
J'ai participé hier à une journée de tournage d'un court-métrage très
particulier. Il s'agit de "TeleVega", de Didier Philippe, réalisateur indépendant qui a déjà quelques courts à son actif.
En 2 mots, et sans trop déflorer le scénario, ça cause d'une chaîne de télévision exta-terrestre qui émet dans toute la galaxie. La terre commence à capter ses ondes...
La très bonne idée de Didier Philippe, est d'avoir opté pour un tournage en... photos.
En effet, pour induire une notion de dimension supplémentaire aux images de la télé extra-terrestre, le court présentera la vie terrestre en images fixes, et les images extra-terrestres en images
animées (vidéo).
Ingénieux.
La séquence d'hier mettait en scène deux personnages en train de jouer au golf. L'un des deux présente Télé Vega (au moyen d'un téléviseur de poche) à son comparse, estomaqué.
Et moi, du coup, qu'est-ce que je viens faire là-dedans ?
Coach de golf (défense de rigoler).
Il fut un temps pas si éloigné où j'investissais autant d'énergie dans l'apprentissage du golf, que dans la réalisation de mes vidéos aujourd'hui. En plus de m'entraîner très régulièrement, je
dévorais allègrement tous les bouquins de golf qui me tombaient sous la main, cherchant à percer le mystère du swing "parfait", tout au moins sur le plan théorique.
Si, malgré mes nombreux efforts, stages de golf, cours, compétitons, je n'ai jamais réussi à devenir un bon golfeur, j'ai suffisamment décortiqué la cinématique du swing pour pouvoir être capable
de reproduire toutes les étapes clés du swing "parfait".
Position à l'adresse, écartement des pieds, angle formé par les mains et le club posé au sol, degré de flexion des genoux, répartition du poids du corps sur les pieds, degré d'inclinaison du dos,
degré de rotation du buste, degré d'extension du bras gauche, angle du coude droit qui pointe vers le bas, etc, etc, etc...
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Pierre et Bertrand, golfeurs du mardi
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Et c'est bien là LA grande frustration du golf.
On a beau connaître la mécanique du swing sur le bout des doigts, il est virtuellement impossible de reproduire cette belle cinématique lorsqu'il s'agit de swinguer à vitesse réelle. Les quelques
surdoués qui y parviennent me fascinent totalement. Il s'agit d'un travail de très longue haleine, et il n'est pas rare de devoir investir 3 ou 4 années de pratique régulière avant de devenir un
bon joueur (index inférieur à 18).
Pour revenir au tournage d'hier, mon rôle consistait donc à positionner les comédiens (
Bertrand Nadler et
Pierre Gribling, tous deux novices en matière de golf), leur faisant adopter différentes "étapes" du swing, de manière à rendre
le geste crédible, comme s'il s'agissait de joueurs de très bon niveau.
Ce qui aurait été impossible à réaliser en vidéo (à moins d'un entrainement quotidien de plusieurs semaines, voire plusieurs mois), s'est avéré tout à fait réalisable en prises de vues fixes.
Les comédiens prenaient approximativement la position souhaitée par le réalisateur, et je les "ajustais", point par point (pieds, genoux, bassin, dos, épaules, tête, bras, mains,...) de manière à
rendre la position naturelle : il n'avaient ensuite plus qu'à rester figés quelques minutes dans la position (parfois inconfortable), le temps que
Bianca Gutberlet, la photographe, prenne tous les clichés nécessaires.
Pierre et Bertrand ont été d'excellents apprentis golfeurs, très crédibles dans leurs attitudes. En plus, ils ont eu l'air d'aimer ça, puisqu'on a tapé joyeusement quelques balles ensemble sur le
trou N° 9 du golf de L'isle Adam (95) que nous avions à notre entière disposition pour toute la journée (le mardi est le jour de fermeture du golf).
A ce sujet, la direction du club s'est montrée particulièrement sympathique, en mettant 4 voiturettes de golf à notre disposition (je vous parle même pas des courses de voiturettes qu'on s'est
faites sur ce fameux trou N°9...), et en nous permettent d'accéder GRATUITEMENT au golf. Là où d'autres golfs exigeaient des espèces sonnantes et trébuchantes, ils ne ne nous ont demandé que
quelques clichés du parcours. Tâche dont Bianca s'est acquittée avec brio.
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Didier Philippe et Bianca Gutberlet
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En fin de journée, j'ai tapé quelques balles afin que Stéphane, l'ingénieur du son, puisse enregistrer les sons d'impact. Après 4 ou 5 bouses lamentables (et autant de jurons sur lesquels
Stéphane me faisait les gros yeux), j'ai réussi à taper 1 ou 2 bons coups, avec le driver de mon pote Thomas, qui nous avait gentilment prêté son sac de club pour l'occasion. une fois
les bruitages dans la boite, les acteurs ont ensuite joué leurs répliques, qui illustreront les photos shootées précédemment.
Bref, une excellente journée au grand air (vive les RTT), qui m'a redonné envie de taquiner la petite balle blanche un de ces jours. Quant à "Tele Vega", j'espère pouvoir vous le montrer lorsque
Didier en achèvera la post-production.
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Didier Philippe, vérificateur de cadres
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