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Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00

29/03/05 

Journée : réunion téléphonique avec Xavier. 
Il uploade les morceaux sur mon FTP, je les récupère et les écoute dans la foulée. 
Son générique de début est pas mal du tout, tout comme le générique de fin. Je lui demande quelques petites modifs sur le morceau de la scène de poursuite. J’ai envie d’une partie plus légère, avec une instrumentation composée de 3 ou 4 percus, pas plus. Une sorte de break pour illustrer la scène du parvis, ou Rémi perd définitivement de vue sa cible. 
Idem pour le "drone" de la scène du psy, je lui demande d’ajouter des notes de piano dans les aigus, en, pensant à la belle musique d’ouverture de « De battre mon cœur s’est arrêté » de Jacques Audiard, que j’ai vu 3 jours plus tôt.  



Parallèlement, je commence à discuter d’un générique de fin avec Jeum. 
En écoutant « No regret », la musique de fin, il me vient des images d’un Rémi bercé par un halo de lumière douce, déambulant dans la pénombre d’un univers silencieux. Il s’arrête parfois devant une pancarte ou une affiche, qui entre à son tout dans le halo de lumière. 
Les textes du générique sont affichés par séquences sur les panneaux et pancartes en question.
M
ême scènes avec Claire. Les 2 se retrouvent à la fin. 

Ou bien déambulent-ils ensemble depuis le début ? 

Soirée : 
Mickaël est passé chez moi, tandis que je luttais avec mon montage qui ressemblait de plus en plus à un gros caca de facochère diarrhéique.
Apportant un œil extérieur, il m’a permis d’apporter certaines améliorations, en allant à l’essentiel tout en conservant la cohérence du récit. 
Tout est changé pour le mieux, je suis euphorique : 
vive le montage virtuel ! 
Vive Première Pro !
Vive les idées qui triomphent de la matière !
Et vive Mickaël, le couteau suisse humain !

J’ajoute les musiques composées par Xavier, qui collent plutôt bien au film. 
Je trifouille ensuite ça et là, mélange différentes prises d’une même scène, ajuste les niveaux sonores et bidouille jusqu’à 2 heures du matin. 
L'ensemble est loin d'être bon, même si c'est nettement meileur
 qu'auparavant.
Il me manque toutefois un plan, celui où Claire susurre « essaye encore » à l’oreille de Rémi.

 

30/03/05
Je retrouve Célia et Vincent dans le 18e arrondissement pour tourner à l’arrache le fameux plan du chuchotement à l'oreille, qui fait défaut à la cohérence du récit. 
J’en profite pour faire avec Vincent une post synchronisation d’un dialogue de « Rémi lunettes », dont le son est inaudible sur les rushes originaux. 


(cliquer sur l'image pour télécharger la vidéo)


Aroune nous rejoint, et passe chez moi donner son avis sur mon montage. 
Quelques remarques pertinentes plus tard, je me remets au boulot.  

Quelques heures plus tard, Le montage final fait 4 minutes et 59 secondes, générique de fin inclus. Comme précédemment, j’ai été obligé d’abuser des jump cuts pour gagner du temps et tout faire tenir en 5mn. 
Il en résulte un style bizarre, dont on se demande s’il est l’œuvre d’un monteur alcoolique, celle d’un malvoyant ou celle d'un enfant de 4 ans et demi qui aurait passé un après midi à jouer avec Movie Maker.
Vers 2h du matin, Premiere plante sans prévenir. Je dois me retaper l’étalonnage de la moitié des plans du film… 
2h45, je lance un rendu et file me coucher. 
Je me lève à 4h30 et lance un export en désentrelaçant les frames. 
Re-micro dodo et réveil à 6h30 pour vérifier le tout. 
Horreur, 3 plans n’ont bizarrement pas été étalonnés. 
Re-correction chromatique, re-rendus, et export vers le caméscope, sur K7 DV.

 

  

31/03/2005

A 8h du matin, le film est prêt. 
Au radar, je file au boulot et envoie le film par courrier à 13h.
Revisionnage du film le soir.
L’euphorie de mardi a laissé place à la déprime : le montage n’est vraiment pas convaincant.
Ça sent le remplissage forcé, le truc surdécoupé artificiellement pour tenir en 5 petites minutes. Sans parler des bugs (sons parasites, frames de trop) et du festival international de faux raccords. En faire autant en 5 minutes, ça relève de l’exploit. 
On devrait créer une Palme d’Or du « faux raccord » dans les festivals. 
J’aurais toutes mes chances de décrocher la timbale, monter sur scène en smoking et nœud pap’, remercier ma famille, mes amis, l’équipe technique et parler de mon travail acharné à réaliser les raccords les plus faux possible. En attendant ce jour béni, j'ai toujours ma place quelquepart dans le Guinness Book...

La veste de Vincent est grande ouverte sur un plan, fermée sur un autre, la lumière change sur chaque plan, etc…

Ce sentiment d’échec me fait prendre conscience de 2 choses : 
1 – L’absolue nécessité d’intégrer un/une scripte au projet. 
2 - les limites de mes compétences de monteur. Pour la première fois, j’envisage la possibilité de travailler avec un(e) monteur/monteuse à l’avenir.

En fin de compte, si je me dis que c’est pas avec ce montage que je vais pouvoir convaincre qui que ce soit, ça me motive d’autant plus pour peaufiner le montage de la version définitive.  

 

La suite !

Par Gilz - Publié dans : Tournage
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