Une fois n'est pas coutume sur ce blog, je ne suis pas l'auteur de l'article qui va suivre.
En effet, le Grand Chambellan de La Spatule, fidèle lecteur de ce blog, semble développer des affinités particulières avec Vincent Deniard, et m'a proposé de l'interviewer, dans le style
Spatulien qui le caractérise.
Voici le résultat de leurs joyeuses élucubrations :
Grand Chambellan de la Spatule: Aujourd'hui dans faireounepasfairedecinema, interview d'un p'tit jeune qui monte.
Grand Chambellan de la Spatule: Vincent Deniard, bonjour.
Vincent Deniard: Hi
Grand Chambellan de la Spatule: Tout d'abord merci à Gilz qui nous accueille chez lui le temps d'une interview. Mais tu connais déjà la maison si je ne m'abuse, vous vous
connaissez depuis longtemps toi et notre hôte ?
Vincent Deniard: Depuis une annonce sur cineaste.org. Gilles cherchait une salle de boxe pour y tourner la fausse pub « Hoaxtracker ». Finalement ma salle ne lui a pas convenue,
mais il s’est amplement fait pardonner en me choisissant pour jouer le boxeur qui s’en prend plein la gueule. Et je crois que c’est au moment où j’ai vu Greg Bouchelaghem torse nu :
(NDLR : vice-champion du monde 2006 de Cage Warrior) que j’ai deviné que cette journée serait tout sauf une partie de plaisir…
Grand Chambellan de la Spatule: Tant qu'on parle de Gilles, sur un tournage, il est plutôt Ours ou Nounours?
Vincent Deniard: Tout d’abord je tiens à préciser que j’ai beaucoup changé depuis cette photo : mes cheveux ont poussé, j’ai fait un régime et j’ai corrigé cet accent ridicule
qui faisait fuir les femmes... En fait j’ai tourné pour Gilz deux fois. La première, c’était donc «
We are your friends » ( aka « Don’t believe the hype » aka « Hoaxbuster.com » aka « Le film de boxe de Gilz »).
La deuxième c’était pour le dernier 48H Film Project, tu sais, des contraintes imposées, le genre tiré au sort vendredi soir et le week-end pour faire le film. Un défi que Gilz a relevé avec
brio, le film se retrouvant en homepage Dailymotion (NDLR : l’équivalent pour nos lecteurs plus âgés de ce que représentait la couv’ des Cahiers du Cinéma dans les années 90) le mardi suivant, et
en remportant deux prix (celui du meilleur acteur pour Julien Béramis, et celui du meilleur montage).
Pour répondre à ta question Grand Goéland, sur un plateau de tournage Gilles est du genre prévenant et bienveillant. Plutôt Chabrol que Pialat si tu vois ce que je veux dire… Je garderai
d’ailleurs longtemps un souvenir ému de la table régie du film de boxe : une machine à panini ! Et des crêpes ! De vraies crêpes maison !
Grand Chambellan de la Spatule: On dit Grand Chambellan, petit marrant.
Bon, parlons un peu de toi maintenant, prépare toi psychologiquement parce que j'ai du dossier...
Vincent Deniard: Tu peux y aller, je suis fan d’Alain Duhamel donc l’impertinence et la provoc’ ça me connaît.
Grand Chambellan de la Spatule:
Récapitulons:
-Deniard Vincent,
-29ans,
-entre 1m97 et 2m12,
-comédien,
-écrivain,
-chanteur
-boxeur
On a fait le tour ? C'est bon ?
Vincent Deniard: Alors…soyons précis : j’ai 29 ans et demi et je mesure 1m98. Le reste est correct, même si je n’aurais pas la prétention de me dire « écrivain ». J’ai une œuvre,
oui c’est vrai, mais je ne suis qu’un simple intermédiaire entre les forces mystérieuses de l’univers et les abonnés de Billet-Réduc, c’est tout.
Grand Chambellan de la Spatule: Le Telegramme nous dit que la vocation t'est venue à 12 ans en jouant West Side Story au collège. Depuis lors, tu n'as plus songé qu'à ça ? Ou
bien tu as par moment envisagé d'exercer un « travail sérieux » comme dirait la France qui se lève tôt ?
