable, ensoleillé-nuageux en alternance. Du coup, la lumière n'est jamais la même, ce qui est un peu embêtant, même si on se dit qu'on "verra ça en post prod". Après tout, on n'a pas trop le choix.

Je prends mon 7D en caméra B et, à ma grande surprise, il se débrouille pas mal du tout. Avec des picture settings bien customisés, je m'apercevrais le soir en rentrant, qu'il est tout à fait capable d'épauler une EPIC pour des inserts crédibles, dans l'optique d'une sortie en 2K.
Ceci dit, ne nous méprenons pas, l'EPIC c'est quand même du très très lourd.  Paye tes séquences en RAW 5K à 120 frames par seconde, tous les DSLR de la galaxie peuvent aller se rhabiller en pleurnichant.
Nous avons shooté plans sur pied, à l'épaule, sur slider et même au steadicam.
Pour un projet à l'arrache, c'est la grande classe.
Je repense sans nostalgie à l'époque où je tournais en mini DV et n'avait que ma vieille paire d'Adidas pour faire mes travellings.

Bardenas 4315



L'aprèm file à grande vitesse, lorsque soudain, nous apercevons les chasseurs espagnols qui reviennent.
Dammit !
Les autres ne bronchent pas tandis qu'à chaque rafale, j'ai l'impression de décéder sur place.
C'est atroce. Je suis une petite nature terrorisée.

Lorsqu'ils se cassent enfin, j'en profite pour enregistrer seul une série de sons, dont j'annonce oralement l'intitulé à chaque fois : "marche rapide", "marche lente", bruits de cailloux", "respiration", "marche sur de l'herbe", "marche dans de la terre", marche sur des cailloux", etc...
On se trouve à faire des trucs bizarres sur les tournages.
Je sens que je vais avoir du pain sur la plancha.

 

Bardenas 4280

 

Nous parvenons néanmoins à mettre tous les plans indispensables dans la boite, ce qui n'est pas rien étant donné que, comme je le disais en début d'article, nous ne sommes que 4 dans l'équipe et que le scénario comporte deux personnages. Tout le monde s'active au four, au moulin, et même ailleurs.
Si on a tous les plans essentiels, il manque quand même quelques "money shots", le genre de plan qui claque et où 'on se dit "ah putain c'est balèze" en découvrant le film.

Le cinéma, pour moi, c'est aussi cet émerveillement là.

Pas plus tard que tout à l'heure, je regardais "Biutiful" d'Alejandro Gonzales Inarritu, et j'étais sidéré par la qualité des nombreux plans séquences du film. Qui tranchent d'ailleurs avec le style général du film, caméra à l'épaule, sans chichis.
On sent la maîtrise.
De mon côté, lorsque je fais des films où chaque plan est "fonctionnel" dans le sens où il a une valeur davantage narrative qu'esthétique (et rarement les deux), je me dis à chaque fois que j'ai raté queque chose. Adieu le style, au revoir la "patte", Bye Bye le cinoche, bonjour le téléfilm.
C'est un peu ça, la sensation que j'ai.
Du coup, je me suis mis à bien croiser les doigts pour que la météo soit clémente le vendredi, pour nous permettre de tourner ces fameux "money shots".

Bardenas 4287

Direction l'hôtel et son réseau wifi et connexion à un site de météo locale.
Jackpot ! La météo annonce du soleil le matin, et de la pluie l'après midi. Nous aurons donc une précieuse demi-journée pour shooter.

Yeah, gimme five.

Pendant que les ordinateurs transfèrent les centaines de gigas de rushes de la journée (l'EPIC est définitivement une grosse gourmande) nous partons à la recherche d'un vrai restaurant dans Arguedas.
Les options steak de porc - frites ou haricots blancs - lards du resto-hôtel commencent à nous lasser les papilles gustatives, tout autant que l'estomac.
J'ai repéré un resto apparemment sympa sur le web, et nous nous y rendons à pied. Juste avant de partir, j'explique au tôlier que nous ne dinerons pas là ce soir. Il prend un air tellement atterré que j'ai presque envie de lui commander un steak de porc - haricots blancs - frites pour me faire pardonner.

Mais même en ces période de fêtes religieuses, l'appel de la bonne bouffe est plus fort que la charité.

