Lundi 2 février 2009
1
02
/02
/2009
09:41
Il y a quelques mois, je parlais sur ce blog du tournage de "Surrender", dernière réalisation de mon ami Guillaume Pierret, jeune réalisateur talentueux de films d'action énervés.
La grande force de Guillaume, à mon sens, est de parvenir à transcender un budget ridiculement bas, pour délivrer des scènes d'action dont le découpage, le rythme et l'intensité surclassent la
majorité des scènes du même type des plus grosses productions françaises.
Alors oui, on pourra trouver que la photo manque un peu de soins, que le camescope DV utilisé n'a pas le piqué des grosses caméras HD, et qu'un peu plus de dialogues n'auraient pas dérangé. Mais
je suis partisan de penser que le jour où Guillaume disposera d'un budget confortable pour ses réalisations, il aura capacité à produire des séquences rarement vues dans le paysage audiovisuel
français.
Par Gilz
-
Publié dans : Film
5
Si enfin les jeunes du cinoche d'aujourd'hui pouvaient commencer à réaliser que la folie meurtrière, la violence tous azimuts, "à l'Américaine", c'est bientôt aussi démodé que le homard du même nom...
(C'était "la minute du vieux râleur".)
Sans vouloir me faire le porte-parole de Guillaume, je crois que sa démarche est très pragmatique.
Guillaume assume une passion que certains qualifieraient de "déviante" pour les fusillades, poursuites de voitures et autres scènes de baston. Il a un bon oeil, un vrai sens du cadre et du rythme, et un talent pour le découpage et le montage.
Il a envie de vivre de sa passion de réalisateur, mais n'a pas l'envie de porter sur ses épaules le poids de l'héritage de la culture du "cinéma d'auteur" très répandue en France, où globalement, un réal est mieux considéré s'il est l'auteur de ses propres scenarii.
Guillaume est un "réalisateur technicien", et cela n'a rien de péjoratif. Signalons, pour mémoire, que Steven Spielberg et Martin Scorsese, pour n'en citer que deux, n'ont RIEN ECRIT depuis plus de 30 ans. Ils réalisent, avec brio, des scenarii développés par des scénaristes. Et sont plébiscités par la critique comme par le public.
Je connais suffisamment Guillaume et son humilité pour savoir qu'il n'a nullement la prétention de se comparer aux deux grands cités plus haut. Mais à leur instar, il a juste envie de "réaliser" au sens technique du terme.
Je trouve que son travail a des similitudes, en dynamique, avec le travail de Paul Greengrass (La trilogie des Jason Bourne), réalisateur reconnu, qui a adapté pour le cinéma les romans de Robert Ludlum.
Je crois que Guillaume fait partie de la catégorie de réalisateurs engagés par un producteur sur un projet, pour y apporter son savoir faire technique. Et je crois aussi que parce que c'est cela son objectif, qu'il ne cherche pas à s'encombrer de choses qui l'éloignent de son objectif.
De la même manière qu'un aspirant-réalisateur "Woody Allenien" fuirait come la peste les séquences de bastons et les poursuites en bagnole ;-)
Après, on peut tout à fait ne pas apprécier son boulot, mais je pense qu'il s'agit alors d'une simple affaire de goût.
ça me rappelle le jour où je me suis fait huer pour avoir oser démolir Michael Bay et son "Transfomers" réressif... ;-)
Les gouts, les couleurs, etc...
Mais sur la démarche, je crois qu'il mène sa barque exactement là où il a envie d'aller. C'est là qu'il est fort le père Guillaume...
T'a raison Gilz, vivement le budget. Comme ça le pépère il aura plus d'excuses pour ne pas developper un bout de scénar intelligible. (ça calmera le vieux raleur)
Entièrement d'accord avec toi !!! Fan inconditionnel du film depuis les premières images (et même avant du temps d'Indemne) J'attend le jour béni où Guillaume aura les moyens de prendre le temps de mettre tous ce qu'il veut autour et dans son histoire parce qu'on lui aura donné le budget qu'il mérite !!!
Un fan depuis "le dernier psaume"