Lundi 1 septembre 2008
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10:06
Chose promise, chose due, après mes mésaventures avec les Assedics, il est temps de parler de l'Agence Nationale Pour l'Emploi.
Lors de mon premier entretien avec un conseiller ANPE, même topo que pour les Assedics, j'explique mon désir de me réorienter.
Quitter l'informatique, embrasser la réalisation.
J'explique, j'argumente, le monsieur écoute attentivement et me dit "ben dites donc, on dirait que vous avez bien réfléchi à votre projet".
J'en déduis que mon discours tient suffisamment la route pour persuader mes interlocuteurs de la validité de ma décision.
Chouette.
Sauf que, le conseiller en question m'oriente vers une ANPE spécialiée en... informatique !
Je lui demande s'il pense que le choix est pertinent, dans le contexte de réorientation professionelle qui est le mien.
Il me répond qu'il est obligé de m'affecter à une ANPE liée à mon parcours professionnel.
OK, pas de problème.
Je reçois par la suite une convocation à l'ANPE en question et je m'y présente le jour J.
Dans un bureau ANPE, il y a toujours ce je ne sais quoi qui relève de la cour des miracles.
Entre 2 - 3 personnes à priori "normales", se trouvait un joyeux illuminé, qui déambulait en chaussons dans la place en caressant de longs cheveux gras, avant de revenir travailler son CV, sur
l'un des ordinateurs en libre service.
Un personnage sorti tout droit d'un film indépendant U.S.
Le début de réunion fut, par contre, beaucoup moins amusant.
Nous étions 3 chercheurs d'emploi réunis dans une grande salle de réunion. L'animateur de l'ANPE a commencé à nous parler de la bonne santé du marché de l'emploi dans l'informatique. Son ton se
voulait rassurant et encourageant à la fois.
Il appuyait ses propos par des chiffres statistiques, tel nombre de personnes a retrouvé un emploi durant le premier semestre 2008, tant de postes ont été pourvus, les métiers de technicien de
l'informatique ont connu le plus fort taux de recrutement, etc...
Plutôt que de me mettre debout sur la table et de lui hurler au visage en postillant tout ce que je pouvais : "Cool Dude, BUT I DON'T GIVE A FUCK !!", j'écoutai patiemment son laïus avec un
leitmotiv en tête : "bête mais discipliné". On me demande de participer à une réunion de l'ANPE, j'y vais.
10 mois de service militaire en 1999 m'avaient enseigné cette attitude de renoncement critique.
On te dit, tu fais.
Toutefois, je dus saisir la balle au bond lorsque le monsieur de l'ANPE me demanda quelle était ma spécialité dans l'informatique. Je lui expliquai alors que je désirais quitter le secteur pour
me réorienter.
"Ah ?" me fit-il décontenancé, puis il me donna quelques conseils, la cité des métiers, ma conseillère, patati patata et me révéla, finalement, l'information que j'avais devinée avant même de
pousser la porte d'entrée de son bureau : je n'avais rien à faire à cette réunion.
Merci monsieur.
Désolé pour le dérangement.
Au revoir.
Bien le bonjour.
Il fallait voir le bon côté des choses : j'avais visité une agence ANPE de l'est parisien, il faisait beau, je me promenais dans un Paris déserté, la vie n'était pas si moche.
Enfin, jusqu'à lundi dernier où, par email, je reçus un message de l'ANPE.
Ils me proposaient un stage de formation en...
informatique.
Quelque chose me dit que c'est pas gagné cette affaire là...
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