Il était difficile de trouver le sommeil dans la nuit du 15 au 16 septembre 2006, jour du départ des filmistes pour le festival Eutopia06.
Toma Zino dépensait son surplus d'énergie en nettoyant son appartement de fond en comble jusqu'à 5h du matin, Also cherchait mollement le sommeil chez lui, tandis que moi, lassé de tourner en rond dans mon lit, je finissais par zapper sur les chaînes ciné du câble, avant de tomber an pamoison devant la plastique avantageuse d'une Pam Grier au top de ses formes dans « Foxy Brown ».
Seul Jérémy alias Jair dormait comme un bébé, couché à 23h30 après une "Star Ac'" et un "Prison Break" à la télé.
Samedi
Le temps de faire une sieste, le réveil sonne déjà.
5h30 du mat'.
La taxi passe me prendre devant chez moi à 6h, avec Also dedans. Nous filons récupérer Jair à la Porte Maillot, puis direction Orly où nous retrouvons le reste de la troupe : Tom, Jim et Toma Zino.
L'avion pour Madrid décolle à 8h pétantes. Prévoyant, Jim a emporté son Game Boy millésime 1989, avec l'inamovible Tetris. Nous nous lançons quelques défis dans l'avion, pendant que Tom termine sa nuit sous l'oeil suspicieux d'Also.
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| Tu t'es vu quand t'as pas dormi ? |
Toujours aussi prévoyant, Jim a apporté son camescope DV avec lequel il commence à réaliser le "making of" du séjour.
A Madrid, nous glandons 2 heures dans l'aéroport high tech de la ville, avant d'attrapper un deuxième avion qui nous amène à Séville, au sud ouest de l'Espagne.
Là-bas, 2 personnes du staff du festival nous accueillent et nous emmènent à Cordoue dans 2 monospaces climatisés.
Nous arrivons à destination à 15h, soit 9 heures après notre départ. Vive les vols directs Paris - Séville, voire Paris - Cordoue.
Après avoir déposé les bagages à l'hôtel Selu (et non pas chelou), situé non loin du centre ville, nous partons à la découverte de Cordoue. Première impression : en Andalousie, le milieu de l'été tombe au début de l'automne.
Le thermomètre affiche fièrement 33°, nous sortons les bermudas, les lunettes de soleil et la crème solaire, en repensant au caniculaire mois de juillet parisien.
Deuxième impression : c'est beau !
Ville musulmane jusqu'au milieu du 13 siècle, Cordoue est dotée d'un paysage architectural très intéressant, qui combine architecture Maure (La Grande Mosquée est tout simplement sublime) et « occidentale », consécutive à la prise de la ville par les chrétiens, en 1236.
Le centre historique de la ville est d'ailleurs classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984.
C'est dans ce cadre stimulant que nous tentons vainement de trouver une actrice pour notre film commun.
Nous avions planché sur un scénario qui impliquait un rôle féminin, sans avoir d'actrice sous la main. Après avoir sollicité les organisateurs du festival, trouvé porte fermée à « l'acting school » de la ville, nous envisageons de faire du casting sauvage dans les rues de Cordoue, en abordant toutes les jolies filles des environs.
Vu notre niveau d'espagnol, la tâche se révèle plutôt ardue.
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Jim et Toma en plein casting sauvage
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Tom préfère brancher les femmes mûres chez H&M
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Après un excellent repas de tapas dans un bon petit restaurant du coin, en compagnie de Raffa, membre du comité d'organisation, nous continuons les repérages de la ville, traînons un peu en soirée dans les quartier branchés de la ville où les cartes des restaurants affichent des prix parisiens. Nous échouons finalement à l'hôtel où, zappant sur les chaînes câblées du petit téléviseur, je tombe avec plaisir sur une rediffusion de « Terminator », le film culte de mes 10 ans. En passant avec mon père devant la caissière du cinéma le "Grand Rex", je m'étais mis sur la pointe des pieds, histoire de paraître les 12 ans que je n'avais pas encore. Ça ne s'oublie pas ces trucs là.
Sur l'écran du téléviseur de l'hôtel, Le doublage espagnol n'est pas toujours synchro. Il est amusant de lire « I'll be back » sur les lèvres d'un Schwarzie inexpressif, tandis que le doubleur lâche un « volvere » qui me remémore partiellement mes cours d'espagnol de fin de lycée.
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| I'll be volvere back ! |
DimancheLe lendemain matin, Alfonso, grand manitou du festival, nous rejoignait à l'heure du petit déjeuner. Il nous confie 2 cassettes DV pour le tournage et précise que nous devons avoir terminé le film pour le lendemain matin, 9 heures.
