Je rentre fatigué, mais plutôt content, de 3 journées de tournage de films institutionnels pour RATP développement. La première journée de tournage a eu lieu à Paris, à la Maison de la RATP,
siège social des bureaux de la RATP, quai de la Rapée, dans le 12e arrondissement.
Nous avons tout d'abord interviewé une collaboratrice RATP qui a passé quelques années en Afrique du Sud, dans la cadre de la mise en place du métro de Johannesbourg. Nous enchainons sur
l'interview d'une responsable d'un programme destiné à l'aide des personnes à mobilité réduite.
Quelques plans de coupe ça et là, puis nous filons à l'aéroport de Roissy où nous nous envolons pour Florence, en Italie.
Classe, la prod nous a pris des billets en business class.
Beaucoup moins classe, la personne au guichet d'Air France nous annonce qu'il n'y a plus de places en business class et que nous allons voyager en classe éco. Pas très grave dans l'absolu, si ce
n'est que la sacoche de ma caméra n'entre pas dans les petits compartiments à bagages du petit avion dans lequel nous montons. Je pose le sac sur un siège laissé vacant juste devant mon fauteuil,
tandis qu'une hôtesse me fait les gros yeux.
Le voyage se déroule bien, nous arrivons à Florence en fin de journée où une surprise nous attend à l'aéroport. Une de nos valises de matériel est restée à Paris.
C'est la valise du "light Panel", le système d'éclairage léger que nous avons prévu d'utiliser pour... éclairer.
Pas de chance. La personne du bureau des objets perdus nous garantit que nous l'aurons le lendemain. Je n'y crois pas trop.
La prod nous a conseillé de nous faire un bon restaurant à Florence, nous nous exécutons. Sur les conseils de Margherita, notre guide locale, nous atterissons chez "
Buca Mario", un excellent restaurant du coin, dont je recommande le carpaccio de boeuf, le lambinito, les lasagnes maison, le fantastique
Tiramisu et l'excellent Chianti.
Le jour suivant, nous avons prévu d'interviewer un français expatrié en Italie, en charge de la construction du tramway de Florence. La personne en question est très occupée et nous jouons à
cache-cache avec lui. Après l'avoir entraperçu dans la matinée, il nous fixe rendez vous pour 14h30 sur le chantier du tram. Ce qui nous laisse quelques heures pour aller shooter la ville. Entre
temps, la valise avec le panel light est revenue. Margherita passe nous la chercher à l'hôtel.
Dans la ville, je filme les monuments, les statues, les ponts, les pigeons sur les têtes des statues, la ville vue d'une colline qui la surplombe, etc... Le centre ville de Florence est
ravissant, beaucoup plus que les environs, un peu plus quelconques.
Pour des raisons d'efficacité, j'ai choisi de tourner sans le kit mini 35 que nous utilisions jusqu'à présent. Tout se déroule bien, et j'ai à peu près une heure de rushes en une demi-journée.
Après une pizza locale (et un autre excellent Tiramisu) dans un restaurant proche des rives de l'Arno, nous filons à notre rendez-vous.
Le chantier du tramway est en dehors de la ville; Le chauffeur de Taxi a quelques difficultés à trouver. A 14h30 pétantes nous y sommes, la personne à interviewer nous rejoint 5 minutes plus
tard... avant de filer en réunion. Je le filme malgré tout et lui demande à quelle heure il serait disponible pour l'interview.
"16h30" me répond-il.
Ça me laisse 2 heures pour aller filmer le chantier. Je shoote des camions, des caterpillars, des grues, des ouvriers en combinaison orange et essaye de compenser l'absence de mini 35 par le
recours quasi systématique aux longues focales, avec si possible un avant plan flou dans le champ. Le soleil apparait par intermittences, c'est pas évident de shooter de très jolis plans dans cet
environnement, mais on fait le maximum.
Un type se met soudain à nettoyer un camion au karcher, je le shoote en augmentant la vitesse d'obturation de la caméra. Au 1/250e de seconde, il suffit de remuer un tantinet la caméra pour se
croire dans un film d'action. L'effet est largement sur-utilisé à l'heure actuelle, mais il est toujours saisissant. Reste à voir s'il sera adapaté dans un film institutionnel pour la RATP...
A 16h30, notre interlocuteur nous reçoit. Il se met à parler immédiatement, j'ai à peine le temps de l'éclairer et de lui installer le micro HF qu'il commence à parler. Vite, j'allume la caméra
et commence à shooter, à l'épaule.
Un quart d'heure plus tard, je commence à avoir des crampes. Par chance, c'est le moment qu'il choisit pour s'arrêter alors de parler.
Le temps de ranger le matériel, le taxi arrive, et nous emmène à l'aéroport. Un long périple commence. Nous partons à Zurich, où nous restons une heure, avant de repartir pour Genève. Là, un taxi
nous fait passer la frontière et nous lâche vers minuit à notre point de chute : l'hôtel Mercure d'Annemasse, en Haute Savoie.
Dans la chambre d'hôtel, je décharge les cartes P2 sur le Mac Book Pro que l'on m'a prêté pour le tournage. 25 minutes pour chaque carte. Il y a 2 cartes. Je me couche vers 1h30 du matin,
essoré.
Réveil à 8 heures et direction le dépôt de bus d'Annemasse où nous avons rendez vous avec une personne en charge du développement du réseau de transport routier. Accompagné d'un élu local, il nou
présente le réseau de bus d'Annemasse et nous parle du projet. Nous filmons les intervenants dans un bus en train de rouler. Ça vibre beaucoup trop pour laisser la caméra sur le trépied : nous
passons vite en configuration épaule.
La configuration épaule avec une HVX200 et un kit mini 35, c'est pas très pratique. L'ensemble relève plus du bricolage que de l'unité de tournage bien conçue. La prochaine fois, j'opterais pour
une camera d'épaule, type HPX500.
L'interview dans la boîte, nous shootons des plans de la ville, du chauffeur du bus, etc... Une heure de rushes en tout ça devrait aller.
A 15h15, un taxi passe nous chercher, nous et notre dizaine de bagages. Direction aéroport de Genève, où nous décollons peu après 17h.
Le temps d'arriver à Paris, récupérer les bagages et reprendre un taxi qui s'englue rapidement dans les embouteillages, je rentre chez moi vanné, sur le coup de 20h30.
Le temps d'effectuer quelques sauvegardes sur un disque dur externe, je donne les rushes au monteur samedi midi. J'ai encore 2 journées de tournage lundi et mardi, après lesquelles je devrai
superviser le montage jusqu'à la livraison au client, le lundi 2 février.
Encore une bonne grosse semaine en perspective...
ps : si tu as des plans qui ne sont pas stables dans tes interviews, il y a peut être moyen de stabiliser un peu avec After Effects (rapide, simple et efficace
la stabilisation sous After, je ne connais (malheureusement) que ça !
http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-19448181.html
http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-19572738.html
http://www.faireounepasfairedecinema.com/article-20405777.html
je comprends mieux ce que tu veux dire par "elle a bon dos la post-prod..."
je ne suis pas spécialiste de la stabilisation, mais je trouve ça bizarre ton histoire de flou dans les plans stabilisés, je n'ai jamais rien remarqué de tel dans mes plans stabilisés...
le coté aérien est sans doute l'un des trucs les plus durs à reproduire, déja Walt Disney à l'époque de Peter Pan c'était pris la tête avec ça, donc ça ne date pas d'hier...
allez courage, on arrangera ça en post prod
lol
bon courage