Vincent Deniard: Si je me souviens bien, le tournage du film de boxe de Gilles a commencé à 8h30 un dimanche matin…et celui d’Adrénaline s’est terminé aux alentours d’1h du mat’
un samedi. Ca c’était pour remettre les choses au point sur cette soi-disant flemmardise des artistes (NDLR : ici Vincent souhaita interrompre l’interview une petite heure pour « souffler »).
Gamin je rêvais de devenir archéologue. Ma bible à l’époque c’était le manuel des Castors Junior. Je creusais des trous dans le jardin de mon grand-père, et je construisais des cabanes... Mais,
c’est vrai, j’ai eu à 12 ans une vraie révélation en jouant Tony dans West Side Story pour la fête de fin d’année du collège, et j’ai décidé du jour au lendemain de devenir acteur.
J’ai échangé le manuel des Castors contre le bouquin de Stanislavski, et vu que je suis Taureau ascendant Bélier je n’ai jamais démordu de cet objectif. Et dis toi que je pars de loin : le
collège dont je te parlais se situe à Pont de Beauvoisin, un bled de 3000 âmes perdu entre Grenoble et Lyon. Mais j’imagine que c’est un coin que tu connais bien Grand Chambérien…
Grand Chambellan de la Spatule: Nan, pas vraiment, mais passons. Je te demande ça car tu dis ne pas vouloir tourner quelque chose qui ne te ressemble pas, quitte à faire
vigile à la place. Tu as déjà eu recours à des petits boulots ? Tu penses qu'exercer d'autres métiers peut quelque part nourrir le jeu d'un comédien ?
Vincent Deniard: Je vais être sérieux deux minutes… Sortez les mouchoirs !
Arrivé à Paris en 1998, je servais des glaces sur les Champs Elysées pendant la Coupe du Monde de foot . Ensuite j’ai vendu des tapis pendant deux ans aux Galeries Lafayette, j’ai été serveur en
brasserie, hôte d’accueil en entreprise, matelot sur les Bateaux-Mouches… J’ai apporté un nombre incalculable d’assiettes ou de courriers internes, j’ai nettoyé des dizaines de latrines . Puis
-ce n’était pas qu’une image- j’ai vraiment été vigile pendant 2 ans et demi sur les Champs. Dans une boutique de fringues pour nanas, puis dans un Hôtel de luxe. Et concernant l’utilité de ces
boulots pour un jeune comédien, j’ai réussi le casting de la première pub télé que j’ai faite (réalisée par Etienne Chatiliez quand même !) en ressortant presque au mot près la discussion que je
venais d’avoir le matin même avec mon collègue vendeur de tapis à propos du Tour de France. Et j’ai comme projet un one-man qui raconterait l’histoire d'un vigile sur les Champs qui tombe
amoureux d’une mendiante Roumaine…
Grand Chambellan de la Spatule: Hey hey, là Spatule à eu du nez sur ce coup là... Mais concentrons nous sur ta vocation première. Tu as joué au théâtre et devant la caméra. Le
plus facile c'est quoi? Avoir le public en face de toi, avoir les feedbacks en direct et adapter ton jeu en fonction des émotions que tu lis sur les visages, ou au contraire tu te concentres
mieux en comité restreint sur un tournage ?
Vincent Deniard: Tu as bien résumé tout ça Grand Démêlant. Et dis toi que j’aime les deux, sans préférence. C’est comme quand tu es avec un homme : parfois tu préfères lorsqu’il
est doux et tendre, parfois tu as envie de plus de brutalité... En fait la vérité vraie c’est que je ne suis pas Clovis Cornillac : on ne me propose pas encore de personnages au cinoche ou à la
télé qui aient un vrai parcours de vie. Je viens au mieux pour quelques jours, éparpillés le long du calendrier, j’ai quelques phrases à dire : ça ressemble plus à un travail en pointillés… Alors
qu’au théâtre, je peux quand même essayer de créer un vrai chemin, donner des couleurs différentes au personnage. Je rêve de ça au cinéma !