Mine de rien, la pression commence à monter d'un cran.
Faute d'actrice, nous avons 24 heures pour réaliser un film dont nous n'avons pas encore trouvé le scénario.
Vas-y man, paye ton brainstorming.
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Toma, en séance de brainstorming intensif
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A 11h, nous décidons de nous lancer sur une idée trouvée la veille, qui nous convainc à moitié. Il s'agit des errances d'un homme, perdu entre la ville de Cordoue et le désert.
Pas de quoi fouetter un chien andalou.
Toma sort son kit mini 35 maison, que nous scotchons sur la Panasonic AG DVX 100 d'Also.
L'image sort à l'envers, ce qui nous oblige à jouer avec l'écran LCD.
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Toma Zino scotche le mini 35 sous l'oeil concentré d'Also
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Côté texture d'image, c'est un vrai tour de magie. D'un coup, l'image DV lisse, froide et nette de partout se transforme en poésie visuelle, avec des zones d'un flou granuleux et tacheté, qui fait penser à un format de pellicule surréaliste, quelque part entre le Super 8 et le 35mm.
Nous sommes sous le charme.
Vers midi, nous nous rendons compte que ce que nous sommes en train de filmer risque fort de ne pas casser 3 pattes à un canard. Nouvelle séance de brainstorming à la terrasse d'un café. On balance 2 - 3 pitches pas très fameux lorsque soudain, l'idée déboule. Un type qui raconte une histoire, il affabule, il « mythonne », les situations fusent, les idées s'enchaînent, etc...
Tout le monde s'accorde à caster Jim dans le rôle principal. Non pas qu'il aie des antécédents de mythomanie, mais vous comprendrez ce que je veux dire en visionnant le court.
Nous commençons à tourner dans la foulée.
Nous passons l'après midi à écumer les rues de la ville tous les 6, avec la camera et son kit, le trépied, le micro et les multiples tenues de Jim.
La réalisation est chorale : Toma Zino s'occupe du kit mini 35 et de la camera avec Also, Jim et Tom jouent dans le film, Jair et moi nous occupons de la prise de son et du réflecteur.
Finalement, nous n'utilisons pas mon steady tracker. C'est trop aléatoire de faire des travellings au kit mini 35 avec lequel il faut constamment ajuster la mise au point.
L'engin est très sensible. Le moindre quart de tour sur la bague de mise au point, et zou ! Le sujet est flou. Idem si l'acteur se place 50 cm trop en avant ou en arrière de la zone de netteté.
Il faut tout le doigté de Toma Zino, habitué à manipuler son kit maison, pour tourner chaque plan assez rapidement.
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4 hommes et 2 camescopes
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Côté casting, chacun de nous fait une apparition dans le film.
Jim tient le rôle principal, Tom joue "paulo", le bon pote.
Le reste de la troupe assure les figurations.
Nous tournons quelques scènes dans l'auberge de jeunesse qui abrite le festival : salle de conférence, salle de montage, où nous rencontrons Ramon, qui remplace sa petite amie malade, membre du staff du festival.
Ramon a vécu à Brest, Ramon parle un excellent français, Ramon nous est d'une aide précieuse : grâce à lui, nous réussissions à négocier l'emprunt gratuit d'une voiture électrique (service prisé par les touristes réfractaires à la marche à pieds), alors que le préposé à la location voulait nous faire payer 35 Euros.
Nous continuons à tourner jusqu'à la tombée de la nuit, où nous terminons sur une scène assez anthologique où Jim se fait savater au milieu de la place la plus passante de la ville, par 3 jeunes femmes hystériques.
Il s'agit de 3 touristes belges, Stéphanie, Stéphanie (bis) et Caroline, à qui Toma a proposé d'apparaître dans le film. Elle giflent Jim à tour de rôle, avant de l'achever à coups de pieds et de sac à main. Autour, la vindicte publique est incarnée par une foule de figurants autochtones, visiblement ravis de participer à notre petit tournage.
Si je parle autant de cette scène, c'est parce que nous l'avons finalement perdue. Suite à un mauvais calage de K7 dans le caméscope, nous avons effacé la scène accidentellement.
Vraiment dommage.
Mais comme vous m'êtes sympathiques, j'ai pensé à filmer la scène avec mon appareil photo numérique. La qualité est loin d'être au top, mais comme le veut le dicton, « c'est toujours mieux que rien ».
