Mardi 5 février 2008
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15:42
Depuis 3 mois déjà, j'ai cédé au conformisme ambiant et je me suis mis à jouer au poker. Oui, la fameuse variante dite du "Texas hold'Em" qui fait tellement fureur ces derniers temps que
vous avez surement offert une malette et des jetons à votre cousin à Noël, et que vous avez probablement déjà dû tenir un DVD de "Patrick Bruel Poker Coach" entre les mains.
Le Hold'em est un jeu potentiellement fascinant pour qui prend la peine de s'y intéresser. Il suffit d'aimer le jeu, un peu les mathématiques, beaucoup la psychologie humaine, et l'addiction
n'est pas très loin.
Ces considérations nous amènent à nous intéresser aux long-métrages qui mettent le poker en scène. Intéressons-nous tout d'abord à "Lucky You".
Eric Bana incarne Huck Cheever, jeune joueur de poker surdoué, actuellement aussi peu à l’aise dans sa vie privée que dans sa vie de
joueur.
L’arrivée de la charmante Billie (Drew Barrymore) va quelque peu changer la donne…
« Lucky You » est le dernier film de Curtis Hanson dont on avait admiré « L.A. Confidential » (sans doute la meilleure
adaptation d’Ellroy à l’écran à ce jour) et « 8 Mile » pour le très gros abattage d’Eminem et la bonne performance d'une Kim Basinger sur le retour.
Fait remarquable, Hanson s’intéresse davantage au poker qu’à la romance dans ce film pourtant ouvertement classé « comédie romantique ».
Et ça fait le plus grand bien.
Tout d’abord, ce parti pris permet d’éviter l'amoncellement de clichés propres à la comédie romantique, genre surcodifié s’il en
est.
Et ensuite, cela laisse le film se concentrer sur son vrai sujet : le Poker.
Les parties sont filmées de manière réaliste, et la tension approche parfois celle d’une retransmission du World Poker Tour (Patriiiiick !!)
sur Canal Pluche.
A ce sujet, il faut certainement remercier Doyle Brunson, légende vivante du poker (et double champion du monde), consultant sur le
film.
Il convient également de saluer la performance de Robert Duvall, toujours aussi impérial, la qualité de lascène d’ouverture, particulièrement bien
écrite (c’est toujours la classe, une scène d’ouverture qui claque), et la ressemblance frappante entre Eric Bana et un certain Anthony Le Foll, qu’on appellera désormais Anthony Bana (ou Eric
Le Foll, c’est selon).
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Anthony Le Foll taille une bavette à Robert Duvall
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C’est décidé, je lance un remake français qui s’intitulera « Chanceux toi ». Avec Eric Le Foll, Célia Pilastre et Philippe Vieux dans le rôle tenu par R.
Duvall.
Ça va swinguer dans les casinos.
Le Kid de Cincinnati
Voilà un film qui avait marqué mon enfance, et que j’ai revisionné en DVD avec un plaisir non dissimulé.
L’histoire est celle du Kid (Steve Mc Queen), joueur de poker ambitieux et un rien mégalomane, qui rêve de battre le « maître »,
incarné par le mythique Edward G. Robinson. Les faits se déroulent à la nouvelle Orléans, dans les années 60.
Le Kid de Cincinnati, c’est l’histoire d’une ambition dévorante, de celles qui ne peuvent mener qu’à la chute. Si le scénario est relativement
classique, il faut reconnaître la qualité du traitement, des dialogues et la consistance des personnages.
Le casting est d’ailleurs impeccable, avec un Steeve Mc Queen à son top (35 ans à l’époque), un Edward G. Robinson parfait dans son personnage de
roi sur son trône, et un karl Malden fantastique de vulnérabilité dans le rôle de celui qui n’est plus que l’ombre de l’homme qu’il fut. Ajoutez une Ann Margret aussi sexy que magnétique, un
Rip Torn des grands jours et vous avez un casting d’une qualité rare.
La réalisation de Norman Jewison (qui, pour la petite histoire, remplaça au pied levé un certain Sam Peckinpah) est assez classieuse, ne ménageant pas ses travellings et ses cadres
travaillés, et Philip Lathrop à la photo nous gratifie d’une lumière particulièrement esthétique, faites de petites zones de lumière et de grandes zones de pénombre. Lathrop a connu son heure de
gloire durant les années 60 et 70, en signant la lumière de « La panthère rose », « On achève bien les chevaux » ou encore « Driver ».
Pour en revenir à nos moutons et surtout à notre poker, la variante pratiquée par les personnes du film est le « stud ».
Au Stud Poker le joueur joue uniquement contre le donneur. A la fin du jeu, le joueur et le donneur comparent leurs mains à 5 cartes. Le but du
joueur c'est d'avoir un meilleur jeu de cartes que le donneur.
Bref, un film chaudement conseillé.
Pour aller plus loin, jetez un œil à cette page qui regorge d’anecdotes savoureuses sur le film :
J’essaierai de donner une suite à cet article en commentant d’autres films consacrés au poker comme « Les Joueurs » avec Matt Damon ,
« Deal » avec Burt Reynolds, « High Roller, the Stu Ungar Story », « Maverick »,
Le sieur Le Foll aurait-il le don d'ubiquité???
Peut importe, puisse la Spatule le Guider lui aussi!
Aux environs de la 40s.
L'aurai pu se raser d'ailleur le pépère...
Alors, il lui ressemble non?http://www.dailymotion.com/video/x30zxm_pages-jaunes-hopital-psychiatrique_ads