Une fois de plus, le
festival du film web d'Oloron Sainte Marie s'est déroulé dans la joie, la bonne humeur, et la surconsommation de Jurançon.
Partis par le train
jeudi matin, nous arrivons à Pau vers le milieu de l'après midi, où nous tombons sur
Philippe Masson, avec qui nous faisons la route jusqu'à Oloron Sainte Marie.
Philippe est en grande forme malgré ses insomnies chroniques. Il nous raconte le programme chargé de sa journée du vendredi (2 ateliers vidéo destinés aux enfants et aux ados), et nous avoue tout le mal qu'il pense d'Antoine Revel Mouroz, (a.k.a.
Armz, encore lui), au film duquel il a consacré 3 pages dans le dernier numéro de « Camera Vidéo Multimedia ».
Une fois à Oloron, nous retrouvons avec plaisir
Matt et Isa, les organisateurs du festival. Nous faisons également la bise à
Monsieur Poulpe, maître de cérémonie officiel du festival.
Nous passons déposer nos gros sacs à l'hôtel « Le Bristol », qui n'a pas changé depuis l'année dernière.
Jeudi soir, les festivités commencent.
Nous retrouvons d'abord avec plaisir les compères Guillaume Pierret et Florent Plisson, de la Smoothless Prod.
Si Guillaume n'a pas changé d'un poil, Florent est immensément plus chevelu qu'il ne l'était l'an passé.
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Smoothless déteste les paparazzi
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Nous assistons ensuite à la projection d'une sélection de courts métrages qui ont marqué les éditions du festival depuis 2003, année de la première édition du festival d'Oloron.
On y visionne des courts de Monsieur Poulpe, de
Chloé Micout, d'Armz (encore lui !)...
A l'issue de la projection, Mr Poulpe annonce le sujet des speed films, qu'Isa vient de tirer au sort. Il s'agira de « Comédie Musicale », thème qui m'inspire autant qu'un épisode d' « Amour, Gloire et Beauté ».
Bâcler un pseudo remake de « Grease » en 36 heures ne me dit rien du tout. Quitte à faire quelque chose, autant essayer de se démarquer du conventionnel.
Avec Guillaume Pierret, nous discutons d'une idée. Il s'agirait de filmer une scène de torture de Mr Poulpe, ligoté et bâillonné dans un endroit bien glauque, façon « Hostel » d'Eli Roth.
Sous la torture, Mr Poulpe pousserait d'interminables cris de douleurs, à moitié étouffés par le bâillon enfoncé dans sa trachée.
Par un montage cut, en faux raccords volontaires, nous assemblerions les cris de Poulpy pour en faire une sorte de chant improbable, sur lequel nous mettrions un truc bien puissant, comme la 9e symphonie de Beethoven, par exemple.
Puis nous nous ferions traiter de plagiaires du travail de Stanley Kubrick, et nous nous ferions jeter des cailloux et des tomates périmées.
Mouais, bof.
Pas de quoi appeler la famille.
Nous décidons finalement de ne rien faire, tandis que la soirée se termine entre discussions diverses et vidages de verres de Jurançon, pour changer.
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Isa, co-fondatrice du festival du film web d'Oloron
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Vendredi, le temps est un peu moins gris que jeudi, mais c'est pas encore la fête pour autant.
Nous visitons le marché du coin. Saucissons maison, jambons de Bayonne et de coche, fromages du terroir, les allées regorgent de bons produits dont nous faisons provision.
L'après midi, nous sommes réquisitionnés par les speed filmeurs.
Mon amoureuse est embauchée sur « Aids Side Story », co-réalisé par Mr Poulpe, et les gars de la
PAFE.
J'y fais une discrète apparition, en pseudo danseur sous Prozac.
Le soir, nous retrouvons avec joie mon pote Guillaume Tauveron, qui vient de passer la journée sur la route avec son compère Vincent Bigay. Ils se sont arrêtés à maintes reprises pour tourner leur comédie musicale speed filmée.
Il y a une chose qu'il faut savoir au sujet de Guillaume Tauveron. Sous ses airs sympathiques, cet individu est sujet à d'affreuses névroses obsessionnelles, en tête desquelles apparaît une fascination pour les hommes en slip.
Les hommes en slip seront donc au centre de la thématique de son road movie musical intitulé « Slip Dreams ».
Guillaume me demande si j'accepterais de tourner en slip pour lui.
Je ne peux rien refuser à un ami.
Vendredi soir, c'est la projection des films hors compétition.
Dans une salle au ¾ vide nous retrouvons quelques courts déjà vus sur le web, comme le très rigolo «
La Haie », du
BCB, «
Après l'homme » de mon pote
Jacky Chavaudret, « Le lutin Bleu », d'Armz (encore lui !!), «
Cut and Cute » de Gregory Mahieu, et quelques autres que je ne connaissais pas.