La nuit tombe enfin, nous rentrons à l'hôtel où nous commençons à tourner les scènes d'intérieur. Salle de repas, chambre, couloirs, porte d'entrée,... Comme le très antipathique monsieur de l'accueil nous refuse le droit de tourner face à l'ascenseur du rez-de-chaussée, nous nous exilons au 1er étage où nous tournons discrètement les scènes dont nous avons besoin.
On enchaîne ensuite devant l'hôtel, où nous shootons une scène sensée se passer devant la porte d'entrée d'une boîte de nuit. Retour ensuite dans la chambre de Toma Zino. Jeremy et moi allons nous coucher dans nos chambres respectives vers 2h du mat', pendant que les autres tournent les scènes manquantes, jusqu'à 5h du matin.
LundiLe lendemain, réveil à 8h pour Jeremy et moi, préposés au dérushage. Nous arrivons dans la salle de montage à 9h.
C'est une grande salle en forme de « U » , truffée de postes de montage, comme le montre la vidéo ci-dessous, réalisée par des gens du festival :
Il s'agit de PC dernier cri, processeurs dual core 2,8 Ghz, 3 Go de mémoire vive, une carte graphique musclée et 300 Go de disque dur. Tous les PC sont équipés de Premiere Pro 2.0, After Effects 7.0 et Adobe Audition 2.0.
Ça, c'est la bonne nouvelle.
La mauvaise nouvelle, c'est que tous les menus des logiciels sont en espagnol.
Nous nous débrouillons quand même pour lancer le dérushage, qui traîne en longueur. 11h30, fin du derushage, début du montage.
Je commence à m'atteler à « l'ours », sorte de pré-montage brut, où il s'agit davantage de mettre les bonnes prises bout à bout que de faire un montage finalisé. Je m'active non-stop jusqu'à 15h, heure à laquelle Tom prend le relais. Tous les filmistes se relaient au chevet du bébé, chacun y allant de son petit commentaire sur tel ou tel enchaînement.
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2006, Toma découvre l'informatique
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Du coup, on tergiverse un peu, on perd parfois un peu de temps, mais au final, il s'agira bien d'un film réalisé en équipe, et c'est là l'essentiel.
Tom fait du très bon boulot sur le montage. Il s'attelle à produire des séquences rythmées, sans temps mort, ni redondance. Et ça fonctionne plutôt bien.
Pendant ce temps là, Jeremy s'occupe de l'habillage des génériques de début et de fin (logo filmistes, typographies, cinématiques des « cartons », etc,...) et Also s'adonne à la géométrie dans l'espace.
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| Also, en plein montage |
A 19h, les
Zemos98 donnent une conférence à laquelle Jeremy et moi assistons.
Zemos 98, késaco ?
Il s'agit d'un groupe de personnes originaires de Séville, qui organise tous les ans au mois de mars un festival dédié à la culture audio-visuelle (numérique ou pas). Les membres de ce collectif réalisent aussi des créations audio-visuelles.

Plus que de simples organisateurs de festivals, Zemos98 s'implique réellement dans la promotion de la création audio-visuelle indépendante et alternative, ainsi que dans la création de réseaux constitués d'acteurs de la création vidéo à travers le monde.
Activistes et ambitieux, les Zemos98 déclarent vouloir "redéfinir (et en même temps rééduquer, réflechir et expérimenter) les pratiques créatives - sociales qui constituent les orientations de la culture audio-visuelle contemporaine".
Une conférence très intéressante, à l'issue de laquelle j'ai récupéré 2 DVD de court métrages sélectionnés aux précédentes éditions du festival.
Retour à la salle de montage.
Nous terminons avec 2h30 de retard, vers 21h30.
Nous avons débordé plus ou moins volontairement, étant donné que notre court sera projeté hors compétition, comme nous en a informé Alfonso.
Pourquoi hors compétition ?
Parce que le festival a déjà investi assez d'argent pour nous faire venir à 6.
6 billets d'avion aller-retour Paris - Séville
+ 6 chambres d'hôtel individuelles pendant 4 nuits
+ 2 - 3 repas offerts
= un budget estimé approximativement à 4 000 Euros.
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Burger King "de mierda", Sponsor officiel de nos repas du midi
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Etant donné que le premier prix du festival est doté d'un chèque de 2 400 Euros, et qu'ils nous sont fait une faveur en nous invitant tous les 6 (à l'origine, seulement 2 personnes étaient invitées) , il est compréhensible qu'ils aient préféré répartir les « cadeaux », et éviter d'avoir à nous signer un gros chèque en plus de l'invitation, en cas de victoire de « Call me Mike », titre de notre petit film.
