Mardi 9 janvier 2007
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11:21
Une semaine sans publier d'articles sur ce blog. Que fait la police ?
Pas grand chose, un peu comme moi en ce moment.
Enfin, pas tout à fait.

En attendant la saison 6 de "24 heures chrono" qui devrait me scotcher violemment à mon téléviseur plusieurs jours durant, je suis en train de dévorer la saison 1 de "Prison Break".
C'est assez intrigant "Prison Break".
- Le postulat de départ est assez tarabiscoté.
- Les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'on ne les compte plus
- Les personnages principaux (Scofield et Burrows) ne sont objectivement pas très bien construits (le premier est étonnament à l'aise dans un milieu carcéral qui lui est totalement étranger, le second compose un pseudo bad boy aux tendances apathiques)
- Wentworth Miller n'a que 3 expressions faciales en stock (1 - les yeux plissés avec le sourire vaguement narquois, 2 - les yeux ronds de la surprise, 3 - la tristesse un brin forcée lorsque le frangin part sur la chaise électrique)
- La vie carcérale est dépeinte de manière beaucoup moins puissante que dans "Oz"
- Les cliffhangers sont tout de même moins scotchants que ceux de "24".
Alors pourquoi cette série est-elle aussi prenante ?
Les ricains ont du savoir faire en matière de série TV, ils le prouvent une fois de plus.
Déjà, le casting global est de grande qualité (mention spéciale à
Robert Knepper, particulièrement impressionannt dans sa composition du personnage de "T-Bag". Sa gestuelle nonchalante, son accent trainant du sud des Etats-Unis, son regard psychotique, tout est étudié au millimètre; Du vrai travail d'orfèvre.). D'ailleurs, les CV des principaux protagonistes sont plutôt bien remplis.
Robert Knepper a joué dans "Hostage" avec Bruce Willis, dans "Good night and Good Luck" de George Clooney, dans "CSI : Miami", dans "Urgences" en 1998, dans "tout le monde dit I love you" de Woody Allen,...
Peter Stormare ("Abruzzi" dans la série), a carrément un ENORME CV qui affiche des rôles dans "Nacho Libre", "Les frères Grimm", "Constantine", la série "Joey", "Birth", "bad boys 2", "Minority Report", "Windtalkers", "Dancer in the Dark", "The million Dollar Hotel", "8mm", "Armageddon", "Seinfeld", "Jurassic Park : The Lost World", "Fargo",... la liste est plutôt éloquente.
Le reste du casting est à l'avenant. Tous les acteurs sont expérimentés, talentueux, et ça se voit à l'écran. Seul Wentworth Miller peut sembler un peu en dessous de par l'apparente étroitesse de son registre, mais à l'instar de Dominic Purcell en vrai-faux bad boy pas toujours 100% crédible, il n'est jamais "faux" dans son personnage.
La série offre même quelques moments forts doublés d'une dimension politique, comme ce passage où un homme innocent est emmené vers la chaise électrique.
Boulversant et révoltant.
Au final, le "produit" est bien emballé, la réalisation est propre et sans bavures, les scènes toujours bien éclairées, l'intrigue est assez consistante pour susciter une cusiosité constante chez le spectateur bref, c'est très efficace et c'est là l'essentiel.
Ajoutons que le coffret DVD est d'excellente facture. On y trouve même quelques commentaires audio de derrières les fagots, signés Paul Scheuring, le créateur de la série et... notre ami Brett Ratner, producteur exécutif de la série et réalisateur de l'épisode pilote. On trouve également un making of de 30 minutes assez sympathique, et 2 - 3 autres bonus de bon aloi.
On recommande...
D'autant plus que j'ai entendu dire que la saison 2 était encore plus excitante.

"Excitant", ce n'est pas le qualificatif que j'appliquerais à "Election 1" de Johnnie To (Le 2 sort demain). Rarement, j'ai eu autant envie de dormir au cinéma (à part peut-être devant "Zidane, un portrait du XXIe siècle"...).
Johnnie To est un réalisateur prolixe, dont la thématique des films tourne quasi-systématiquement autour des triades hong-kongaises.
Parfois pour le meilleur ("The Mission", un bijou d'action statique ou "Fulltime Killer", polar bourrin, virtuose et surexcitant) ou pour le pire (poussif "Breaking News", improbable "Running Out of Time").
"Election" fait à mes yeux partie de cette seconde catégorie.
To s'attarde sur les luttes de pouvoir au sein des Triades, les rites d'intronisation, et produit un film qui est au "Parrain" ce qu'un Big Mac est à la cuisine gastronomique.
Un ersatz dispensable et rapidement oublié.
Hormis une grosse scène de combat nocturne à l'ame blanche, le plaisir de retrouver Tony Leung Ka Fai 15 ans après "L'amant" de J.J. Annaud, et le toujours charismatique Simon Yam, "Election" est une déception...
Côté "Nouvelles du front", "Cluedo Privé " est en post-production. Le montage image est quasiment terminé (2 - 3 trucs à retoucher avec JB, le monteur, mais on touche au but).
Roberto Ceriani travaille sur la bande son, tandis que Elie Mittelmann passe le son à la moulinette "Pro-Tools".
J'espère toujours terminer ce court fin janvier.
Wait and see.
En parallèle, une nouvelle session des Filmistes se profile à l'horizon.
Il s'agit d'une session sur le thème du Sida.
Pas évident le Sida. Tellement de spots ont déjà été réalisés sur le sujet, qu'il est particulièrement difficile d'explorer de nouvelles pistes.
Ça ne m'intéresse pas de refaire une énième pub pour la capote, et ça m'intéresse encore moins de faire la morale aux gens sur la rengaine "sortez couverts".
Chez les Filmistes, nous n'avons pas de contraintes, profitons-en.
Cela dit, la deadline approche, et je n'ai toujours pas d'idées vraiment développée. Juste un embryon de truc vaguement décalé, sorti d'une discussion avec mon compère Vincent Londez.
On verra bien ce que ça donnera...
Allez, comme dirait mon ami Smoothless, Adiou !
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