Mon coup de coeur de la soirée, c'est « Machine des Geist », d'Oriane Pilloix, de l'association
Inari.
Sur une musique de Matthew Tyas, Oriane nous plonge dans un univers graphique et sytilisé, servi par un montage de qualité et des plans bien choisis. Au sein d'une sélection très narrative, ce film se démarque par sa démarche plus impressionniste que narrative, même si la chute donne des clés de compréhension et s'apparente donc structurellement à une fin de narration.
C'est également ce soir là qu'est projeté mon « Cluedo Privé ». C'est toujours la version non étalonnée, qui tire sensiblement sur le jaune. La son de la salle est un peu « poussé » : les enceintes ne pardonnent pas les imprécisions, qui semblent ici décuplées.
Le public ne rit pas trop, ce qui me rassure un peu. La
dernière projection m'avait laissé un peu perplexe à ce sujet.
Après la projection, je sonde quelques personnes pour récolter leurs avis.
Ce qui me fait très plaisir, c'est que les impressions sont globalement positives et que les premiers compliments sont invariablement destinés aux acteurs. Vincent Londez et Anthony Le Foll sont doués et font du bon boulot, et ça se voit à l'écran.
Ça me fait d'autant plus plaisir que c'est l'un des domaines sur le quel nous avions essayé de concentrer nos efforts, en multipliant les répétitions et les discussions autour des personnages, des choix de jeu à privilégier, etc...
Nous tapons ensuite la discussion avec Robin Accard, Président du Jury et producteur de « La science des Rêves », de Michel Gondry, qui me dit avoir apprécié "Cluedo Privé" pour le jeu des acteurs et la sobriété de la réalisation qui, selon lui, colle bien au scénario.
L'ironie, c'est que j'ai été contraint de faire des plans fixes, car ma dolly s'était montrée récalcitrante.
Sans quoi j'aurais bien tenté quelques travellings lents, « à la woneuguène » comme on dit parfois dans ma banlieue.
Robin m'avoue également s'être interrogé sur le pourquoi du comment de la présence des deux personnages dans ce lieu, mais le mieux, c'est qu'on en reparle lorsque le film sera en ligne, trèèèèès bientôt.
Pour changer, nous vidons quelques bouteilles de Jurançon. Le cadre est agréable : c'est une expo photos organisée par Inari Prod. Les photos sont gloablement esthétiques et très réussies. Un bridge Panasonic, un léger traitement photoshop, une impression de qualité et hop ! Ça le fait plutôt pas mal.
Samedi, le réveil est désagréable.
A 8h du mat', de vils individus comment à faire un boucan assez faramineux. Un type chante à tue tête, l'autre rigole d'une grosse voix grave, et ils enchaînent en faisant de bruyants clapotis dans la baignoire. J'ai beau taper contre le mur, rien n'y fait et, lorsque j'entends des types brailler dans le couloir, je me lève illico presto en mode « papa ours en colère », entrouvre la porte de la chambre et leur fait les gros yeux.
La technique est efficace, les gus décampent.
par contre, impossible de me rendormir.
C'est là que je me commence à comprendre que l'hôtel ne s'appelle pas « Le Bristol » par hasard. Les murs sont en contreplaqué et aussi insonorisés que les écouteurs de mon iPod, qui font grimacer les vieilles dames lorsque j'écoute de la musique bruyante dans le métro.
Je descends donc prendre mon petit déjeuner. Là, je retrouve Guillaume Tauveron et Vincent Bigay, d'excellente humeur.
Guillaume, qui est doublement papa depuis trois semaines, n'avait pas dormi autant depuis un bail.
Fatigué et bougon, je commence à leur raconter mes mésaventures matinales. A leur air mi-amusés, mi-embêtés, je comprends que les chanteurs de salle de bains, c'étaient eux.
Résistant à l'envie de les égorger avec le couteau à beurre, je noie mes aigreurs dans mon bol de chocolat chaud, accompagné d'un sympathique pain au chocolat.
Nous parlons du tournage de « Slip Dreams ».
Guillaume m'explique brièvement mon rôle et nous partons tourner dans la foulée.
Le soleil est là, mais le fond de l'air est frais. En conséquence, nous tournons en intérieur.
Il n'y a pas encore grand monde à 10h du matin, ce qui nous permet de :
- ne pas être dérangés pendant le tournage
- ne pas salir à tout jamais nos réputations respectives
Après le tournage, c'est la « conférence de presse » où chaque membre du jury se présente, et chaque réalisateur présente son court métrage. Comme prévu, je présente « A vous de voir », de Gildas Le Goff. Je ne suis pas mécontent de présenter ce court là, dans lequel je trouve le jeu des acteurs nettement au dessus de la moyenne de ce qu'on peut voir habituellement sur le web.