Grand Chambellan de la Spatule: Mouais, tu peux bien dire ce que tu veux, La Spatule sait bien que tu montes sur scène essentiellement pour t'exhiber en costume lycra jaune
moulant et afficher ton fétichisme à l'endroit des accessoires de natation. Et toc, ça t'apprendra à m'appeler Démêlant. Pervers va!
Vincent Deniard: Ouch !! Je ne pensais pas que tu tomberais si bas Grand Enfiellant ! Alain n’aurait jamais osé ! C’est dans un moment comme celui-là que j’aimerais être comme
Mitterrand : appuyer sur un bouton sous mon bureau et dire que cet entretien est terminé…mais ce ne serait pas très correct vis à vis de l’argent promis (NDLR : même pas vrai) Toujours est-il que
cette superbe photo est tirée d’une pièce très drôle que j’ai joué pendant trois mois au Théâtre des Blancs Manteaux l’année dernière : « La Confrérie des Super-Blaireaux ». Je jouais Lourboy,
fidèle compagnon de Relouman, qui n’a qu’un rêve :devenir Lourman. Malheureusement je mourais en cours de route, mais revenais sous la forme d’un fantôme jaune pour aider Relouman dans sa quête.
Cette aventure m’a laissé beaucoup de joyeux souvenirs et quelques bosses, car décidément non je ne suis pas fait pour jouer sur des scènes de 3m2 ! J’ai un corps fait pour le Palais des Congrès…
Grand Chambellan de la Spatule: Mince, moi qui croyais lacher mon fiel façon Fogiel, tu m'a bien mouché... Et si on parlait de tes ébats avec Mr Poulpe à la place ?
Rappelons que Mr Poulpe est un humoriste complètement Nerdz qui Mange des Geeks et qui voue un culte au prépuce.
Vincent Deniard: Un point qu’on a en commun lui et moi d’ailleurs… Sinon un super gars, plutôt timide en fait. Et une vraie peau douce et bien soignée, comme quoi et
contrairement à ce que laissent penser ses émissions de bouffe, ce mec s’alimente plutôt bien.
Grand Chambellan de la Spatule: Ouais bon, j'ai du être mal renseigné... Voyons la suite plutôt. Entre deux sauvetages du monde, tu sais aussi t'habiller normalement, c'était un
impératif pour tourner Feux Rouges de Cedric Kahn?
Vincent Deniard: Il faut savoir que je suis le cauchemar des costumières de cinéma. Ce qui explique qu’une fois sur deux je me retrouve à l’image torse nu ou en maillot de bain,
ou bien que je doive utiliser mes jolis habits à moi. Dans « Feux Rouges » par exemple je porte mes propres chaussures (ce qui intéressera certainement au plus haut point tous nos petits amis
lecteurs si friands d’anecdotes de tournage) car je chausse du 50 .
Grand Chambellan de la Spatule: En parlant de pointures, sur ce tournage tu as côtoyé Carole Bouquet et Jean-Pierre Darroussin. Ils sont sympas ? Ils t'ont donné des tuyaux pour progresser dans
ton jeu ?
Vincent Deniard: Carole Bouquet, je l’ai simplement croisée lors de la post-synchro. Pour ceux qui ont vu le film, j’avais insisté auprès de Cédric Kahn pour qu’il filme les
flash-back, sans succès… Jean-Pierre Darroussin c’est simple, j’en garde un souvenir incroyable : c’est un des plus grands acteurs Français, mais aussi un homme adorable, humble et très
prévenant avec ses partenaires. Je ne me souviens pas qu’il m’ait donné des conseils, je pense que les grands n’ont pas besoin de le faire : tu joues avec eux et tu t’améliores, et c’est aussi
vrai au ping-pong que sur un tournage.
Grand Chambellan de la Spatule: On dit que certains acteurs sont analytiques, qu'ils épluchent le personnage avec minutie, cherchent à comprendre sa vie , qu'ils étudient son
métier pour trouver le geste juste, etc.