Dîner en ville, retour à l'hôtel, zapping sur « Dead Zone » avec un Christopher Walken hispanisant et hypnotique, puis dodo.
Mardi
Arrivée vers midi à la salle de montage. Nous peaufinons un peu le film, en finalisant le générique de fin et en ajoutant des sous-titres en espagnol : Alfonso nous a traduit les dialogues. Le temps de tout caler, puis de tout réexporter, il est 17 heures.
C'est-à-dire l'heure d'aller à la conférence que nous donnons, en compagnie d'un collectif de réalisateurs espagnol nommé «Atico».
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil sur leurs court-métrages (comme "in good hands" par exemple, ou le trailer de leur film "sobreexpuestos" visuellement alléchant), mais aussi sur leurs vidéos un peu plus expérimentales, telles "Renace" ou "Road Movie".
Très amusante aussi est leur revisite du Seigneur des Anneaux façon Dogville...
Les organisateurs du festival assurent : ils ont prévus des oreillettes radio, reliés à une cabine depuis laquelle 2 interprètes transcrivent nos propos en espagnol, et traduisent en français le discours d'Atico. Tout simplement parfait.
Nous remercions le collectif Zemos98 d'avoir réalisé un petit montage sur la conférence.
Pendant la conférence, nous diffusons notre speed film, « Call me Mike ». La salle rigole, applaudit à la fin, ça fait plaisir. Ils ont manifestement pris autant de plaisir à voir le film qu'on en a eu à le faire. Ça fait d'autant plus plaisir que ce n'était pas gagné. Dimanche, à 13h moins cinq, nous n'avions toujours pas trouvé d'idée de scénario qui tienne la route.
La cerise sur le gâteau arrive lorsque Alfonso nous avoue que si notre court avait été en compétition, on aurait eu de grandes chances de rafler le premier prix.
Qu'importe, nous sommes ravis d'avoir été invités tous les 6 aux frais de la princesse, pendant 5 jours.
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Les 2 p'tits nouveaux (Toma Zino et moi) filments les anciens depuis la salle
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Nous fêtons la fin du séjour en allant dîner au « Bodegas campos », l'un des meilleurs restaurants de la ville, avec la caisse noire des filmistes que Jeremy avait eu la bonne idée d'emporter. L'addition est salée, mais le repas est délicieux, tout comme les vins et les cigares.
On enchaîne ensuite dans un bar où notre taux d'alcoolémie grimpe en flèche. Shots de Tequila, bières and co, l'ambiance est festive lorsque nous décidons de changer d'endroit, vers 2h du matin. Nous suivons Pilar, charmante autochtone rencontrée sur le festival (dont je vous recommande la visite de
son site de créations graphiques) , qui nous emmène dans les 2 seuls bars ouverts du coin.
Cordoue, il faut bien avouer que c'est un peu calme en semaine.
Nous atterrissons dans un bar à moitié vide, que nous quittons rapidement, avant d'échouer dans un bar de heavy metalleux, qui reprennent bruyamment des standards de Metallica en agitant frénétiquement la tête. Je braille les paroles de "Enter Sandman" en grattant une guitare imaginaire, Jim est ami avec la terre entière, il distribue les high five et les « check », Also nous aveugle avec le flash de son téléphone portable, nous dépensons nos derniers euros dans une ultime tournée de bières locales, avant de regagner finalement l'hôtel, vers 4h30 du matin, avec un taux d'alcoolémie que les règles les plus élémentaires de bienséance m'empêchent de dévoiler ici.
Seul Jair, qui carbure à la "aqua con gas" depuis le début du séjour, fait chuter la moyenne, et remonter la dignité du collectif.
Mercredi Réveil difficile.
Alcaseltzer.
Coca Cola.
Dernière séance de bronzette au soleil.
Nous quittons Cordoue vers 15h. Nous rejoignons Séville en voiture.
Avion jusqu'à Madrid.
Escale puis retour à Paris, vers 22h30.
JeudiMauvaise nouvelle : Retour au boulot.
Bonne nouvelle : il fait 29°, une température andalouse, en cette fin de septembre...
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Une brochette de filmistes sur le retour
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P.S. Merci à Samy pour l'aide à la traduction du site des Zemos98 !
Merci à Jair, auteur des belles photos argentiques de cette page (comme la photo ci-dessous), que vous pourrez retrouver sur
l'album photo. Toutes ses photos sont visibles
ICI.
"
Call Me Mike" sera mis en ligne très bientôt.
Stay Tuned !
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