Samedi après midi, c'est le concours de steadicam.
Il s'agit de suivre quelqu'un sur un parcours déterminé, en le filmant avec le steadicam fabriqué par Leonard Chevalier, de la
Bignoz Prod.
Au début, on fait le kéké. On imagine que c'est de la gnognotte, qu'on va faire flotter le camescope (un Sony VX2000) fingers in the nose, et qu'on va réaliser des plans dignes du dernier Spielberg.
Au bout de quelques secondes, on fait moins le malin.
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| Robocop 4 |
Ce truc pèse un âne mort, et il faut un sacré doigté pour réaliser des plans fluides. Jambes légèrement fléchies, main pas trop crispée sur le support de caméra, regard vissé sur l'écran LCD, tout ça demande une grosse concentration.
Au bout de quelques minutes, des tensions se font sentir dans le bas du dos, et lorsque que la ligne d'arrivée approche, on n'est pas mécontent de poser l'engin.
Le steady, c'est plus physique qu'il n'y paraît, assurément.
Samedi soir, c'est la projection des films en compétition officielle.
L'espace Jéliote est gavé de monde, et Mr Poulpe sait s'y prendre pour chauffer la salle.
La projo commence, voilà mon topo :
Mago et les anachroniques :
Chouette hommage aux films muets des années 20. Le look du personnage principal (inteprété par le réalisateur du film, Thierry Barnaud) fait immédiatement penser à Buster Keaton. L'image a été travaillée en post-prod pour reproduire un effet de vieux film.
La musique est excellente et la sensation de retour vers le passé opère.
Si j'avais 2- 3 remarques à formuler, je dirais que ça manque un peu de gros plans visages, le genre de plans que j'aimais beaucoup dans les films du début du 20e siècle, que le film tire un petit peu en longueur, et que le scénario manque d'un je-ne-sais-quoi qui ferait de ce court une franche réussite.
Quoi qu'il en soit, on passe un moment agréable devant « Mago et les anchroniques », que je vous conseille de visionner par
ici.
Cerveau Zéro :
J'ai bien accroché à la réalisation, maîtrisée et très dynamique, un peu moins à la caractérisation du personnage principal et à la trame sur le thème de « l'arroseur arrosé ». Le scénario est bien documenté et les explications du réalisateur, Maxime Gausset, après la projection étaient très intéressantes.
J'ai très envie de suivre l'évolution de la Broken Prod, dont les travaux sont visibles sur
leur site.
Enyo :
Une première réalisation techniquement réussie. Les cadres, les décors, les lumières, tout cela est très chouette pour un premier court. J'ai moins aimé le jeu des acteurs, dont l'un surjouait assez nettement, et le scénario un peu noir à mon goût.
Cependant, la qualité technique laisse augurer de bonnes choses pour la suite. A suivre...
Enyo est visible
ici.
Conte Vert :
Ce qui est bien avec Guillaume Tauveron, c'est que dans ses films, les défauts s'effacent au bénéfice des qualités.
Je trouve que Conte Vert pêche un peu sur le plan technique.
Image un peu cramée, mouvements de caméras parfois tremblotants, montage pas toujours au poil.
Mais la force de Guillaume, c'est de proposer au spectateur un véritable univers. Du coup, on se laisse happer par ses histoires à mi chemin entre rêve et réalité, on retrouve régulièrement sa fascination pour les hommes en slip et les actrices japonaises et on se plaît à remarquer que Guillaume n'a pas peur de prendre le temps de poser sa narration.
J'enfonce peut-être des portes grandes ouvertes en écrivant cela, mais je trouve très intéressant de voir du « cinéma d'auteur » (appelons un chat un chat) dans tout ce que ça sous entend de positif, au sein du microcosme de la réalisation vidéo amateur accessible sur Internet.
Chez Guillaume, pas de flingues, pas d'effets spéciaux à l'américaine, exit les codes usuels du cinéma hollywoodiens. Tout à coup, on est ailleurs. Et c'est très rafraîchissant.
Cela dit, je n'ai rien contre les flingues et les effets spéciaux hein ?
C'est juste que ça fait toujours du bien de voir autre chose.
Conte Vert a récolté le 3e prix du festival.
Lumières Perdues :
Un joli court, au scénario poétique et à la réalisation très propre. Côté scénario, j'ai moins aimé une légère tendance à la surexplication, qui rend le court un peu plus long qu'il ne devrait l'être.
Avis subjectif, j'en conviens.
Très sympa, le réalisateur avait pris la peine de réaliser une vidéo de présentation de son film, qui a été diffusée. Le veinard était parti sur les terres de Peter Jackson, en Nouvelle Zélande.
