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14/03/05
Heidi & Greg, couple d ‘amis, nous rend visite. Ils mettent la main à la pâte : Greg m’aide pour les travellings tandisqu’Heidi tourne des images pour un making of.
20/03/2005 4e jour de tournage :
Nouvelle idée de scénar dans le RER qui m’emmène au boulot.
Ce n’est plus Claire qui fait courir Rémi, mais Rémi qui court sciemment, flippé qu’il est de la perdre.
Du coup, c’est tout le scénario que s’en trouve changé.
Je réécris 50% des dialogues.
15/03/2005
Réunion de travail avec Xavier, à qui je montre une première ourse.
Il me fait écouter un morceau qu’il a composé pour le film.
La base me plaît bien. La musique évoque une sorte de boucle, bien en phase avec le titre du film.
J’aime un peu moins les synthés, faut voir ce qu’il est possible de faire avec la basse et les percus.
16/03/2005
Enième réécriture de la chute de l'histoire dans le RER.
Rendez-vous avec Thomas Walquemane, le cousin d’un de mes amis. Il est psychologue, son cabinet se trouve du côté d’Alésia, dans le 14e .
Son cabinet n’est pas gigantesque (je prévois de petits problèmes potentiels de recul, pour cadrer convenablement), mais truffé de petits détails authentiques, telle la bibliothèque remplie de bouquins de psychologie-psychiatrie, le divan, le bureau, etc…
17/03/2005
Echanges très constructifs avec Romain. La chute se précise, tant sur le plan narratif que visuel. La 13e version du script sera t-elle la bonne ?
La nouvelle fin délaisse la piste du cabinet du psychologue.
Il me faut trouver un appartement sympa.
Je passe quelques coups de fil.
Visionnage de « 21 grammes ». Très fort. Porté par des acteurs en état de grâce. L’éclatement narratif fonctionne parfaitement. Très intéressant.
18/03/2005
Comment faire tenir toute l’histoire en 5 minutes, génériques inclus ?
Je vais devoir troquer ma casquette de monteur contre un tablier de boucher, découper à la scie sauteuse, mutiler sauvagement, l’amputer de son rythme initial, comme je l’avais fait pour « The Box » afin de l’envoyer aux Claps d’Or 2005.
J’ai alors l’idée d’avoir recours aux split screens.
L’objectif est d’insérer les champs contre champs, plans de coupe, en même temps à l’écran afin de gagner de précieuses secondes sur la durée totale du court, tout en évitant de supprimer trop de plans. En même temps, le split screen n’est peut-être pas une si bonne idée dans le cadre d’un concours Orange censé promouvoir des téléphones portables de 3e génération, dont les écrans ne doivent guère dépasser les 4 ou 5 centimètres carrés.
« Dis Jacky, tu les visualises bien mes images splittées sur ton écran de 3 centimètres sur 2 ? ». - « Attends, je cherche la loupe …»
19/03/2005
Un épais brouillard s’est abattu durant la nuit : le tournage du matin est annulé.
Je passe à « L’atelier Végétal » -
[ Séquence Pub : L'atelier végétal, 3 r Abbesses 75018 PARIS, 01 42 55 75 42, vaste de choix de très belles fleurs et accueil très sympa ] -
récupérer le bouquet de roses qu’ils nous donnent pour les besoins du film. Les roses sont magnifiques (photo), larges, belles, d’un rouge très profond avec un moirage foncé.
Le soleil réapparaît vers 11h.
Nous tournons l’après midi en équipe réduite, avec Vincent et Mickaël.
La lumière est très belle et la température quasi estivale.
Difficile d’imaginer que nous tournions par –5°C deux semaines plus tôt.
Nous tournons quelques plans additionnels de poursuite. J'essaye des prises "caméra à l'épaule", en courant derrière Vincent.
De mon côté, j’ai l’impression d’avoir enfin trouvé « LES » bons réglages de mon steady cam. Les plans tournés à pieds sont grosso modo aussi fluides que les plans en chaise roulante.
Avec une effronterie inqualifiable, Vincent singe sans vergogne la gestuelle pédagogique du pauvre réalisateur.
Célia n’est dispo qu’à 16h30, nous commençons à tourner à 17h.
Mon objectif du jour : Garder le plan de tournage à portée de main, rester efficace. Célia est toujours aussi fraîche et motivée, malgré le peu de scènes qu’elle a à jouer pour l’instant.
Vincent apporte des idées réellement intéressantes dans la caractérisation des différents personnages qu’il joue. Il donne littéralement vie à « Rémi romantique » qui n’était initialement qu’un type propre sur lui, avec un bouquet de fleurs à la main.
A 18h45, la luminosité n’est pas assez forte pour continuer.
En moins de deux heures, une quinzaine de plans sont dans la boîte.
Bilan : Pas si mal.
Mater un film cochon sur un viseur de camescope, c'est nettement moins confortable que sur un écran de télévision.
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