Au final, nous prenons un cruel bad beat preflop lorsque nous trouvons porte close devant l'autre restaurant. A posteriori, c'est parfaitement logique vu l'activité nocturne d'Arguedas (y'a littéralement PAS UN RAT dehors), mais sur le coup, nous sommes durement abattus.
Surtout après une longue journée de tournage.
Penauds, nous retournons à notre hôtel où le tôlier est ravi de nous revoir.
J'ose des haricots plats au lard "pour changer", ainsi que, surprise du jour, une chipolata grillée accompagnée d'un oeuf sur le plat (zyva, paye tes protéines du soir, pas d'espoir pour lutter contre la bedaine de la trentaine).

Après un sommeil pas exceptionnel en ce qui me concerne, nous nous levons à une heure décente (7h45) pour nous rendre vers 9h sur le lieu de tournage. Là, une énorme surprise nous attend. Il fait un vent à décorner les maris des femmes infidèles.
Sans rire, ça souffle si fort que Roger, qui porte un Poncho un peu ample, éprouve de réelles difficultés à rester debout. Et le gaillard pèse dans les 85Kgs. La preuve en images :

 

 

 

 

 

Alors d'un côté, c'est super pénible de transporter autant de matériel à travers la pampa et tourner dans ces conditions. Mais d'un autre coté, nous avons prévu de ne tourner aujourd'hui que des plans au ralenti. 300 images par seconde. Et quoi de mieux qu'un GROS ventilateur dans les vêtements sur un ralenti ?
Nous nous mettons en place et tournons.
Comme les plus geeks d'entre vous le savent déjà, le mode ralenti 300fps de l'EPIC n'est disponible qu'en 2K (l'image fait 2048 pixels de côté). C'est plus grand que le full HD (1920 pixels de côté, pour mémoire), certes, mais c'est beaucoup moins grand que la résolution initiale de 5K (5120 pixels de côté).
En effet, ce mode de prise de vue n'utilise qu'une petite partie du capteur de la caméra. En conséquence de quoi, les focales sont soumises à un coefficient multiplicateur d'environ 2x (non, ne partez, pas c'est presque fini avec les maths).

Concrètement, un 28mm devient un 56mm. Les plus photographes d'entre vous sauront que ces deux valeurs sont très différentes. Dans la pratique, nous nous sommes retrouvés à devoir nous éloigner grandement de notre sujet, pour le cadrer "en pieds", ce qui n'était pas facilité par la topographie des lieux. En clair, on a un peu galéré. Nous avons néanmoins shooté copieusement parce qu'il faut bien l'avouer, le ralenti, c'est beau à pleurer.
Même un setter irlandais qui cavale dans un champ en plein hiver à 300 images par seondes, c'est superbe.
Même tante Germaine qui revient de la boulangerie au petit trop à 300 frames par seconde, c'est fantastique.
Alors je ne vous parle même pas d'une séquence d'action au ralenti.

A titre indicatif, 300 fps, ça donne ça :

 

 

 

 

Quoi qu'il en soit, on a dû mettre les voiles (et c'est une expression de circonstance) vers midi et demie. La tempête, ça use. Et même si je serais bien resté à shooter encore et encore, je ne voyais plus très bien quoi tourner (et je savais que je m'en mordrai un testicule au montage, comme à mon habitude "Ah zut, j'aurais bien tourné ce plan là en plus tiens...").
Et tant de vent dans la tronche, pendant de si longues heures, ça nous avait lessivé de manière prématurée.



Bardenas 4316

 

Nous avons donc quitté les Bardenas Reales malgré mes envies de visiter encore et encore, sommes rentrés à l'hôtel pour décharger les rushes et les sauvegarder, et avons enfin pu déjeuner dans un restaurant digne de ce nom (celui là même qui était fermé la veille au soir)
A 17h, nous remballions tout notre matériel et quittions l'Espagne, en direction du bercail, Also Known As Paname. Après une escale dîner dans la très chouette ville de San Sebastian, nous avons repris la route et avons roulé, roulé, roulé pendant des plombes, tels des aigles de la route (enfin, surtout Christophe, qui n'aura pas lâché le volant de tout le trajet).
A 5h du mat', je tourne la clé de mon appartement dans la serrure, rentre précautionneusement mes affaires de tournage sans réveiller toute la casbah et file me coucher, avec de belles images dans la tête.


Bardenas Reales, je reviendrai !



Et en attendant, j'ai un film à monter.

 

P.S. La vidéo dont je parlais en début d'article :

 

 

 

 

Allez, pour toi fidèle lectrice, lecteur, un screenshot du film (une image d'EPIC quoi) :

07.jpg

Par Gilz - Publié dans : Tournage
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