Mais d'autres chercheraient plus l'empathie avec le personnage, la grande question de ces acteurs serait alors: "puis-je me mettre à la place du personnage ?"
En gros, il y aurait des acteurs qui cherchent à comprendre le personnage puis interprètent ce qu'ils ont compris. Et d'autres comédiens qui y trouveraient d'emblée une part d'eux-mêmes et se
serviraient de ça pour "devenir le personnage", pour l'incarner...
Oui Gilz, ça vient la question. Rololo, quel Tyran ce rédac chef...
Donc Vincent, que penses-tu de cela ? Déjà cette vision des acteurs te semble-t-elle réaliste? Et si oui, où est-ce que tu te situes toi ? « Interpréteur » ou « Incarneur » ? Un peu des deux
peut-être...
Vincent Deniard: Hein ??! Ah pardon, je m’étais endormi… Tu sais, beaucoup de choses ont été dites là-dessus et notamment par l’immense Mathilde Seigner, donc je ne suis pas sûr
de pouvoir apporter grand chose au débat… Ca dépend des fois j’ai envie de te dire ! Récemment j’ai joué le bonhomme Malabar dans un court-métrage de la Femis (oui oui !). Là je me suis amusé à
composer un perso très loin de moi avec une fausse voix, des gestes mécaniques… Plus souvent, comme dans les films de l’ami Gilz par exemple, je fonctionne plus à l’instinct. Il suffit de « jouer
à » et de croire très fort à ce qu’on fait. Menfin je m’en voudrais de passer pour un donneur de leçons là-dessus, j’en apprends tous les jours, et heureusement d’ailleurs !
Grand Chambellan de la Spatule: Le prochain Mickael Bay ou le prochain Jean Becker, tu choisis!
Vincent Deniard: Si la question c’est est-ce que j’ai regrette de ne pas être né dans une maternité new-yorkaise, non pas du tout. Bien sûr j’adore Lynch, Scorsese, Pacino et De
Niro, et je trouve que le cinéma indépendant américain est le meilleur au monde, mais on sait aussi faire des super films ici ! J’ai l’impression qu’on est en train de comprendre, tant au ciné
qu’à la télé d’ailleurs, que le scénario est vraiment l’ingrédient essentiel du film, et qu’on ne peut pas se permettre de le bâcler. Après, les acteurs et réalisateurs Français sont aussi
bons que les Américains, il n’y a qu’à voir Mesrine ou La Môme.
Grand Chambellan de la Spatule: Toujours en tant que spectateur, tu attends quoi d'un film, quel qu'il soit ?
Vincent Deniard: Tout dépend de ce que je vais voir. Je suis assez éclectique, donc je n’attends pas la même chose du dernier Depardon que de Spiderman 3… Avec le temps j’ai
quand même compris que j’étais plus attiré par les « films d’auteur » en général que par les blockbusters. Les gunfights de 20 minutes ou les images de synthèse tous les deux plans c’est pas trop
mon truc. Quand je dis « film d’auteur » je ne parle pas forcément de trucs chiants qui font 3 entrées à St Germain. J’apprécie simplement qu’un auteur ne me prenne pas pour un con et qu’il sache
être divertissant tout en restant intelligent. Et si c’est drôle c’est encore mieux… Des exemples ? « Un Jour sans fin », « Little Miss Sunshine », « Sideways »… Récemment j’ai adoré « The
Visitor ». En fait j’attends d’un film qu’il me fascine d’une façon ou d’une autre. Souvent par l’histoire et les personnages, mais aussi par la force des images. J’ai vu récemment « La Vie
Moderne », le dernier docu de Depardon sur les paysans. Tu as des plans immobiles de 5 minutes sur des visages d’hommes marqués par le climat et le travail, et bien c’est captivant.
Grand Chambellan de la Spatule: Est-ce que ces goûts guident le choix de tes rôles? Genre j'agis à mon niveau pour qu'existent les films dont je rêve.