Le film est visible
ici.Indemne :
J'ai déjà dit tout le
bien que je pensais de la dernière réalisation de mon ami Guillaume Pierret.
Le jury ne s'y est pas trompé en lui attribuant une mention spéciale pour, je cite, « les qualités exceptionnelles de la réalisation ».
Voilà qui devrait encourager la
Smoothless Team à récidiver cette année.
J'ai un scoop à ce sujet : cette fois, leur film contiendra des dialogues.
Si.
Le Trophée :
Poids lourd incontestable (et incontesté) de cette sélection, « Le trophée » est l'exemple type du film amateur qui en remontre aux professionnels.
Bricolé avec 2 000 Euros, ce court a la tronche d'un film à 60 000 Euros.
Les décors, la post-production, les effets spéciaux 3D, tout dépote terriblement dans « Le trophée ».
C'est d'autant plus sidérant qu'après une bonne séance de discussion avec le très sympathique réalisateur, Pascal Thiebaux, j'ai appris qu'il avait tout fait à la mimine tout seul comme un grand. Etalonnage, travail After Effects, Effets visuels 3D, effets sonores, un véritable travail d'artisan dans le sens le plus noble du terme.
Au final, de la très belle ouvrage compte tenu du budget du film. Par moments, on jurerait que Robert Zemeckis est passé par là. Sauf que pour le coup, Robert Zemeckis s'appelle Pascal Thiebaux, et qu'il a du talent à revendre.
Le seul bémol à mes yeux, est du côté du jeu parfois un peu « cartoon » des comédiens. Mais pour le reste, c'est du très lourd !
D'ailleurs, ni le public, ni le jury ne s'y sont trompés, puisque que « Le trophée » repart avec deux prix dans sa hotte de père Noël : le 2e prix du festival, et le prix du public.
N'hésitez pas à visiter
la page du film.
Matt L'automate :
Très bon clip musical en animation, j'ai bien aimé la réalisation, et la musique. Rien à redire de mon côté...
A voir sur ce site visuellement assez chouette :
http://www.bernardfilms.com/A vous de voir :
Si la réalisation de Gildas était un peu en retrait de la majorité des courts métrages en compétition, le jeu des acteurs, lui, était un cran au dessus de la mêlée.
Aurèle et Matthieu Dahan sont d'une grande justesse, et portent littéralement le film sur leurs épaules. Le jury a longtemps hésité à remettre un prix au film, sachant que « Le trophée » était déjà lauréat du prix du Public.
Nombreuses sont les personnes qui m'ont demandé de féliciter les acteurs et le réalisateur, ce que je fais publiquement ici. Bravo à
eux, et merci de m'avoir envoyé à Oloron !
1M06 :
Le grand gagnant et LA grosse polémique du festival.
1M06 fait partie d'une série de 35 vidéos d?une minute, autant d'essais dont les thèmes varient au gré des envies de François Grandjacques, le réalisateur.
Il s'agit d'une vidéo rigolote et pas mal foutue, clin d'oeil au logiciel «
Google Earth ».
Elle est visible
ici.
Sans rien retirer des qualités de cette vidéo, j'ai été très surpris par la décision du jury, de lui attribuer le premier prix.
Robin Accard, président du jury, justifie son choix ainsi : « Nous avons essayé de récompenser quelque chose qui correspond au festival, une petite pastille très intelligente, très différente, partant d'une idée toute simple, avec en prime un relais avec le web ».
Personnellement, c'est là que je ne suis pas d'accord avec ces explications.
J'ai l'impression qu'en célébrant une « petite pastille » qui offre un « relais avec le web », il y a comme une méprise sur ce qu'est le festival d'Oloron.
Oloron n'est pas un petit festival.
Il dure plus d'une semaine en tout, fait venir une cinquantaine de personnes des quatre coins de la France, voire de Belgique, propose de nombreuses activités, présente les films dans une grande salle de qualité, etc...
On est loin du petit festival de quartier, organisé au fond de la cave d'un petit restaurant, avec un projecteur défaillant et une installation sonore pourrie.
Ensuite, célébrer le « relais avec le web » est à mes yeux une lecture un peu trop littérale de l'intitulé du festival « du film web » d'Oloron.
Par film web, on entend « film disponible sur Internet ».
Et pas « film dont le thème est centré sur l'Internet ».
C'est pour toutes ces raisons que je n'ai pas compris l'attribution du premier prix à 1M06.
Cet état de fait a permis d'alimenter les discussions du samedi soir, en faisant honneur aux bouteilles de Jurançon.
Le festival du film web d'Oloron est un endroit très sympathique, où on a plaisir à revenir.
J'espère pouvoir en être l'an prochain, en compétiteur ou en simple spectateur.
P.S. J'ai failli oublier les speed films.
Les voilou !
Aids Side Story
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