Vincent Deniard: En tant qu’acteur c’est difficile, tu dépends toujours du désir des autres. Et franchement je ne me vois pas refuser de tourner dans la dernière production
Besson sous prétexte que ce n’est pas mon truc comme spectateur ! Quand j’écrirai un court ou un long on en reparlera…
Grand Chambellan de la Spatule: Et l'écriture c'est quoi pour toi? Ecrire des scénarii, t'auto-psychanalyser, correspondre? Quand les muses te titillent tu sors quel genre de
phrases?
A tiroir, à double sens, des qui se lisent ou qui se disent, des courtes ou des longues?
Oui bon c'est vrai les relations textuelles que tu peux avoir avec Clio et sa clique, l'un dans l'autre, ça nous regarde pas. Mais t'es un personnage public maintenant, alors si tu n'exhibes pas
ton verbe séant, on saura lire par dessus ton épaule ce soir...
Donc, raconte!
Vincent Deniard: Déjà l’écriture c’est venu assez récemment, au moment où je me suis mis à avoir des idées pour mon one man show. J’ai découvert un bouquin formidable -que je
recommande d’ailleurs-, « La Dramaturgie » de Yves Lavandier. Depuis je n’ai toujours pas terminé ce spectacle, mais j’ai déjà deux autres projets pour la scène sur le feu, avec plusieurs acteurs
cette fois. Les trois sont des comédies, enfin devraient l’être… Après, l’idée c’est d’écrire pour l’image, j’en ai très envie, mais chaque chose en son temps !
Grand Chambellan de la Spatule: Et la boxe française c'est pour entretenir ton physique en vue des tournages avec Gilles ?
Vincent Deniard: Mouais… Ca ne m’a pas évité les courbatures ! J’en fais à un petit niveau : je profite lâchement de mes bras de 3 mètres de long pour terroriser les petits
jeunes, c’est tout. Face à Greg Bouchelaghem j’ai fait la blague deux minutes, après les figurants ont compris, ils m’ont hué !
Grand Chambellan de la Spatule : C'est l'heure de prier le Radieux Ustensile. Alors tu demandes quoi à la Spatule?
Vincent Deniard: Qu’elle continue de touiller la vie pour moi, si possible sans trop de grumeaux. Cette phrase ne veut rien dire mais c’est pas grave…
Grand Chambellan de la Spatule: Un rôle au théâtre, lequel ?
Vincent Deniard: Stanley Kowalski dans « Un Tramway nommé Désir »
Grand Chambellan de la Spatule: Un rôle au cinéma.
Vincent Deniard: Un autiste en vacances dans le premier long d’Olivier Broudeur, ou un soldat Breton revenu de la Première guerre Mondiale dans celui d’Anthony Quéré (NDLR : les
deux co-réalisateurs d’Erémia Erèmia)
Grand Chambellan de la Spatule: Un réalisateur avec qui travailler.
Vincent Deniard: Difficile de n’en choisir qu’un ! Rêvons un peu : Paul Thomas Anderson, Woody Allen, Jean-François Richet...
Grand Chambellan de la Spatule: Un acteur à qui donner la réplique.
Vincent Deniard: Gérard Depardieu. J’ai eu la chance de passer 1h30 avec lui pour « Hello Goodbye », le dernier Graham Guit, mais j’avais seulement deux phrases à lui dire.
C’était déjà un grand moment, j’imagine à peine ce que peut donner un tournage au long cours avec lui…
Grand Chambellan de la Spatule: Une actrice.
Vincent Deniard: Vahina Giocante. Pour d’autres raisons…
Grand Chambellan de la Spatule: Ca serait pas pour ces raisons la ?
Peu importe, parlons actualité : des projets à court terme?
Vincent Deniard: Je viens de tourner dans la série « Reporters » pour Canal+. Je joue le frère de Grégori Derangère, un officier de marine. Sinon, on peut me voir actuellement au
ciné dans « The Lost Door » le film de Roy Stewart.
Grand Chambellan de la Spatule: Merci Vincent pour toutes ces réponses. Que la Spatule te guide vers la réussite sur les sentiers de la rigolade!!
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